L’observatoire économique et financier des Clin­iques et hôpi­taux privés MCO a présen­té ses résul­tats 2010 en octo­bre 2011.

L’enquête menée auprès de 109 étab­lisse­ments sur l’ensemble du ter­ri­toire (soit 17% des étab­lisse­ments de san­té privés) s’est con­cen­trée sur cinq sources d’information :

  • Un ques­tion­naire
  • Les liasses fis­cales et les bal­ances détail­lées
  • Les fichiers PMSI
  • Le chiffre d’affaires retraité
  • Les charges retraitées.

Les résul­tats indiquent que le CA glob­al des étab­lisse­ments de san­té privés MCO a évolué de 1,7% en 2010 par rap­port à 2009. Les ventes directes aux malades stag­nent, près de 90% d’entre elles con­sis­tent en la vente de cham­bres par­ti­c­ulières qui représen­tent env­i­ron 4% du CA.
Les prin­ci­paux postes de charges sont les frais du per­son­nel (env­i­ron 53,6%) et les achats médi­caux (22,1%).
88,8% du CA sont générés par l’assurance mal­adie. Il reste cepen­dant inférieur au total des charges engagées (93,6%), créant un déséquili­bre impor­tant.

Entre 2005 et 2010, on note une dégra­da­tion con­tin­ue des indi­ca­teurs financiers (CA, Excé­dent Brut d’Exploitation et Résul­tat Net). Le nom­bre d’établissements en déficit, lui, ne cesse d’augmenter atteignant 43% en 2010 con­tre 22% en 2006 !
L’évolution des charges struc­turelles des étab­lisse­ments, à activ­ité con­stante, prévue pour 2012 étant de 3,22% (et même 3,76% en prenant en compte l’impact de l’accord salar­i­al LMD pour les infir­mières), le secteur est donc con­damné à faire des gains de pro­duc­tiv­ité, tout en étant soumis à un finance­ment dis­crim­i­na­toire.

On comp­tait 1014 étab­lisse­ments MCO en 1992, il en reste aujourd’hui 570. La pro­fes­sion doit donc trou­ver les moyens de se restruc­tur­er pour sub­sis­ter, en s’organisant et en devançant les évo­lu­tions, notam­ment à tra­vers le développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire. Cela implique une nou­velle con­cep­tion des dif­férents espaces d’un étab­lisse­ment de san­té (plateau tech­nique inter­ven­tion­nel, plateau de con­sul­ta­tions et plateau d’urgences) tout en maîtrisant le bénéfice/risque induit par ce nou­v­el envi­ron­nement.

Le paiement à la per­for­mance est aus­si une piste à explor­er en attribuant par exem­ple des bonus de ressources aux étab­lisse­ments un peu en avance, en assur­ant un sys­tème de finance­ment inci­tatif au lieu d’un sys­tème reposant sur les sanc­tions, et en dévelop­pant une véri­ta­ble poli­tique de com­para­i­son des indi­ca­teurs ser­vant à allouer les ressources.

L’Observatoire qui a établi ce rap­port existe depuis 20 ans et a pro­duit l’é­tude la plus appro­fondie du secteur. Par ailleurs CTC Con­seil four­nit des presta­tions de con­seil aux étab­lisse­ments qui con­stituent 95% de son activ­ité. Ces mis­sions visent à une meilleure effi­cience médi­co-économique par une opti­mi­sa­tion des recettes et une réduc­tion des charges d’ex­ploita­tion.