La com­mande passée à tous par notre gou­verne­ment, réduire les déficits publics, stim­uler la crois­sance et la com­péti­tiv­ité de notre pays, est reçue cinq sur cinq. Avec une prise en charge de 8 mil­lions de patients pour un coût inférieur de 22%, nous con­tribuons large­ment et depuis longtemps à une san­té économe et dynamique. Nous prenons plus que jamais cette exhor­ta­tion gou­verne­men­tale au sérieux et pro­posons (présen­té en con­férence de presse ce matin, cf pho­to), la mise sous tutelle des hôpi­taux publics en déficit depuis cinq années con­séc­u­tives et si besoin la ces­sion de leur ges­tion à des opéra­teurs privés. La Suède, la Grande-Bre­tagne l’ont déjà fait avant nous ou encore l’Alle­magne dont même un CHU est sous ges­tion privée. L’hôpital pub­lic est plongé dans une cul­ture du déficit et fait porter la dette sociale aux citoyens sans s’interroger sur son fonc­tion­nement. Alors, qui d’en­tre nous a réelle­ment le souci d’être au ser­vice du pub­lic ?
(à télécharg­er : Plate­forme « Sor­tir des déficits, pré­par­er l’avenir »)

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Con­férence de presse ce matin, 26 jan­vi­er 2012
Une autre vision de l’équité !
En cas de nou­veau gel des MIGAC, la FHF prévient quelle sera « intran­sigeante » à ce que les deux secteurs, pub­lic et privé, soient « équitable­ment » mis à con­tri­bu­tion, et pro­pose, « qu’à côté des ponc­tions sur l’en­veloppe MIGAC, un prélève­ment tem­po­raire équiv­a­lent soit opéré sur l’en­veloppe tar­i­faire privée dès le début de l’ex­er­ci­ce » pour être « bien enten­du » dégelé dans les mêmes con­di­tions que le dégel des crédits MIGAC. La FHF demande par ailleurs la con­ver­gence sur trois activ­ités pour lesquelles les tar­ifs du privé dépassent ceux du pub­lic : car­di­olo­gie inter­ven­tion­nelle, endo­scopie diges­tive et inter­ven­tions sur le cristallin et chiffre l’é­conomie à 252 mil­lions d’eu­ros.

Le secteur option­nel : les lignes bougent
L’assurance-maladie, les syn­di­cats de médecins libéraux et les com­plé­men­taires san­té ont repris leurs négo­ci­a­tions sur le secteur option­nel. La CNAM est prête à relever tem­po­raire­ment les tar­ifs oppos­ables des chirurgiens et obstétriciens de secteur I (pas les anesthé­sistes). Mais elle réclame de pou­voir sanc­tion­ner directe­ment les dépasse­ments abusifs en secteur II. L’UNOCAM exige une garantie lég­isla­tive pour préserv­er la lib­erté con­tractuelle des organ­ismes com­plé­men­taires.

Calme jusqu’à l’été
« Le moment des grandes lois dans le domaine de la san­té sera plus l’en­jeu de la prochaine lég­is­la­ture », en dehors des textes qui vont être dis­cutés avant comme celui sur les prati­ciens étrangers ou celui sur la biolo­gie médi­cale, a expliqué Xavier Bertrand. Il compte toute­fois jeter « les bases » d’une nou­velle loi sur les droits des patients. « Dix ans après la loi Kouch­n­er, c’est un impératif », a‑t-il souligné.

Des pre­miers engage­ments…
François Hol­lande a promis un « encadrement » des dépasse­ments d’hono­raires des médecins libéraux, un com­bat con­tre les déserts médi­caux et une réforme du sys­tème de tar­i­fi­ca­tion des hôpi­taux. Il a indiqué qu’afin de « con­forter » l’hôpi­tal « dans ses tâch­es et dans ses mis­sions », un «nou­veau sys­tème de tar­i­fi­ca­tion » sera mis en place, faisant «la part entre l’ac­tiv­ité et le ser­vice pub­lic ». S’il est élu, il ouvri­ra son quin­quen­nat sur « des réformes de struc­ture », pour traiter notam­ment « la décen­tral­i­sa­tion » ain­si que « les urgences » et « la san­té » dans un objec­tif « d’é­gal­ité ».
« Pas­sons d’une logique de soins à une logique de san­té », réclame Eva Joly. Pri­or­ités des écol­o­gistes : l’investissement mas­sif sur la préven­tion et la lutte con­tre « les mal­adies du mode de vie ». Dès 2012, en cas de vic­toire, plus de 4 mil­liards d’euros sup­plé­men­taires seraient injec­tés pour créer les con­di­tions du « cer­cle vertueux » de la préven­tion. « Plus notre sys­tème tarde à inter­venir, plus le coût de la san­té pèse sur les finances », a‑t-elle expliqué.

Davan­tage de trans­parence
La loi du 29 décem­bre 2011 rel­a­tive au ren­force­ment de la sécu­rité san­i­taire du médica­ment et des pro­duits de san­té prévoit notam­ment que les entre­pris­es phar­ma­ceu­tiques ont l’oblig­a­tion de ren­dre publics les avan­tages et rémunéra­tions qu’elles versent aux acteurs du champ des pro­duits de san­té, à compter du 1er jan­vi­er 2012. Le Con­seil nation­al de l’or­dre des médecins (Cnom) est tech­nique­ment prêt à pub­li­er l’in­té­gral­ité des con­trats passés entre les médecins et les indus­triels des pro­duits de san­té.

Le gou­verne­ment à la ren­con­tre de l’in­dus­trie
Pas moins de 5 min­istres étaient présents hier à la cinquième réu­nion du Con­seil stratégique des indus­tries de san­té (Csis). Au pro­gramme : tourn­er la page du Médi­a­tor, ren­forcer la recherche parte­nar­i­ale, struc­tur­er la fil­ière des indus­tries de san­té, faire face à la glob­al­i­sa­tion.