(com­mu­niqué de presse)


La FHP-MCO, 1ère fédéra­tion française de clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), se félicite que la Caisse nationale d’as­sur­ance-mal­adie des tra­vailleurs salariés (CNAMTS) recon­naisse, chiffres à l’ap­pui, le bien-fondé des reven­di­ca­tions du secteur hos­pi­tal­ier privé qui milite depuis des années pour la con­ver­gence tar­i­faire.

“Depuis des années, nous mili­tons pour la con­ver­gence des tar­ifs entre les secteurs hos­pi­tal­iers pub­lic et privé et pour l’ef­fi­cience de la ges­tion de l’hôpi­tal pub­lic. Notre com­bat est en passe d’être recon­nu car les chiffres, eux, ne mentent pas. Si nous nous en félici­tons, nous atten­dons main­tenant des actes con­crets”, a déclaré Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO, qui regroupe 700 étab­lisse­ments en France.

“Si le pays met­tait en œuvre la con­ver­gence tar­i­faire, la Sécu­rité sociale pour­rait économiser chaque année de 12 à 15 mil­liards d’eu­ros. Or, avec 120 mil­liards d’eu­ros de déficit cumulé depuis 1988 — dernière année où l’as­sur­ance mal­adie a été en équili­bre — il est urgent d’ap­pli­quer un tarif unique entre secteur pub­lic et privé et de met­tre fin à la dis­crim­i­na­tion injus­ti­fiée de traite­ment entre l’hôpi­tal pub­lic et les clin­iques et hôpi­taux privés. Il en va de la péren­nité du finance­ment de la san­té des Français”, a souligné le prési­dent de la FHP-MCO.

La CNAMTS devait présen­ter aujour­d’hui un pro­jet de rap­port de propo­si­tions au gou­verne­ment pour le pro­jet de loi de finance­ment de la sécu­rité sociale qui sera débat­tu à la ren­trée par le par­lement. Selon des infor­ma­tions de presse, elle con­state dans ce rap­port de “très grandes vari­a­tions” des tar­ifs de la Sécu­rité sociale “pour un séjour hos­pi­tal­ier iden­tique”. Ces écarts “très impor­tants” con­stituent, selon elle, une “source d’inéquité entre les patients”.

Les clin­iques et hôpi­taux privés coû­tent moins cher à la Sécu­rité sociale — et donc au con­tribuable — que les hôpi­taux publics, en rai­son d’une dif­férence injus­ti­fiée des tar­ifs de rem­bourse­ment de la Sécu­rité sociale entre les secteurs hos­pi­tal­iers pub­lic et privé. En moyenne, pour des presta­tions iden­tiques, un étab­lisse­ment hos­pi­tal­ier privé con­tin­ue d’être rem­boursé 26% de moins par la Sécu­rité sociale qu’un hôpi­tal pub­lic 1. De plus, les
étab­lisse­ments publics béné­fi­cient d’une enveloppe glob­ale sup­plé­men­taire de 8,3 mil­liards d’eu­ros cen­sée cou­vrir leurs mis­sions d’in­térêt général (MIGAC).

“Cette dis­crim­i­na­tion sur les tar­ifs est inéquitable et con­traire au droit européen. De plus, nous tou­chons un mis­érable 1,1% de cette enveloppe de 8,3 mil­liards des­tinée à cou­vrir nos mis­sions de ser­vice pub­lic”, a déploré Lamine Ghar­bi.

“Face à l’E­tat qui a trahi ses engage­ments en repous­sant à 2018 la con­ver­gence tar­i­faire, ini­tiale­ment prévue pour 2012, la FHP-MCO attend du gou­verne­ment et des par­lemen­taires qu’ils pren­nent leurs respon­s­abil­ité”, a prévenu son prési­dent.