La FHP-MCO, fédéra­tion des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), appuie les recom­man­da­tions de la CNAMTS pour dégager 2,2 mil­liards d’eu­ros d’é­conomies dans le pro­jet de loi de finance­ment de la sécu­rité sociale (PLFSS) pour 2013.

Les mesures pro­posées pour tenir l’ob­jec­tif nation­al de dépens­es d’as­sur­ance mal­adie (Ondam) visent à enclencher une dynamique d’évo­lu­tion de l’or­gan­i­sa­tion et des coûts, devant per­me­t­tre à terme de réalis­er des gains d’ef­fi­cience et d’amélior­er la qual­ité des soins. La per­pé­tu­a­tion des déficits de l’as­sur­ance mal­adie aug­mente la dette sociale et, au final, ne fera qu’alour­dir la fac­ture de la san­té des Français. Il faut y met­tre fin”, affirme Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO, qui regroupe quelque 600 étab­lisse­ments MCO.

La FHP-MCO se félicite qu’un des axes forts des 35 mesures pro­posées par la CNAMTS con­siste à sor­tir de l’hos­pi­ta­lo-cen­trisme, notam­ment en sou­tenant le développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire et de la télémédecine.

Il faut sor­tir les patients de l’hôpi­tal quand on le peut mais pas n’im­porte com­ment. Pour cela, il faut organ­is­er et struc­tur­er l’aval. Cepen­dant, les cen­tres de chirurgie ambu­la­toire doivent restés des étab­lisse­ments de san­té : il ne saurait y avoir de chirurgie à deux niveaux de sécu­rité”, souligne cepen­dant Lamine Ghar­bi. “Par ailleurs, il faut pour­suiv­re les tar­ifs inci­tat­ifs en y impli­quant les prati­ciens libéraux”.

La Fédéra­tion de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée-MCO est égale­ment favor­able à des recom­man­da­tions de bon usage par­tic­i­pant ain­si à la per­ti­nence des soins, ain­si qu’à la mise en place d’opéra­tions de préven­tion. “Nous sommes dis­posés à y par­ticiper active­ment”, affirme Lamine Ghar­bi.

Nous souhaitons égale­ment une trans­parence et une équité des pra­tiques tar­i­faires. Les règles de fac­tura­tion doivent être iden­tiques (cas des patients rel­e­vant des AME, tick­et mod­éra­teur, etc.) et les dota­tions de type MIGAC doivent faire l’objet d’une jus­ti­fi­ca­tion au pre­mier euro”, déclare Thier­ry Béchu, délégué général de la FHP-MCO.

Pour autant, la FHP-MCO regrette que la CNAMTS ait choisi de se priv­er d’une source d’é­conomies impor­tante via la con­ver­gence tar­i­faire qui, à elle seule, per­me­t­trait de réalis­er 7 mil­liards d’eu­ros d’é­conomies par an, soit l’équiv­a­lent du déficit actuel de l’as­sur­ance mal­adie. “Ce recul est d’au­tant plus regret­table que la mis­sion de l’In­spec­tion générale des Affaires sociales et de l’In­spec­tion générale des Finances vient de soulign­er dans son rap­port tout l’in­térêt de pour­suiv­re des gains d’ef­fi­cience via cette piste. Surtout, la sit­u­a­tion actuelle aboutit à une iniq­ui­té injus­ti­fi­able entre étab­lisse­ments qui se voient allouer des moyens dif­férents à patholo­gie iden­tique”, con­clut Lamine Ghar­bi.