La journée de sen­si­bil­i­sa­tion au développe­ment durable en san­té (prévue ini­tiale­ment ce jour et reportée au 12 décem­bre) est une bonne occa­sion de rap­pel­er l’implication des étab­lisse­ments de san­té privés dans des démarch­es éco-respon­s­ables et durables.

En France, le secteur de la san­té représente env­i­ron 11%* de la con­som­ma­tion totale d’énergie du ter­ti­aire. De ce fait, économies d’eau et d’énergie, éco-con­struc­tion, réduc­tion de l’empreinte envi­ron­nemen­tale, ges­tion des déchets, qual­ité de l’air intérieur… sont autant de préoc­cu­pa­tions impor­tantes et incon­tourn­ables dans la ges­tion d’un étab­lisse­ment de san­té, comme le rap­pelait il y a quelques mois Lamine Ghar­bi, Prési­dent de la FHP MCO.

En 2009, la FHP MCO a rejoint le Comité pour le Développe­ment Durable en San­té (C2ds) au côté, notam­ment, de la FHP, la FHF et la Fehap. Ce comité est à l’origine d’un code de déon­tolo­gie com­prenant près de 20 engage­ments à l’usage des dirigeants d’étab­lisse­ment de san­té, d’étab­lisse­ments médi­co-soci­aux et d’EH­PAD. Ce cadre nous oblige à penser notre activ­ité dif­férem­ment en matière de respon­s­abil­ités envers le patient, l’établissement, la pro­fes­sion, l’environnement et la société. En somme, à être… respon­s­able !

Par ailleurs, en ter­mes de lég­is­la­tion, le Plan hôpi­tal 2012 impose la « qual­ité envi­ron­nemen­tale » et « la com­pat­i­bil­ité avec l’objectif de développe­ment durable » par­mi les critères de choix des pro­jets immo­biliers ; et le deux­ième Plan Nation­al San­té Envi­ron­nement pour la péri­ode 2009–2013 prévoit de pren­dre des mesures visant à « réduire les expo­si­tions respon­s­ables de patholo­gies à fort impact sur la san­té » dans les espaces publics comme dans les bâti­ments – et donc dans les étab­lisse­ments de san­té.
Cette impli­ca­tion dans des ini­tia­tives éco-respon­s­ables et durables est con­fir­mée par la sig­na­ture d’une con­ven­tion en mars 2011 entre la FHP, le Min­istère de la San­té, le Min­istère du Développe­ment durable et l’ADEME « por­tant engage­ments mutuels dans le cadre du Grenelle de l’Environnement ».

Olivi­er Toma, prési­dent du C2ds, rap­pelle que « le développe­ment durable est avant tout un levi­er social. Il per­met aux salariés d’appliquer sur leur lieu de tra­vail ce que beau­coup font déjà chez eux » ; mais cela demande aus­si « des moyens et impose une grande vig­i­lance sur la dura­bil­ité économique ». Nous nous atta­chons donc à met­tre en œuvre des pro­jets viables dans le temps tels que ceux récom­pen­sés lors du 2è con­grès « Man­ag­er le Développe­ment Durable en étab­lisse­ment de san­té » en avril 2011. Plusieurs étab­lisse­ments privés sont au pal­marès :
‑la Clin­ique Saint-Roch à Cam­brai pour la for­ma­tion des per­son­nels soignants aux ini­tia­tives éco-respon­s­ables mis­es en place ;
‑la Clin­ique de Turin à Paris pour ses ini­tia­tives en matière d’innovation sociale, d’achats respon­s­ables et d’optimisation des éner­gies ;
‑le Cen­tre Lutte con­tre le can­cer Alex­is Vautrin à Vandœu­vre-lès-Nan­cy pour le tri des déchets…

Et vous ? Quelles sont les ini­tia­tives pris­es par votre étab­lisse­ment de san­té ?

*(chiffres du ser­vice d’Observation et des Sta­tis­tiques du Com­mis­sari­at général au développe­ment durable du min­istère chargé de l’en­vi­ron­nement – 2007)