Dans le brouha­ha qui nous entoure, il est dif­fi­cile de faire enten­dre la voix de ceux qui font mieux ou autrement. Toutes les félic­i­ta­tions de la FHP-MCO aux clin­iques MCO : St Roch et Clé­mentville (34), Pas­teur (31), Générale d’An­necy (74), et l’Hôpi­tal Privé d’An­tho­ny (92) qui vien­nent de recevoir les trophées de la pro­fes­sion et un coup de cha­peau à toutes celles qui ont can­di­daté. C’est parce que nous val­oris­erons l’ex­cep­tion­nel que nous parvien­drons à faire recon­naître “l’or­di­naire” : 650 clin­iques MCO qui garan­tis­sent à tous une qual­ité et sécu­rité des soins ! Si les tutelles nous dis­crédi­tent, les patients nous plébisci­tent. Les résul­tats des ques­tion­naires de sat­is­fac­tion sont nos trophées au quo­ti­di­en. Toute­fois, dans le nou­v­el envi­ron­nement créé par la T2A, ces récom­pens­es ne res­teront que van­ité si nous n’ap­prenons pas à pro­mou­voir ces atouts en réels avan­tages con­cur­ren­tiels. Racon­tez-nous vos belles his­toires et nous vous aiderons à les val­oris­er ! Nous le disions précédem­ment, nous sommes mul­ti­col­ores, imper­ti­nents et aujour­d’hui exem­plaires !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
http://leblogdupresident.fhpmco.fr/

Vers un GCS plus souple

Les députés ont main­tenu jeu­di le statut de groupe­ment de coopéra­tion san­i­taire (GCS) étab­lisse­ment de san­té et ont apporté des amé­nage­ments au GCS public/privé dans la propo­si­tion de loi mod­i­fi­ant la loi HPST. Les députés main­ti­en­nent la pos­si­bil­ité, pour des mem­bres d’un GCS public/privé (GCS de moyens ou GCS ES), de choisir la nature juridique de leur groupe­ment. Cette pos­si­bil­ité, qui exis­tait avant la loi HPST, avait été sup­primée, en déci­dant qu’un GCS asso­ciant pub­lic et privé avait for­cé­ment le statut des per­son­nes majori­taires au cap­i­tal ou dans la cou­ver­ture des charges du GCS.

 

Plan douleur 2006–2010 : un bilan mitigé selon le rapport d’évaluation du Haut conseil de santé publique (HCSP)

Le plan a prin­ci­pale­ment per­mis d’amélior­er les con­di­tions de prise en charge en ren­forçant notam­ment la for­ma­tion et les recom­man­da­tions de bonnes pra­tiques mais sem­ble être “passé à côté de son objec­tif ” d’amélio­ra­tion de la prise en charge de la douleur pro­pre­ment dite, et con­cer­nant les struc­tures, les per­son­nels, les médica­ments ou tech­niques antalgiques, “n’avoir pas assez pris en compte les con­traintes exogènes”. Le con­stat est aus­si celui d’une frag­ili­sa­tion des struc­tures anti­douleur. Cer­tains cen­tres ont per­du du per­son­nel sous la pres­sion de restruc­tura­tions hos­pi­tal­ières, d’autres ne se sont jamais vu attribuer leur crédits alors que ceux-ci ont été délégués aux étab­lisse­ments.

 

Controverse concernant les redevances médecins à l’hôpital

La FHF a demandé à la DGOS de revoir les modal­ités d’ap­pli­ca­tion de la rede­vance ver­sée par les prati­ciens libéraux inter­venant dans les étab­lisse­ments publics. Elle déplore que les textes d’ap­pli­ca­tion “ren­dent dans les faits oblig­a­toire la mise en oeu­vre d’une rede­vance sur des taux figés dès lors qu’il y a mise à dis­po­si­tion de moyens matériels et humains, ce qui est fréquem­ment le cas”. Elle juge “con­tre­pro­duc­tif” ce mode d’ex­er­ci­ce asso­cié à des taux de rede­vance élevés. “Loin de représen­ter une oppor­tu­nité finan­cière pour les étab­lisse­ments, ce taux élevé risque de frein­er la par­tic­i­pa­tion des libéraux dans les étab­lisse­ments publics de san­té, alors que, dans le même temps, les étab­lisse­ments privés peu­vent fix­er libre­ment les taux de rede­vance”.

 

Sage-femme, une place difficile à trouver

Les syn­di­cats de sages-femmes se dis­ent “choqués” des pro­pos tenus par le Syn­gof qui avait salué le rôle des sages-femmes “dans le con­fort et l’hu­man­ité qui entoure la nais­sance” mais avait estimé que ces pro­fes­sion­nelles ne pou­vaient pas les assumer seules. Les sages-femmes souhait­ent juste­ment ne pas retourn­er aux “accouche­ments du passé” et “s’ap­puient sur les pro­grès médi­caux et tech­nologiques pour réclamer un suivi per­son­nal­isé des grossess­es à bas risque et de l’ac­couche­ment par leur[s] soin[s]”, revendique l’in­ter­syn­di­cale. Le Syn­gof s’op­pose à la pos­si­bil­ité pour les sages-femmes de don­ner des con­sul­ta­tions de con­tra­cep­tion et d’en assur­er la sur­veil­lance clin­ique et biologique.

 

Les Français ont une opinion très positive sur les médicaments mais mitigée sur les laboratoires pharmaceutiques

C’est ce que mon­tre un sondage réal­isé par TNS Sofres pour Les entre­pris­es du médica­ment. 82% des per­son­nes inter­rogées ont déclaré faire con­fi­ance aux médica­ments : 92% à avoir con­fi­ance dans les antalgiques, 88% dans les antibi­o­tiques et 86% dans les vac­cins. Les Français asso­cient plutôt des idées pos­i­tives au médica­ment : le soulage­ment (cité dans 67% des cas), la guéri­son (66%), la san­té (41%), la solu­tion (22%), l’e­spoir (21%). Con­cer­nant les idées néga­tives, ils sont 49% à associ­er le médica­ment à la mal­adie, 24% à la souf­france et 20% au dan­ger. Les lab­o­ra­toires ne col­lectent que 38% de bonnes opin­ions con­tre 49% de mau­vais­es. La cote d’opin­ions pos­i­tives des pro­fes­sion­nels de san­té est très élevée (93% à 96%), de même que celle des hôpi­taux publics et clin­iques privées (respec­tive­ment 82% et 77%). Le min­istère de la san­té béné­fi­cie pour sa part d’une image “con­trastée” avec 44% de bonnes opin­ions et 44% de mau­vais­es.


Les parabènes sont util­isés comme con­ser­va­teurs dans les médica­ments (400 selon le jour­nal Le Monde), les cos­mé­tiques et les ali­ments, avec des con­cen­tra­tions et sous forme de dérivés chim­iques divers. L’Af­s­s­aps estime qu’il “ne sem­ble pas pos­si­ble de pro­pos­er aujour­d’hui des alter­na­tives chim­iques ayant un meilleur pro­fil de sécu­rité et une effi­cac­ité de con­ser­va­tion égale aux parabènes”. Par­al­lèle­ment les députés vien­nent de vot­er en faveur d’un texte inter­dis­ant les phta­lates, les parabènes et les alkylphénols. Que doivent décider les pre­scrip­teurs ?