La loi « Hôpi­tal, patients, san­té et ter­ri­toires » (HPST) de  2009, a don­né la pos­si­bil­ité aux clin­iques privées d’accueillir des internes. Grâce à un décret d’application atten­du par tous, une cinquan­taine d’internes ont ain­si choisi en novem­bre dernier une clin­ique pour achev­er leur cur­sus. Retour sur cette petite révo­lu­tion avec François Petit­Pierre, Prési­dent de l’ISNIH.

 

 

Une cinquan­taine d’internes…

Env­i­ron 450 équipes médi­cales du privé ont souhaité saisir l’opportunité, inscrite dans la loi HPST de 2009 réfor­mant l’hôpital, d’accueillir quelques-uns des 20 000 internes (dont 7 200 en pre­mière année). Une cinquan­taine d’internes a ain­si fait son entrée au début du mois de novem­bre 2011 dans les étab­lisse­ments d’hospitalisation privée.

C’est à Bor­deaux, Mont­pel­li­er et Cler­mont-Fer­rand que le nom­bre d’internes en clin­ique a été par­ti­c­ulière­ment élevé. Une dis­par­ité qui pourait être due à l’engagement local des ARS .

Dans cer­taines régions, il y a eu beau­coup d’agréments délivrés pour peu de postes à pour­voir.

Un bilan plutôt posi­tif

Même si le bilan n’est pas encore défini­tif, les pre­miers retours des internes qui ont fait leur entrée dans les clin­iques sem­blent plutôt posi­tifs. L’ISNIH a lancé une enquête ville par ville afin d’organiser les remon­tées d’informations et pou­voir établir un bilan exhaus­tif, sous peu.

François Petit­Pierre, Prési­dent de l’ISNIH, se dit « heureux » de cette pos­si­bil­ité offerte aux internes mais reste « vig­i­lant » à toute dérives. Pour lui, « il n’est pas ques­tion que les internes soient des emplois cachés, non rémunérés  mais en rem­place­ment des médecins en vacances ou non rem­placés. On espère que l’émulation pub­lic-privé servi­ra à tir­er vers le hauts cer­tains stages ».
L’arrivée des internes dans les clin­iques est, selon lui, la « ren­con­tre de deux mon­des ».

A not­er que l’ISNIH organ­is­era un con­grès en sep­tem­bre 2012 sur le thème « L’ouverture au privé : un défi pour le pub­lic ».

Un cadre priv­ilégié

Ce nou­v­el envi­ron­nement présente un avan­tage puisque dans cer­taines régions, cer­tains actes tech­niques spé­ci­fiques ne sont pas pra­tiqués dans le pub­lic. Et pour cer­taines chirur­gies, comme celle de la main, où il y a encore peu de ter­rains de stage dans le pub­lic.

Un avan­tage non nég­lige­able pour la car­rière de cer­tains internes qui souhait­ent se spé­cialis­er dans cer­taines chirur­gies encore peu présentes dans le pub­lic.

« Dans un con­texte où les lieux de stages sont sat­urés, c’est un bon moyen de for­mer des internes con­ven­able­ment », con­clut François Petit­Pierre.