(com­mu­niqué de presse)

Lamine Ghar­bi a été réélu à la tête de la Fédéra­tion de l’hospitalisation privée – Médecine, Chirurgie, Obstétrique (FHP-MCO) pour un nou­veau man­dat de trois ans.

Le prési­dent sor­tant a été désigné lors d’un vote à l’unanimité des mem­bres du nou­veau con­seil d’administration. Ceux-ci avaient été aupar­a­vant élus par les adhérents, lors d’une assem­blée générale réu­nie à l’occasion du 1er con­grès du syn­di­cat, qui s’est tenu jeu­di 20 octo­bre 2011 au CNIT-Paris La Défense. Il était le seul can­di­dat.

« Je tiens à remerci­er les adhérents qui m’ont renou­velé leur con­fi­ance pour un nou­veau man­dat, alors que s’ouvre une péri­ode dif­fi­cile et incer­taine pour notre secteur dans un con­texte de crise aigüe des finances publiques », a déclaré Lamine Ghar­bi.

Créée en 2008, la FHP-MCO est l’un des trois syn­di­cats de spé­cial­ités com­posant la Fédéra­tion de l’hospitalisation privée (FHP). Il regroupe quelque 600 clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique.

« Pen­dant ces trois dernières années, nous avons œuvré pour que soit recon­nu à sa juste valeur un secteur d’excellence qui joue pleine­ment son rôle dans la vie sociale, économique et san­i­taire du pays, avec ses 200.000 emplois non délo­cal­is­ables, une offre de soins de qual­ité et de prox­im­ité et des mis­sions de ser­vice pub­lic pleine­ment assumées, comme par exem­ple l’accueil des urgences », a rap­pelé Lamine Ghar­bi.

Militer pour un finance­ment juste et trans­par­ent

L’une des reven­di­ca­tions prin­ci­pales du secteur au cours des trois dernières années porte sur la ques­tion de l’égalité de finance­ment. La mise en œuvre de la con­ver­gence tar­i­faire, principe acté par la loi en 2004 et prévue ini­tiale­ment pour 2012, a été reportée à 2018. Mais sa tra­duc­tion dans la réal­ité se fait atten­dre et, au rythme actuel, elle ne sera pas achevée avant 2092. Le syn­di­cat réclame égale­ment la trans­parence de l’allocation de l’enveloppe budgé­taire dite des MIGAC (mis­sions d’intérêt général et d’aide à la con­trac­tu­al­i­sa­tion), d’un mon­tant de 8,3 mil­liards d’euros, aujourd’hui allouée pour 99% aux hôpi­taux publics de façon opaque et sans jus­ti­fi­ca­tion préal­able.

« Avec Jean-Loup Durous­set, prési­dent de la FHP, nous avons large­ment réus­si à faire con­naître auprès des pou­voirs publics, des médias et de l’opinion la dis­crim­i­na­tion préju­di­cia­ble dont est vic­time le secteur hos­pi­tal­ier privé en matière de finance­ment des presta­tions hos­pi­tal­ières, alors que nos étab­lisse­ments sont les plus effi­cients face des hôpi­taux publics qui, eux, accu­mu­lent année après année des déficits colos­saux aux dépens de l’endettement pub­lic », a souligné le prési­dent de la FHP-MCO.

La FHP-MCO a porté plainte con­tre l’Etat français devant la Com­mis­sion européenne pour atteinte à la con­cur­rence, arguant d’un mécan­isme d’aides d’Etat illicites — car non jus­ti­fiées préal­able­ment — ver­sées au prof­it des étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers publics.

« Nous avons porté ce com­bat pour un finance­ment juste jusqu’à Brux­elles car il y a urgence. Il en va de la survie de nos étab­lisse­ments, dont beau­coup con­nais­sent de graves dif­fi­cultés et il en va aus­si de la lib­erté de choix des patients. Nous con­tin­uerons ce com­bat sans état d’âme si le cadre régle­men­taire, financier et san­i­taire n’évolue pas», a aver­ti Lamine Ghar­bi.

Etre force de propo­si­tion

Autour d’un trip­tyque « coût, qual­ité, con­fi­ance », la FHP-MCO se veut égale­ment force de propo­si­tion sur de nom­breux sujets, comme par exem­ple le développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire et des mis­sions de ser­vice pub­lic, notam­ment la per­ma­nence des soins et la for­ma­tion des internes.

Les autres pistes de tra­vail du syn­di­cat con­cer­nent la pos­si­bil­ité de don­ner aux étab­lisse­ments une vis­i­bil­ité opéra­tionnelle à cinq ans et des per­spec­tives tan­gi­bles à dix ans ; l’accroissement de la réac­tiv­ité des étab­lisse­ments face à l’évolution rapi­de des modes de prise en charge ; l’anticipation et l’accompagnement des ten­dances lour­des (aval, hos­pi­tal­i­sa­tion de jour, pôles d’excellence, etc.), et la préoc­cu­pa­tion vis-à-vis du bien-être des per­son­nels qui tra­vail­lent dans les étab­lisse­ments.

La FHP-MCO avance égale­ment l’idée d’un nou­veau mode de finance­ment à la per­for­mance fondé sur des critères de qual­ité. Sur un mode pro­mo­tion­nel et inci­tatif et non pas répres­sif de sanc­tions, il per­me­t­trait d’octroyer un bonus de ressources aux étab­lisse­ments exem­plaires, selon des objec­tifs mesurables et con­nus de tous.

« Sur tous ces sujets, la FHP-MCO sera une force en mou­ve­ment et une force de propo­si­tion auprès des pou­voirs publics, et ce dans l’intérêt des patients. Nous serons présents à chaque fois pour par­ticiper au débat sur une muta­tion respon­s­able du sys­tème de san­té et pré­par­er les enjeux de demain », a con­clu Lamine Ghar­bi.