(com­mu­niqué de presse)

La FHP-MCO, fédéra­tion des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie, obstétrique, se félicite de l’échec au Sénat d’un amende­ment prévoy­ant la sup­pres­sion du proces­sus de con­ver­gence tar­i­faire.

Cet amende­ment du rap­por­teur social­iste de la Com­mis­sion des Affaires sociales, le séna­teur Yves Daudigny,  a été déclaré irrecev­able par la Com­mis­sion des Finances. Celle-ci a con­sid­éré qu’il aggra­vait les charges publiques: en effet, la con­ver­gence des tar­ifs des secteurs hos­pi­tal­ier du pub­lic vers le privé est un proces­sus de diminu­tion des tar­ifs et donc entraîne une diminu­tion de charges publiques.

« La con­ver­gence tar­i­faire est une mesure d’équité élé­men­taire pour met­tre un terme à la dis­crim­i­na­tion dont sont vic­times les clin­iques et hôpi­taux privés, dont les tar­ifs de rem­bourse­ment par la Sécu­rité sociale sont de 22% inférieurs à ceux de l’hôpital pub­lic. Quand, de plus, on con­naît l’état des finances publiques et l’explosion de la dette sociale, on ne peut que se réjouir de l’échec de telles ten­ta­tives irre­spon­s­ables au regard de la grave crise grave que tra­verse le pays », déclare Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO, qui regroupe quelque 600 clin­iques et hôpi­taux privés.

« La Cour des Comptes estime à 7 mil­liards d’euros annuels le mon­tant des économies réal­is­ables à l’hôpital pub­lic par la mise en œuvre de la con­ver­gence des tar­ifs public/privé. Il est grand temps de s’attaquer aux dépens­es en ratio­nal­isant et en restruc­turant les hôpi­taux publics pour met­tre fin aux dys­fonc­tion­nements et au gaspillage des ressources », pour­suit le prési­dent de la FHP-MCO.

Le Pro­jet de loi de finance­ment de la Sécu­rité sociale (PLFSS) pour 2012 prévoit de réalis­er 100 mil­lions d’euros d’économies au titre de la con­ver­gence tar­i­faire, alors que celle-ci doit être achevée en 2018. « C’est net­te­ment insuff­isant. Il faudrait être sur un objec­tif annuel d’un mil­liard par an d’économies pour espér­er la voir réal­isée en 2018. Sinon, au rythme actuel, elle ne sera pas achevée avant la fin du siè­cle », rap­pelle Lamine Ghar­bi.

Actuelle­ment, pour une même presta­tion de soin (par exem­ple une la pose d’une pro­thèse de la hanche ou une césari­enne), la Sécu­rité sociale rem­bourse à une clin­ique 22% de moins en moyenne qu’à un hôpi­tal pub­lic ([1]), sans qu’aucune étude objec­tive de coût ne puisse jus­ti­fi­er les raisons d’un tel sur­coût des tar­ifs du secteur pub­lic.

Pour le PLFSS 2012, la FHP-MCO demande que la con­ver­gence tar­i­faire soit pour­suiv­ie et ampli­fiée afin de pro­duire au moins 250 mil­lions d’euros d’économies. Ensuite, que les économies ain­si réal­isées se traduisent par une reval­ori­sa­tion des tar­ifs de 1,2%, avec une pri­or­ité don­née aux tar­ifs aujourd’hui inférieurs aux coûts de pro­duc­tion.

La FHP-MCO con­tin­ue de réclamer un grand plan de per­for­mance à l’hôpital qui vise à une plus grande effi­cience du secteur hos­pi­tal­ier pub­lic.


([1]) Rap­port 2011 au Par­lement sur la con­ver­gence tar­i­faire, min­istère de la San­té