La pro­fes­sion vient de faire enten­dre sa voix dans les médias comme rarement dans son his­toire ! C’é­tait le bon moment : une lec­ture claire de l’ac­tiv­ité des deux secteurs hos­pi­tal­iers ren­due pos­si­ble grâce à la T2A désor­mais général­isée, la prox­im­ité des déci­sions par­lemen­taires pour le PLFSS 2012, l’en­vi­ron­nement de la crise et, cerise sur le gâteau, le rap­port de la Cour des Comptes. Le bon dossier : juridique et européen. Enfin, le bon endroit : la presse pro­fes­sion­nelle et économique ont con­va­in­cu la presse général­iste de leur emboîter le pas. Bref, une belle con­stel­la­tion. Quel impact auprès de l’opin­ion publique ? Cette cou­ver­ture presse a sans doute ren­for­cé les préjugés à notre égard chez cer­tains, mais a aus­si ébran­lé des cer­ti­tudes. Nous avons démon­tré auprès des tutelles notre capac­ité à réa­gir et à nous défendre ou plutôt, pour une fois, à atta­quer ! Dans cette jolie mêlée d’un nou­veau genre, nous sommes con­fi­ants.

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
http://leblogdupresident.fhpmco.fr/

Du fil à retor­dre
Dans son rap­port du 8 sep­tem­bre, la Cour des Comptes estime qu’une con­ver­gence tar­i­faire totale per­me­t­trait de réalis­er 7 mil­liards d’eu­ros d’é­conomies pou­vant être effec­tuées par le secteur pub­lic. Elle affirme claire­ment que la réduc­tion de l’é­cart de coûts doit avant tout pass­er par l’amélio­ra­tion de l’ef­fi­cience de l’hôpi­tal pub­lic, “plutôt que par la créa­tion de nou­velles dota­tions for­faitaires”. L’in­sti­tu­tion affirme aus­si que le “périmètre cible” de la con­ver­gence tar­i­faire entre étab­lisse­ments publics et privés de san­té doit être définie pour 2018 et indique enfin claire­ment que le proces­sus d’ob­jec­ti­va­tion des coûts sem­ble avoir atteint ses lim­ites, les sur­coûts les plus aisé­ment quan­tifi­ables ayant été exclus de la base tar­i­faire. Du côté des MIGAC, nous atten­dons les élé­ments de jus­ti­fi­ca­tion et d’ob­jec­ti­va­tion des 8,3 mil­liards d’eu­ros fléchés à 99% vers le secteur pub­lic. Rap­pelons que cette enveloppe cor­re­spond à celle du finance­ment de l’ensem­ble de l’ac­tiv­ité de soins de notre secteur. 

Cam­pagne tar­i­faire 2012 : 12 ori­en­ta­tions
Le Con­seil d’ad­min­is­tra­tion a validé ce jour ce doc­u­ment de tra­vail qui devient notre “con­duc­teur” pour les semaines à venir et sur lequel nous aurons l’oc­ca­sion de revenir.
Télécharg­er les 12 ori­en­ta­tions pour la Cam­pagne tar­i­faire 2012.

Avenir som­bre pour le secteur option­nel
Exas­pérées par l’augmentation uni­latérale de 3,5 à 7 % de la taxe spé­ciale sur les con­trats sol­idaires et respon­s­ables (90 % des con­trats), les com­plé­men­taires san­té réu­nies au sein de l’UNOCAM décideraient de ne pas relancer les négo­ci­a­tions sur le secteur option­nel. Aucun accord sur un nou­veau secteur d’ex­er­ci­ce des médecins ne sera trou­vé avant la fin de l’an­née. Les com­plé­men­taires atten­dent, notam­ment, le vote du PLFSS avant de se pronon­cer.

Une nou­velle loi “Kouch­n­er”
Xavier Bertrand a recon­nu que la loi du 4 mars 2002 rel­a­tive aux droits des malades avait per­mis “des avancées incon­testa­bles saluées par tout le monde” mais a estimé qu’il fal­lait 10 ans après “une nou­velle étape dans ces droits des patients avec l’avène­ment d’une nou­velle démoc­ra­tie san­i­taire”.

Que penser de l’as­par­tame ?
Con­seil­lé sou­vent par les prati­ciens de nos étab­lisse­ments aux femmes enceintes dia­bé­tiques, l’as­par­tame est dénon­cé par d’autres, médecins ou chercheurs, comme aggra­vant les risques de fausse couche et du can­cer du sein. Les leçons du manque de trans­parence du Médi­a­tor sont loin d’être tirées : l’Au­torité Européenne de Sécu­rité des Ali­ments (EFSA) vient de déclar­er l’in­nocuité de l’as­par­tame alors même que de nom­breuses ONG révè­lent que 11 des 20 experts du groupe ont un con­flit d’in­térêts tel que défi­ni par l’Organisation de Coopéra­tion et de Développe­ment Economiques (OCDE).