Au rythme auquel avance aujour­d’hui la mise en œuvre du tarif unique, c’est en l’an 2092 que la Sécu­rité sociale financera enfin les soins de vos arrières petits-enfants, de façon iden­tique aux hôpi­taux et aux clin­iques. C’est ce qui s’ap­pelle une vision poli­tique à long terme ! De développe­ment, nous n’au­rons pas et encore moins durable. L’im­passe budgé­taire du gou­verne­ment, et la nôtre de fac­to, nous oblige, certes à pour­suiv­re des méth­odes homéopathiques mais égale­ment à nous engager dans des actions plus inva­sives. Nous réac­tivons donc nos travaux inter-fédéra­tions sur l’ISH* — Indice San­té Hos­pi­tal­ier — qui, à l’in­star du panier de la ménagère, mesur­erait annuelle­ment celui de nos charges. Mais surtout, nous per­sis­tons dans la voie juridique et avons présen­té ce matin à la presse notre plainte à Brux­elles pour atteinte à la libre con­cur­rence. Les finance­ments publics doivent être trans­par­ents et jus­ti­fiés, sinon sanc­tion­nés. Notre tutelle com­prend qu’elle doit ren­dre des comptes à l’Eu­rope et com­mence à faire pass­er le mes­sage pour la pre­mière fois à ses ARS dans le guide d’aide à la con­trac­tu­al­i­sa­tion envoyé avant l’été. Garan­tir à nos adhérents un ser­vice client “micro-économique” et men­er en par­al­lèle des actions poli­tiques macro est notre stratégie.

Excel­lente ren­trée à tous,

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
http://leblogdupresident.fhpmco.fr/

Télécharg­er le dossier de presse du 8 sep­tem­bre 2011
*Sujet de notre table ronde n°1, Journée thé­ma­tique FHP-MCO développe­ment durable, 3 novem­bre 2011, Paris.


Tar­ifs hos­pi­tal­iers : les clin­iques et hôpi­taux privés MCO por­tent plainte à Brux­elles pour atteinte à la libre con­cur­rence
La FHP-MCO saisit la Com­mis­sion européenne dans le but de faire con­damn­er l’E­tat français pour aides d’E­tat illicites au prof­it des étab­lisse­ments publics de san­té. Elle dénonce le car­ac­tère dis­crim­i­na­toire et préju­di­cia­ble de l’é­cart tar­i­faire (26%) entre les tar­ifs hos­pi­tal­iers privé/public de la Sécu­rité sociale. Elle attaque égale­ment l’at­tri­bu­tion de manière opaque et non jus­ti­fiée de 99% des 8,3 mil­liards d’eu­ros de l’en­veloppe MIGAC aux seuls hôpi­taux publics. Prochaine étape : dans les prochains mois quand la com­mis­sion ren­dra sa déci­sion ! 

Déficit réduit de moitié en deux ans
Valérie Pécresse, min­istre du Bud­get a annon­cé que le PLFSS 2012 qu’elle présen­tera dans quelques semaines avec Xavier Bertrand, “met­tra en évi­dence une divi­sion par deux du déficit de l’as­sur­ance mal­adie entre 2010 et 2012″. La branche mal­adie ayant achevé 2010 sur un déficit de 11,6 mil­liards d’eu­ros et tablant sur ‑10,3 mil­lions en 2011, la min­istre envis­age de fait un déficit avoisi­nant les 6 mil­liards d’eu­ros l’an prochain. Au même moment, l’AP-HP annonçait une aggra­va­tion de son déficit à 139 mil­lions d’eu­ros (compte de résul­tat prin­ci­pal, 2,16% des recettes) et de 123,6 mil­lions tous bud­gets con­fon­dus au lieu de 100 et 80 prévus. Mal­gré sa forte pro­gres­sion au cours des dernières années, la dette des hôpi­taux est “très encadrée” et “devrait rester maîtrisée”, indique l’a­gence FitchRat­ings. L’a­gence rap­pelle que l’en­det­te­ment des étab­lisse­ments publics de san­té (EPS) représen­tait “env­i­ron 22 mil­liards d’eu­ros” à fin 2009, “soit 36,6% de la dette des Admin­is­tra­tions de sécu­rité sociale (Asso)”.

98% des Français veu­lent par­ler de san­té pen­dant la cam­pagne prési­den­tielle
Réal­isée par l’institut IPSOS cette enquête révèle que 89% des Français ont une bonne opin­ion de la qual­ité des soins prodigués dans leur pays. 91% pensent que son finance­ment, tel qu’il existe aujourd’hui, est men­acé. Les Français plébisci­tent la bonne ges­tion des étab­lisse­ments de san­té privés et sont 95% à con­sid­ér­er que mieux gér­er est un impératif pour amélior­er le finance­ment du sys­tème.

« Enga­geons-nous pour des soins plus sûrs »
C’est le slo­gan de la 1ère Semaine de la sécu­rité des patients, qui aura lieu du 21 au 25 novem­bre. L’objectif du min­istère de la San­té avec cette cam­pagne annuelle est “que cha­cun, pro­fes­sion­nel et usager, prenne mieux con­science de son rôle dans le domaine de la sécu­rité des soins”. Etab­lisse­ments et pro­fes­sion­nels de san­té sont invités à met­tre en place des actions de sen­si­bil­i­sa­tion et de com­mu­ni­ca­tion autour de trois thèmes : bien utilis­er les médica­ments, com­pren­dre les indi­ca­teurs de qual­ité, agir sur les sit­u­a­tions à risques. Mais d’autres peu­vent être déclinés locale­ment.

Dénon­ci­a­tion de la con­ven­tion col­lec­tive
La Fehap a noti­fié aux syn­di­cats une dénon­ci­a­tion par­tielle de la con­ven­tion col­lec­tive nationale de 1951 (CCN51) atten­due suite à l’échec en juil­let des négo­ci­a­tions de révi­sion. S’ou­vre une nou­velle péri­ode de négo­ci­a­tions de 15 mois, au cours de laque­lle la con­ven­tion con­tin­uera à s’ap­pli­quer inté­grale­ment.

Elec­tion à la FHF
Qui des deux can­di­dats Paulette Guin­chard, vice-prési­dente de la FHF et prési­dente par intérim depuis juin, et Frédéric Val­letoux, prési­dent de la FHF région Ile-de-France, sera élu à la prési­dence de la FHF ? Réponse le 28 sep­tem­bre.

Résidus médica­menteux : une méth­ode d’é­val­u­a­tion des risques pour fin 2011
Après avoir lancé le plan nation­al sur les résidus de médica­ments dans les eaux (PNRM), le 30 mai dernier, la min­istre de l’E­colo­gie, Nathalie Kosciusko-Morizet a annon­cé une méth­ode d’é­val­u­a­tion des risques san­i­taires pour fin 2011. Elle sera pro­posée par l’AF­S­S­APS et l’ANS­ES et sera appliquée notam­ment à la car­ba­mazépine puis aux autres molécules iden­ti­fiées lors de cette cam­pagne nationale. Le futur CH de Bel­le­combe (74) béné­ficiera de son pro­pre réseau d’é­vac­u­a­tion dis­tinct du réseau exis­tant. C’est une “oppor­tu­nité sci­en­tifique à saisir”, pour engager un pro­gramme de recherche sur l’i­den­ti­fi­ca­tion et la quan­tifi­ca­tion des sub­stances médica­menteuses dans les rejets hos­pi­tal­iers, l’ex­péri­men­ta­tion de procédés com­plé­men­taires de traite­ment, le choix de sub­stances “références” ou encore l’ap­proche des effets addi­tifs entre sub­stances.