Nos étab­lisse­ments accueil­lent très exacte­ment la pop­u­la­tion de leur bassin d’im­plan­ta­tion : ils n’ac­cueil­lent pas que des tit­u­laires de carte gold-pla­tini­um mais jusqu’à 40% de patients CMU. Nos soignants par­lent les langues des patients — jusqu’à tout de même 30 langues ou dialectes recen­sés dans une clin­ique. Nos emplois sont de prox­im­ité et non délo­cal­is­ables. Nous sommes le pur pro­duit de notre ter­ri­toire. Nous con­sti­tuons un mail­lon essen­tiel du tis­su social, un mous­que­ton solide, de ceux aux­quels on con­fie sa vie en escalade. Nos lieux de soin pren­nent le pouls de la pop­u­la­tion, nos entre­pris­es par­ticipent active­ment à la struc­tura­tion du paysage urbain et économique de nos villes. Nos chemi­nons au fil des régle­men­ta­tions vers une indus­tri­al­i­sa­tion de nos métiers et réus­sis­sons pour­tant à rester des „arti­sans de l’hu­main“. A quand des MIGAC pour ce rôle éminem­ment de ser­vice pub­lic ?

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO


A l’ap­pel d’une inter­syn­di­cale, les sages-femmes présen­tent aujourd’hui leur plan péri­na­tal­ité bis
Elles revendiquent la mise en place d’une fil­ière phys­i­ologique assurée par les sages-femmes dans toutes les struc­tures de nais­sance. Le plan “bis” pro­pose ain­si “plus d’hu­man­ité”, d’abord “en prenant en compte la cri­tique des usagers de l’hy­per­médi­cal­i­sa­tion sys­té­ma­tique de la mater­nité”. Il est pro­posé pour cela d’amé­nag­er des unités de prise en charge phys­i­ologique au sein des mater­nités et d’ex­péri­menter les maisons de nais­sance. Elles pro­posent égale­ment de lim­iter le nom­bre d’in­ter­venants lors du suivi de grossesse, en dévelop­pant des con­sul­ta­tions de sages-femmes en mater­nité, en ser­vice de Pro­tec­tion Mater­nelle et Infan­tile (PMI) et en libéral, cela pas­sant par une val­ori­sa­tion du tarif de la con­sul­ta­tion sage-femme.

Imagerie : à l’a­vant-dernier rang des pays européens, la France ne rat­trape pas son retard
Pour obtenir un exa­m­en par IRM en France, la moyenne stagne tou­jours à 32,2 jours, soit 2 jours de moins par rap­port à l’an­née dernière (34,6 jours). Reste que 50% des Français vivent encore dans des régions où il faut 30 jours en moyenne pour obtenir un exa­m­en IRM. Par ailleurs, les iné­gal­ités régionales devi­en­nent “cri­antes”, esti­ment les auteurs de ces deux rap­ports pub­liés par Imagerie san­té avenir (ISA), puisque seules deux régions sur dix (Nord-Pas-de-Calais et Île-de-France), à risque élevé sur le plan oncologique, ont réus­si à attein­dre l’ob­jec­tif fixé. D’autre part, seuls 20% des hôpi­taux publics sont équipés en Pic­ture archiv­ing and com­mu­ni­ca­tion sys­tem (PACS) con­tre 75% par­mi les étab­lisse­ments de san­té privés, dont une grande par­tie néan­moins, “ne pos­sède qu’un sys­tème rudi­men­taire réduit à un archivage sim­ple, sans pos­si­bil­ité d’échang­er”.

“Der­rière le grand cirque, la guerre d’influence”
La CSMF et le SML d’un côté et MG-France, la FMF et Le BLOC de l’autre ne sont tou­jours pas d’ac­cord sur le cadre de leurs négo­ci­a­tions, lié à la présence ou non de représen­tants des internes. Les sujets à l’agenda étaient pour­tant promet­teurs : sit­u­a­tion des dépasse­ments d’honoraires, accès aux soins des plateaux tech­niques lourds, démo­gra­phie et secteur option­nel, hétérogénéité des pra­tiques chirur­gi­cales… De tout cela, il ne sera pas ques­tion pour l’instant, de même que les parte­naires n’ont pas pro­gressé d’un iota sur la démo­gra­phie, la place des spé­cial­ités clin­iques, l’aménagement du par­cours de soins…La CSMF et le SML, prêts à sign­er seuls, rédi­gent leur texte…

Les hôpi­taux de Paris com­men­cent à redress­er leurs comptes
Les efforts de réor­gan­i­sa­tion et d’é­conomies déployés com­men­cent à porter leurs fruits. Le déficit se sta­bilis­erait autour de 100 mil­lions d’eu­ros. Une des pistes de redresse­ment dès 2011 : aug­menter le vol­ume d’ac­tiv­ité notam­ment en médecine et chirurgie, respec­tive­ment de 6000 et 4000 séjours.

Une résis­tance au change­ment ?
Au con­traire con­state Frédéric Pier­ru, chargé de recherche en soci­olo­gie au CNRS à Paris-Dauphine. Il observe que l’hôpi­tal pub­lic n’a pas cessé d’être soumis à des réformes ces vingt dernières années, jamais éval­uées et que c’est peut-être même là que le bât blesse ! “Ce qui m’avait inter­pel­lé dans la pré­pa­ra­tion de la loi HPST, c’é­tait juste­ment tout ce dis­cours revenant à dire qu’il n’y avait jamais eu de réforme à l’hôpi­tal et que glob­ale­ment les per­son­nels soignants étaient résis­tants au change­ment.” La réal­ité est autre : l’hôpi­tal s’est beau­coup réfor­mé. Et les clin­iques itou !

Des appels à pro­jets sont lancés pour par­ticiper au dis­posi­tif PREBAT, pro­gramme de recherche coor­don­né notam­ment par l’Ademe. Nous rap­pelons que l’ob­jec­tif de Grenelle est de réduire de 38% la con­som­ma­tion énergé­tique d’i­ci 2020. A suiv­re sur www.prebat.net ou plus effi­cace­ment auprès de votre Con­seil Région­al et antenne régionale Ademe.