Jean-Paul Wag­n­er est Prési­dent de l’association FFGP (Fédéra­tion française des groupe­ments de parkin­soniens).

 

La mal­adie de Parkin­son, la plus oubliée des grandes mal­adies, va bien­tôt avoir son plan inter­min­istériel. Que cela veut-il dire pour vous ?
L’ensemble des asso­ci­a­tions actives autour de la mal­adie de Parkin­son se sont énor­mé­ment démenées pour que naisse le plan inter­min­istériel Parkin­son, annon­cé par Xavier Bertrand le 11 juil­let 2011. C’est déjà un grand pas en avant pour tous ceux atteints de cette patholo­gie et pour nous asso­ci­a­tions qui étions regroupées sous un col­lec­tif Parkin­son. Celui-ci a élaboré un Livre blanc en avril 2010 remis à Madame BACHELOT. Con­traire­ment à ce que l’on peut penser, les malades de Parkin­son sont très sou­vent més­in­for­més et sont sou­vent mal pris en charge. Ce plan aura l’avantage d’appréhender la mal­adie sous toutes ses facettes : médi­cale, recherche, sociale et socié­tale.

Quelles sont les prin­ci­pales mis­sions de votre asso­ci­a­tion ?
Nou­veau prési­dent depuis fin mai 2011 je souhaite que la FFGP soit classée au deux­ième rang der­rière France Parkin­son. Via un réseau d’associations présentes dans la plu­part des régions français­es, y com­pris la Corse, notre prin­ci­pal objec­tif est amélior­er la qual­ité de la vie quo­ti­di­enne du malade atteint par Parkin­son sans oubli­er les soignants et autres pro­fes­sion­nels de san­té. Le prin­ci­pal enne­mi d’un malade de Parkin­son est l’isolement, aus­si, nous souhaitons être présents auprès de chaque malade de manière à ce qu’il soit soutenu. L’éducation thérapeu­tique est une nou­velle mis­sion car Parkin­son est une mal­adie incur­able que les patients doivent gérér au quo­ti­di­en. Nos mis­sions con­nex­es sont l’enseignement, notam­ment à l’IFSI où j’interviens per­son­nelle­ment et notre présence active à toutes les instances aux­quelles nous sommes sol­lic­ités : HAS où je suis patient expert, Min­istère, Afs­s­aps, forums, col­lo­ques, etc…

Quel rôle l’hospitalisation privée peut-elle jouer dans vos batailles ?
L’anonymat de l’hôpital auquel sont sou­vent con­fron­tés les malades de Parkin­son est défa­vor­able au patient atteint de cette patholo­gie, aus­si, les clin­iques privées, de par leurs struc­tures et sou­vent leurs tailles, sont tout à fait adap­tées pour une prise en charge des malades de qual­ité. Ceux-ci peu­vent espér­er être traités par des spé­cial­istes qui assureront eux-mêmes le suivi du patient sur la durée et béni­ficieront de l’interdisciplinarité des plus grands cen­tres. La médi­ca­tion est très com­pliquée et demande que la posolo­gie soit déter­minée de manière indi­vidu­elle en prenant en compte les éventuelles autres patholo­gies du patient. Un suivi sur mesure est donc pri­mor­dial. A défaut de con­naître les caus­es de cette mal­adie, reste aux malades de bien se faire pren­dre en charge et de se bat­tre, avec le milieu médi­cal. Se bat­tre ensem­ble pour mieux vivre Parkin­son est la rai­son d’être de notre asso­ci­a­tion.