Ce dossier a pure­ment et sim­ple­ment été exclu des dis­cus­sions, et de la con­ven­tion qui a suivi, entre la CNAM et les syn­di­cats de prati­ciens, dont l’ex­a­m­en est reporté en sep­tem­bre. La FHP-MCO déclarait que si aucun accord n’é­tait signé à la ren­trée, nous deman­de­ri­ons solen­nelle­ment au prési­dent de la République d’in­ter­venir par le biais d’un pro­jet de loi du gou­verne­ment pour régler ce prob­lème aigu pour les patients comme il s’y était engagé en 2009 : “Le lég­is­la­teur doit-il repren­dre la main ? Je demande au gou­verne­ment de s’y pré­par­er. Cela fait des années que le sujet des dépasse­ments d’honoraires est sur la table, il est temps de le traiter !” avait-il déclaré. La FHP-MCO est favor­able depuis longtemps à la créa­tion d’un secteur option­nel qui per­me­t­trait de lim­iter le prob­lème de l’ac­ces­si­bil­ité aux soins causé par cer­tains abus en matière de dépasse­ments d’hono­raires. On ne peut tolér­er de voir per­dur­er malen­ten­dus, incom­préhen­sion et excès. A l’heure de la trans­parence néces­saire dans nos rela­tions établissements/praticiens/usagers et du tra­vail d’im­age auquel cha­cun se livre, ce dossier est devenu urgent. Il fau­dra s’y attel­er au niveau fédéral nation­al et région­al et sur le ter­rain au sein de chaque étab­lisse­ment.

En atten­dant, je vous souhaite à toutes et à tous d’ex­cel­lentes vacances et vous retrou­ve pour un prochain “13h” le jeu­di 1er sep­tem­bre.

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
http://leblogdupresident.fhpmco.fr/

A télécharg­er :
com­mu­niqué de presse depasse­ments d hon­o­raires

Dépasse­ments d’hono­raires, en pra­tique
Le texte con­ven­tion­nel signé le 21 juil­let s’ac­corde pour “instituer les dépasse­ments d’hono­raires par avenant pour une péri­ode de trois ans, afin d’améliorer l’ac­cès à des soins de qual­ité par la diminu­tion du reste à charge et la maîtrise des tar­ifs”. Sont con­cernées les spé­cial­ités exer­cées prin­ci­pale­ment sur les plateaux tech­niques lourds, à savoir la chirurgie, l’anesthésie réan­i­ma­tion et la gyné­colo­gie obstétrique. Le texte les autorise notam­ment à pra­ti­quer des dépasse­ments d’hono­raires dans une lim­ite de 50% au-dessus du tarif de la sécu­rité sociale et les con­traint à réalis­er au moins 30% de leurs actes au tarif oppos­able. Toute­fois, mal­gré ces engage­ments, rien n’est encore résol­u­ment figé. En effet, l’UNO­CAM a refusé de para­pher le pro­to­cole d’ac­cord con­ven­tion­nel, réser­vant son accord défini­tif à la sig­na­ture d’i­ci au 30 sep­tem­bre prochain d’un avenant spé­ci­fique, pour que “les points restant encore en sus­pens pour une mise en œuvre effec­tive du secteur option­nel puis­sent être réso­lus dans les meilleurs délais”.

Développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire : encore un effort…
Le développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire est un axe fort de l’évolution de l’activité de chirurgie depuis plusieurs années. Véri­ta­ble saut qual­i­tatif de la prise en charge, son béné­fice n’est plus à démon­tr­er. Si l’on observe une nette pro­gres­sion sur des gestes ciblés, le taux glob­al de chirurgie ambu­la­toire, bien que crois­sant reste encore en-deçà des enjeux engagés.

La DGOS souhaite partager avec tous les pro­fes­sion­nels le diag­nos­tic issu notam­ment des états des lieux réal­isés au niveau nation­al et en région, envis­ager les actions à men­er sur les dif­férents freins et leviers iden­ti­fiés et définir la cible de développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire, à la fois ambitieuse et réal­iste, à l’issue du SROS-PRS.
— Quels objec­tifs pour 2016 ? Plus de 50% des pris­es en charge chirur­gi­cales en chirurgie ambu­la­toire en France ?

- Tra­duc­tion de cette pri­or­ité nationale dans le cadre des SROS-PRS à venir et dans les CPOM : objec­tifs à attein­dre en terme de pour­cent­age de chirurgie ambu­la­toire ver­sus hos­pi­tal­i­sa­tion com­plète.
— La chirurgie ambu­la­toire : out­il (par­mi d’autres) pour relever le défi de la con­trainte finan­cière de l’ONDAM.
Il est à not­er que de nom­breuses actions pro­posées rejoignent les 7 propo­si­tions de la FHP-MCO (tarif, régle­men­taire, bornes bass­es,…)

A court terme (fin 2011 / début 2012) :

- Instruc­tion DGOS en automne 2011
— Au moins 10 nou­veaux gestes mis sous le régime de la MSAP (de 10 à 20 gestes maxi) dès 2012 ! (la liste est atten­due pour la fin de l’année 2011)
— Inci­ta­tions tar­i­faires à définir
— Assou­plisse­ment de la régle­men­ta­tion (1 IDE pour 5 patients, …)

Vos étab­lisse­ments s’af­fichent
L’as­sur­ance mal­adie vient d’ou­vrir un por­tail d’in­for­ma­tions à des­ti­na­tion des usagers afin de les aider à se repér­er dans l’of­fre de soins mais aus­si à gér­er leurs dépens­es de san­té. Ce nou­veau site per­met en effet de choisir un pro­fes­sion­nel de san­té ou un étab­lisse­ment en fonc­tion de l’ac­tiv­ité (avec le nom­bre d’actes effec­tués par spé­cial­ité) et des tar­ifs qui sont appliqués. Ain­si, se trou­vent sur le site la “qua­si-total­ité” des actes pra­tiqués par les pro­fes­sion­nels de san­té libéraux, les don­nées tar­i­faires sur les actes de chirurgie et les mal­adies pris­es en charge, des indi­ca­teurs, cer­ti­fiés par la HAS, sur la qual­ité des soins dans les hôpi­taux et clin­iques et, enfin, des indi­ca­teurs sur leur vol­ume d’ac­tiv­ité.
Check­er les infor­ma­tions rel­a­tives à votre étab­lisse­ments sur :http://ameli-direct.ameli.fr/


Le cuiv­re pour lut­ter con­tre les infec­tions noso­co­mi­ales
Faute d’é­tudes suff­isantes, le min­istère récuse pour l’heure toute idée de plan cuiv­re à l’hôpi­tal. Pour­tant, out­re ses qual­ités antibac­téri­ennes, le cuiv­re réduirait d’au moins 40,4% le risque d’y con­tracter une infec­tion. En France, deux étab­lisse­ments ont aujour­d’hui sauté le pas et de nom­breux autres en Europe. Les résul­tats d’une étude améri­caine attes­tent que le recours au cuiv­re per­met d’élim­in­er de 90 à 100% les ger­mes pathogènes présents sur les sur­faces métalliques en con­tact quo­ti­di­en avec les patients et le per­son­nel dans les cham­bres et les com­muns : bar­res de lits, mains courantes, poignées de porte, télé­com­man­des TV, plateaux de table repas, bou­tons d’ap­pel, souris et claviers d’or­di­na­teur, pieds à per­fu­sion, accoudoirs de chais­es et de fau­teuils roulants, etc. Et ce, y com­pris les Bac­téries mul­ti-résis­tantes (BMR) dont les Staphy­lo­coc­cus aureus résis­tant à la méti­cilline (SARM).