La clin­ique MCO est certes un élé­ment cen­tral mais aus­si un mail­lon d’une chaîne de soins. Elle accueille des patients adressés par les médecins cor­re­spon­dants qu’elle adressera à son tour à d’autres soignants libéraux et étab­lisse­ments d’aval. Cha­cun a une part de respon­s­abil­ité dans la flu­id­ité, la cohérence et la réus­site du par­cours du patient. La nôtre est majeure car nous prenons en charge la phase aigüe de ce par­cours. Dans cet esprit, nous sommes allés à la ren­con­tre de nos con­frères “SSR” à l’oc­ca­sion de leur con­grès annuel mar­di et mer­cre­di dernier pour évo­quer ensem­ble pré­cisé­ment cette per­ti­nence du séjour. Demain, la nou­velle mise sous accord préal­able oblig­a­toire, dans un pre­mier temps pour qua­tre actes, ren­dra plus sélec­tives les portes d’en­trée des étab­lisse­ments SSR. L’ad­min­is­tra­tion a hor­reur du vide et impose désor­mais ce nou­veau cadre en s’appuyant sur les référen­tiels HAS. Faut-il s’en réjouir ou s’en défendre ? Il est faux de penser qu’un étab­lisse­ment est un guichet ouvert ou une auberge espag­nole ; la réal­ité est qu’il est un mail­lon respon­s­able. A la per­ti­nence des actes s’a­grège la per­ti­nence du séjour dans la lim­ite, il faut le sig­naler, de l’of­fre san­i­taire ter­ri­to­ri­ale de ville disponible. Il nous appar­tient de trans­former cette chaîne en spi­rale vertueuse pour le bien-être de tous.

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
http://leblogdupresident.fhpmco.fr/

Chirurgie ambu­la­toire : les objec­tifs de la FHP-MCO
2 objec­tifs sim­ples et clairs : la sup­pres­sion de toutes les bornes bass­es, la mise en place d’un tarif iden­tique hos­pi­tal­i­sa­tion complète/chirurgie ambu­la­toire.

Com­ment faire évoluer notre sys­tème de finance­ment ?  7 propo­si­tions de tra­vail

  1. Assur­er une vis­i­bil­ité et lis­i­bil­ité des out­ils mis en œuvre afin de garan­tir une grande sta­bil­ité tout en per­me­t­tant au dis­posi­tif une prise en compte des évo­lu­tions du sys­tème. Les indi­ca­teurs util­isés doivent avoir une durée tem­porelle prédéfinie.
  2. Priv­ilégi­er des indi­ca­teurs de proces­sus SMART (Spé­ci­fiques, Mesurables, Applic­a­bles, Repro­ductibles, Tem­porels). Leur spé­ci­ficité ne doit pas inter­dire l’établissement d’un score agrégé reflé­tant ain­si une vision générale de la per­for­mance qual­i­ta­tive de l’établissement.
  3. Avoir une démarche «pro­mo­tion­nelle» et non «com­pas­sion­nelle». Il con­vient de pren­dre en compte le niveau observé (le « résul­tat ») et non l’effort à accom­plir pour attein­dre un niveau cible.
  4. Adopter une poli­tique de finance­ment s’appuyant sur un dis­posi­tif de finance­ment inci­tatif et non répres­sif.
  5. Adopter un dis­posi­tif gradué. Met­tre en avant et financer la seule excel­lence qui con­cerne au plus 5% des étab­lisse­ments n’est pas une fin en soi. Il con­vient d’avoir un sys­tème gradué inci­tatif. Le sys­tème de finance­ment par la qual­ité doit rester dis­crim­i­nant mais ne doit pas être éli­tiste.
  6. Don­ner la pri­or­ité au finance­ment par les MIGAC dans des pro­por­tions sig­ni­fica­tives pou­vant attein­dre 5% des recettes d’un étab­lisse­ment de san­té. En aucun cas le tarif ne doit être impacté par ce type de mesure qui perdrait alors tout son sens. Par ailleurs la règle étant nationale, la répar­ti­tion ne pour­ra être que nationale.
  7. Dévelop­per une poli­tique de parangonnage visant à dévelop­per le partage d’expériences.

Affich­er sa qual­ité
Les 5 indi­ca­teurs du tableau de bord des infec­tions noso­co­mi­ales, don­nées 2009 (ICALIN, ICSHA, SURVISO, ICATB et Score agrégé) et les 6 issus du dossier patient, don­nées 2010 (tenue du dossier patient, délai d’en­voi des cour­ri­ers de fin d’hospitalisation, traça­bil­ité de l’é­val­u­a­tion de la douleur, dépistage des trou­bles nutri­tion­nels de niveau 1, tenue du dossier anesthésique et infarc­tus du myocarde-indi­ca­teur BASI) seront pub­liés. En novem­bre prochain seront actu­al­isées les don­nées du tableau de bord des infec­tions noso­co­mi­ales (don­nées 2010) via les 6 indi­ca­teurs (ICALIN, ICSHA2, SURVISO, ICATB, Score agrégé et Indice SARM). Après la pub­li­ca­tion nationale, vous avez deux mois pour les pub­li­er dans votre étab­lisse­ment.

La mode des GCS
La Fédéra­tion des étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers et d’aide à la per­son­ne privés non lucratif (FEHAP) dénonce le phénomène “de mode” de créa­tion des Groupe­ments de coopéra­tions san­i­taires (GCS) : “la coopéra­tion n’a pas lieu d’être néces­saire­ment inscrite dans de tels dis­posi­tifs”, évo­quant l’ex­is­tence des Groupe­ments d’in­térêt économique (GIE), des unions d’as­so­ci­a­tions, des groupe­ments d’employeurs, etc. La fédéra­tion y voit la ten­ta­tion d’une poli­tique du chiffre et aucune­ment la preuve sta­tis­tique d’une action régionale effi­cace.

Tout un art
À l’approche des prochaines élec­tions prési­den­tielles, les médecins sont cour­tisés. “La grande intel­li­gence des syn­di­cats médi­caux, c’est d’imposer à des moments impor­tants de l’histoire l’idée selon laque­lle si la majorité perd des élec­tions, c’est parce qu’elle agit con­tre les intérêts des médecins”, analyse Frédéric Pier­ru, chargé de recherche au CNRS. Autrement dit, le pou­voir poli­tique médi­cal serait donc avant tout sym­bol­ique, sur la base d’une men­ace par­faite­ment inté­grée par les assurés soci­aux et, aus­si, par voie de con­séquence, par les élus. “Une croy­ance dès lors que tout le monde la tient pour vraie a une con­sis­tance. On ne sait pas ce qui est vrai, ce qui ne l’est pas. Mais dans le doute mieux vaut s’abstenir et éviter de con­trevenir trop bru­tale­ment aux intérêts des médecins” déclare-t-il.

Nou­veau diplôme uni­ver­si­taire
Un nou­veau cur­sus “Droit et ges­tion du développe­ment durable en san­té” vient d’être créé à l’u­ni­ver­sité de Mont­pel­li­er I. Il s’adresse prin­ci­pale­ment aux man­agers et cadres hos­pi­tal­iers, médecins et pro­fes­sionels en san­té ain­si qu’aux inspecteurs de l’ac­tion san­i­taire et sociale. La péri­ode sco­laire est d’oc­to­bre à mai chaque année. Il reste encore quelques places pour la prochaine ses­sion.
À télécharg­er : présen­ta­tion