(com­mu­niqué de presse)

Si rien n’est réglé en sep­tem­bre, la FHP-MCO deman­dera au prési­dent de la République Nico­las Sarkozy d’in­ter­venir, comme il s’y était engagé en 2009.

Elle rap­pelle son sou­tien à la créa­tion d’un secteur option­nel qui per­me­t­trait de régler le prob­lème de l’ac­ces­si­bil­ité aux soins pour les patients.

 

La FHP-MCO, 1ère fédéra­tion française de clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), regrette que la nou­velle con­ven­tion médi­cale entre les syn­di­cats de médecins et l’as­sur­ance-mal­adie ne règle pas la ques­tion des dépasse­ments d’hono­raires et se lim­ite une fois de plus à des inten­tions.

“Il y a urgence à s’at­ta­quer réelle­ment à cette ques­tion qui entraîne une dis­par­ité dans l’ac­ces­si­bil­ité aux soins de nos conci­toyens. Le prési­dent de la République s’y était engagé en 2009. Il ne faudrait pas que l’on perde encore deux ans et que l’on reporte encore le règle­ment d’un prob­lème qui per­dure depuis trop longtemps et qui pénalise le secteur privé”, affirme Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO, qui regroupe 700 étab­lisse­ments.

Le 4 juin 2009, dans son dis­cours devant le 39e con­grès de la Mutu­al­ité française, le prési­dent de la République, Nico­las Sarkozy, avait déclaré qu’il fal­lait régler la ques­tion des dépasse­ments d’hono­raires, en menaçant de pren­dre des mesures coerci­tives si les syn­di­cats de médecins ne trou­vaient pas un accord avec l’as­sur­ance-mal­adie. “Les parte­naires con­ven­tion­nels ne sont pas par­venus à un accord sur ce sujet. Le lég­is­la­teur doit-il repren­dre la main ? Je demande au gou­verne­ment de s’y pré­par­er. Cela fait des années que le sujet des dépasse­ments d’honoraires est sur la table, il est temps de le traiter !”, avait alors déclaré M. Sarkozy.

En dépit d’un accord de 2009 actant des inten­tions, les syn­di­cats de médecins et l’as­sur­ance-mal­adie ne sont tou­jours pas par­venus à se met­tre d’ac­cord sur la créa­tion d’un secteur option­nel afin d’en­cadr­er les dépasse­ments des tar­ifs des prati­ciens à hon­o­raires libres. Les négo­ci­a­tions sur ce point ont été repoussées à sep­tem­bre.

“Si aucun accord n’est signé en sep­tem­bre, nous deman­derons solen­nelle­ment au prési­dent de la République d’in­ter­venir par le biais d’un pro­jet de loi du gou­verne­ment pour régler ce prob­lème aigu pour les patients”, prévient Lamine Ghar­bi.

La FHP-MCO est favor­able depuis longtemps à la créa­tion d’un secteur option­nel qui per­me­t­trait de lim­iter le prob­lème de l’ac­ces­si­bil­ité aux soins causé par cer­tains abus en matière de dépasse­ments d’hono­raires. Elle estime aus­si que cette réforme struc­turelle doit néan­moins s’ac­com­pa­g­n­er d’une juste reval­ori­sa­tion par la Sécu­rité sociale des hon­o­raires des prati­ciens libéraux, qui n’ont pra­tique­ment pas bougé depuis vingt ans.