L’administration fis­cale a délivré sa déci­sion sur l’application de la TVA aux activ­ités de médecine et chirurgie esthé­tique par une pré­ci­sion admin­is­tra­tive du 27 sep­tem­bre 2012 :

les actes de médecine et de chirurgie à visée esthé­tique non rem­boursés par la sécu­rité sociale
ne peu­vent béné­fici­er de l’ex­onéra­tion de TVA.

Cette doc­trine est applic­a­ble à compter du 1er octo­bre 2012.

Pour rap­pel l’application de la TVA aux actes de médecine et chirurgie esthé­tique avait été sus­pendue dans l’attente des con­clu­sions du groupe de tra­vail piloté par la Direc­tion de la lég­is­la­tion fis­cale, avec les organ­i­sa­tions représen­ta­tives du secteur de la san­té.

En effet, par un rescrit du 10 avril dernier la Direc­tion de la Lég­is­la­tion Fis­cale était venue pré­cis­er pour la pre­mière fois que les actes des médecins esthé­tiques et des chirurgiens esthé­tiques ne seraient pas exonérés de TVA s’ils ne devaient pas pour­suiv­re un but thérapeu­tique.

Pré­ci­sion étant faite que peu­vent être con­sid­érés comme pour­suiv­ant une final­ité thérapeu­tique les actes pris en charge totale­ment ou par­tielle­ment par l’As­sur­ance mal­adie, c’est à dire notam­ment les actes de chirurgie répara­trice et cer­tains actes de chirurgie esthé­tique jus­ti­fiés par un risque pour la san­té du patient ou liés à la recon­nais­sance d’un grave préju­dice psy­chologique ou social.

La mis­sion prin­ci­pale du groupe de tra­vail a été de dis­cuter de la valid­ité de ce critère de « rem­bourse­ment sécu » pour déter­min­er le car­ac­tère thérapeu­tique de l’acte médi­cal.

Dans sa déci­sion du 27 sep­tem­bre 2012 mod­i­fi­ant le Bul­letin Offi­ciel des Finances Publiques-Impôts l’administration fis­cale con­firme l’application de la TVA sur la base de ce critère.

Aus­si, les actes de médecine et de chirurgie à visée esthé­tique non rem­boursés par la sécu­rité sociale ne peu­vent béné­fici­er de l’ex­onéra­tion de TVA rel­a­tive aux presta­tions de soins ren­dues aux per­son­nes.

Une tax­a­tion à taux plein est applic­a­ble aux actes non rem­boursés par l’assurance mal­adie pra­tiqués par les médecins.

Cette déci­sion n’est pas rétroac­tive. Aucun rap­pel ou aucune resti­tu­tion de TVA ne seront exigés pour les actes effec­tués antérieure­ment au 1erocto­bre 2012.

La TVA est donc applic­a­ble à compter du 1er octo­bre 2012.

Les con­séquences de cette déci­sion pour les étab­lisse­ments de san­té n’ont fait l’objet d’aucune posi­tion écrite de la part de l’administration fis­cale.

On con­state que la doc­trine offi­cielle de l’administration pub­liée au récent Bul­letin Offi­ciel des Finances Publiques-Impôts (date de pub­li­ca­tion : 12/09/2012) n’a fait l’objet d’aucune mod­i­fi­ca­tion. Les pra­tiques restent donc inchangées pour les étab­lisse­ments.

Vous trou­verez en télécharge­ment cette déci­sion et pour rap­pel le rescrit du 10 avril 2012.

Fati­ha ATOUF (fatiha.atouf.mco@fhp.fr) est à votre dis­po­si­tion pour tout ren­seigne­ment com­plé­men­taire.

Restant à votre écoute,

Thier­ry BECHU
Délégué général du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

À télécharg­er :
— Rescrit N° 2012/25 (TCA) du 10 avril 2012
— Déci­sion du 27 sep­tem­bre 2012