Jean-François Rey est prési­dent de l’UMESPE (Union nationale des médecins spé­cial­istes con­fédérés). Il nous rap­pelle quelques amé­nage­ments majeurs de la loi Four­cade et leur impact sur les pra­tiques médi­cales.

  • L’a­mende­ment des mesures pénal­isantes pour les pro­fes­sion­nels de san­té

“L’amé­nage­ment de la loi Four­cade a eu des effets béné­fiques : elle a remis aux oubli­ettes des mesures pénal­isantes de la loi HPST, notam­ment le pro­jet de ren­dre oblig­a­toire les deman­des d’au­tori­sa­tion d’ab­sence pour les médecin libéraux. Cette mesure n’avait aucun sens : elle aurait req­uis de la part des médecins qu’ils pren­nent en con­trepar­tie des dizaines d’heures de récupéra­tion et de RTT, ce qui incom­pat­i­ble avec l’ex­er­ci­ce de leur pro­fes­sion ! La mesure devait s’ap­pli­quer aux médecins général­istes, puis s’é­ten­dre aux médecins spé­cial­isés. C’au­rait été impos­si­ble à met­tre en œuvre.”

  • L’ab­ro­ga­tion de la taxe pour les médecins ne par­tic­i­pant pas aux actions d’en­traide dans les zones de déserts médi­caux

“Avec cette mesure, tous les médecins auraient été taxés. Il est impens­able d’en­voy­er tous les pro­fes­sion­nels de san­té pass­er quelques jours dans la Creuse pour pal­li­er l’ab­sence d’of­fre de soins dans cette région. On n’au­rait pas, non plus, pu deman­der à des médecins de ne pas quit­ter leur région pen­dant les péri­odes de con­gés sous pré­texte qu’ils sont dans une zone touris­tique et qu’il faut faire face à l’af­flu­ence. Ce type de mesure est bien la preuve que les lég­is­la­teurs sont bien sou­vent décon­nec­tés de la réal­ité du ter­rain.”

  • Le rejet par le Con­seil Con­sti­tu­tion­nel de la mutu­al­i­sa­tion de la RCP

“Pour pren­dre en compte les prob­lé­ma­tiques assur­antielles, Xavier Bertrand s’est engagé, en ten­ant compte de la déci­sion du Con­seil Con­sti­tu­tion­nel, à met­tre en oeu­vre dès jan­vi­er 2012 des mesures per­me­t­tant de sécuris­er l’ex­er­ci­ce médi­cal. Elles seront inscrites dans le PLFSS et dans le plan de finance­ment 2012 afin de con­tribuer à mod­ér­er les charges qui pèsent sur les médecins exerçant des activ­ités dites à risque”.