Doc­teur Roland Jaeger est gyné­co­logue obstétricien à l’Hôpital Privé Nord Parisien, à Sar­celles sur son tra­vail de prési­dent de CME.



Com­ment êtes-vous devenu prési­dent de CME ? 

Je suis prati­cien dans cette clin­ique depuis près de 30 ans, et prési­dent de CME depuis 9 ans. C’est une fonc­tion extrême­ment prenante. Et l’évolution de la masse d’information à gér­er est expo­nen­tielle ! A mon avis, débuter aujourd’hui est plus dif­fi­cile qu’il y a dix ans, avec les accrédi­ta­tions tous les trois ans et les critères à respecter qui vont en crois­sant. Il faut bien con­naître les rouages, et ce n’est pas si facile de trou­ver des prati­ciens libéraux qui acceptent de pren­dre plusieurs heures sur leurs semaines de tra­vail pour une fonc­tion bénév­ole ! Mais ce qu’il y a de bien, c’est qu’au fil des réu­nions, on apprend finale­ment beau­coup de choses.

Com­ment se passe le CME de votre étab­lisse­ment ? 
J’ai la chance de tra­vailler dans un étab­lisse­ment où l’entente entre les prati­ciens et la direc­tion est excep­tion­nelle. Dans cer­tains hôpi­taux, c’est le com­bat per­ma­nent ! Ici, même si j’ai par­fois la sen­sa­tion d’être un peu pris en tenaille, l’entente reste excel­lente. Je trou­ve impor­tant que les médecins soient mieux for­més au domaine juridique. Un min­i­mum de for­ma­tion extra médi­cale est essen­tiel.

Quelle est votre actu­al­ité ?

Nous sommes en péri­ode d’ac­crédi­ta­tion. Nous allons essay­er de faire pass­er la moti­va­tion à tout le per­son­nel. A mon avis, le plus gros chal­lenge est la trans­mis­sion d’information entre tous. Savoir exacte­ment ce que l’on fait est la base et pour­tant, ce n’est pas tou­jours bien partagé. Nous avons encore du tra­vail !