La FHP-MCO, fédéra­tion des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), se félicite du rap­port de la mis­sion de l’In­spec­tion générale des Affaires sociales (IGAS) et de l’In­spec­tion générale des Finances (IGF), qui souligne l’in­térêt de pour­suiv­re la con­ver­gence des tar­ifs entre les secteurs hos­pi­tal­iers pub­lic et privé.

« Le rap­port de l’I­GAS rap­pelle l’in­térêt de pour­suiv­re la con­ver­gence tar­i­faire, si l’on veut maîtris­er les dépens­es de san­té dans un con­texte de finances publiques dégradé. Non seule­ment c’est une mesure d’équité élé­men­taire entre étab­lisse­ments, c’est aus­si une garantie pour le patient d’une même qual­ité de prise en charge pour une patholo­gie iden­tique. Or, aujour­d’hui, pour une même presta­tion de soins, les tar­ifs que verse la Sécu­rité sociale aux clin­iques sont de 22% inférieurs en moyenne à ceux des hôpi­taux publics. Rien ne jus­ti­fie un tel écart », affirme Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO, qui regroupe quelque 600 clin­iques et hôpi­taux privés MCO.

Sur l’ensem­ble des 2.300 tar­ifs (ou GHS), cet écart équiv­aut à une économie pos­si­ble de 7 mil­liards d’eu­ros par an. « Ces 7 mil­liards d’eu­ros pour­raient être réaf­fec­tés utile­ment au finance­ment de vrais besoins de san­té de nos conci­toyens et à la reval­ori­sa­tion des tar­ifs des pro­fes­sion­nels de san­té, ce qui acces­soire­ment per­me­t­trait de régler le prob­lème des dépasse­ments d’hono­raires et de l’ac­cès aux soins », ajoute Lamine Ghar­bi.

La pour­suite de la con­ver­gence tar­i­faire est citée dans un ensem­ble de mesures pro­posées par le rap­port de la mis­sion IGAS/IGF (« Propo­si­tions pour la maîtrise des dépens­es de san­té 2013–2017 ») pour réalis­er un « effort d’é­conomie de 2,8 mil­liards par an, d’i­ci à 2017 », soit 10 à 14 mil­liards d’eu­ros d’é­conomies sur cinq ans.

La mis­sion « rap­pelle l’intérêt d’une recherche, à terme, d’une con­ver­gence tar­i­faire dite inter­sec­to­rielle, rejoignant en cela la CNAMTS qui a forte­ment plaidé pour une telle démarche en soulig­nant notam­ment ‘l’iniquité entre patients qui se voient allouer par l’assurance mal­adie des moyens dif­férents à patholo­gie iden­tique’ et les ‘inco­hérences de prise en charge par la col­lec­tiv­ité’ ».