L’Alle­magne fait la fière avec une sécu­rité sociale béné­fi­ci­aire de presque 20 mil­liards d’eu­ros. Ca agace beau­coup mais laisse rêveur : c’est donc pos­si­ble ! Au prix de réformes du sys­tème, d’ef­forts des citoyens et des pro­fes­sion­nels de san­té et de hausse des coti­sa­tions. Nous ne saurons pas dans 20 ans si les Alle­mands auront été en meilleure san­té que les Français. Nous préférons dans l’hexa­gone défendre le secteur pub­lic (voir notre récent com­mu­niqué de presse), qui n’a de pub­lic que le nom. Le savez-vous ? En 2010, la Caisse des dépôts et consigna­tions renonçait à financer le déficit de la sécu­rité sociale, relayée par la CADES qui se doit d’emprunter sur les marchés financiers. Des CHU aux mains de fonds de pen­sion ? Un rac­cour­ci certes rapi­de, mais une ironie de l’his­toire tout de même !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Retour en images et en phras­es chocs, sur la 3ème édi­tion du col­loqueMan­ag­er une clin­ique, un dynamisme au fémininle 8 mars dernier.
Ce n’est pas parce que le corps médi­cal se féminise que la qual­ité va baiss­er” ! entendait-on au cours de la pre­mière table ronde. “Il faut arrêter de voir la femme comme un prob­lème ! On sait tout faire mais on n’est pas des poulpes !” s’emportait notre cham­pi­onne olympique, relayée par son excep­tion­nelle col­lègue cham­pi­onne du monde de boxe et médecin aux urgences. “Les réseaux féminins ne sont légitimes que si les femmes sont force de propo­si­tion méti­er” déclarait Véronique Morali. Pro­pos­er avec force, c’est ce que les 14 admin­is­tra­tri­ces de la FHP-MCO, entre “planch­er col­lant” et “pla­fond de verre” s’emploient à faire…
Vis­i­bil­ité sur la cam­pagne
La con­ver­gence ciblée pub­lic / privé est con­fir­mée à hau­teur de 100 mil­lions d’eu­ros en 2012 sur 425 GHS, dont 30 mil­lions sur des activ­ités jusqu’à présent préservées (béné­fi­ciant de 300 mil­lions d’eu­ros de sur­fi­nance­ment). La baisse des tar­ifs publics après con­ver­gence, s’élève à 0,21%. L’évo­lu­tion ten­dan­cielle des charges des étab­lisse­ments publics et privés a été éval­uée à +3,2% …. L’hy­pothèse d’aug­men­ta­tion en vol­ume de l’ac­tiv­ité a été fixée à 2,4%. Les tar­ifs de l’ob­stétrique ont pro­gressé pour tous de 0,5%. En con­séquence, il est demandé cette année encore un effort de “pro­duc­tiv­ité” de 450 mil­lions d’eu­ros, dont 150 mil­lions dans le cadre de l’amélio­ra­tion de la per­for­mance hos­pi­tal­ière, 145 mil­lions sur la ratio­nal­i­sa­tion des achats, 100 mil­lions sur la con­ver­gence pour le secteur pub­lic, 30 mil­lions sur les listes des médica­ments et dis­posi­tifs médi­caux financés en sus des presta­tions d’hos­pi­tal­i­sa­tion et 25 mil­lions dans le cadre de la lutte con­tre la fraude. Pour­tant, en 2011 … cer­tains ont été vertueux et d’autres pas… Étab­lisse­ments Ex DGF : + 271 mil­lions d’euros de dépasse­ment et d’autres étab­lisse­ments Ex OQN : — 85 mil­lions d’euros de sous exé­cu­tion…

Recrute­ment…


Selon l’URPS et l’ARS de Bour­gogne, près de la moitié des 169 internes dijon­nais inter­rogés déclare vouloir s’installer en libéral, essen­tielle­ment en cab­i­net de groupe, et 20 % d’entre eux opteraient pour l’exercice mixte.Cam­pagne sur les métiers de la san­té
Le min­istère du tra­vail lance une cam­pagne nationale de val­ori­sa­tion des métiers de la san­té et vise en par­ti­c­uli­er les jeunes : “La san­té c’est 200 métiers et autant de façons de voir son avenir”. Objec­tifs : diver­sité des pos­si­bil­ités de car­rière et la var­iété des modes d’ex­er­ci­ce (hos­pi­tal­ier, libéral, mixte..). Ces métiers représen­tent actuelle­ment 6,58% de la pop­u­la­tion active (1,87 mil­lion de pro­fes­sion­nels). De 2005 à 2010, les effec­tifs des pro­fes­sion­nels de san­té ont aug­men­té cinq fois plus vite que la pop­u­la­tion française.

L’eau, un bien pré­cieux
Le CHU de Lille a mis en place en 2003 un sys­tème de sur­veil­lance en temps réel de ses con­som­ma­tions et fuites d’eau. Aujour­d’hui : 166 000 euros de moins sur la fac­ture qui s’él­e­vait à 784 000 euros en 2005. Mieux : répar­er 3 fuites d’eau a per­mis d’é­conomiser 43 000 euros ! Pour ses 3 000 patients, l’hôpi­tal con­somme 705 litres par jour et par lit, soit trois fois plus qu’un par­ti­c­uli­er. Une fac­ture qui a aug­men­té en moyenne pour le secteur de 25%.

Prochain pal­marès des hôpi­taux et clin­iques : à sor­tir dans le Figaro de ce week end !