L’u­nion de Kate et William doit être une suc­cess sto­ry sinon le mariage n’est plus ! Pour notre part, nous souhaitons un vif suc­cès au mariage „polygame” de trois clin­iques et d’un hôpi­tal à Fontainebleau, union que vient adou­ber aujour­d’hui le Prési­dent Nico­las Sarkozy en per­son­ne. Dans la cor­beille des mar­iés tout de même 850 lits, 2 200 salariés et trois années de travaux. Avec un taux de fuite de presque 50%, cette restruc­tura­tion hos­pi­tal­ière était dev­enue indis­pens­able. Nous croyons à la force de l’ex­em­ple. Les tutelles appel­lent de tels rap­proche­ments de leurs vœux. Les directeurs de nos étab­lisse­ments aus­si, mais sous réserve de mul­ti­ples amende­ments. Car dans cette his­toire, la ques­tion n’est pas qui portera le plus beau cha­peau mais plutôt qui portera le cha­peau ?

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
Nous agis­sons pour la san­té de tous
La FHP-MCO lance une cam­pagne dans la grande presse à par­tir de lun­di prochain. Les deux mes­sages sélec­tion­nés — l’ac­cueil des urgences et la prise en charge d’actes lourds — ont pour objec­tif d’in­ter­roger l’opin­ion publique sur les idées reçues et inviter à pren­dre con­science de la réal­ité de notre secteur à la fois con­cer­nant sa place dans le paysage san­i­taire (presque 2 mil­lions d’ur­gences / 47% d’actes lourds de chirurgie) mais égale­ment de ses dif­fi­cultés (des deman­des d’au­tori­sa­tion d’ur­gence en attente / 26% de dif­férence tar­i­faire). Ces inser­tions seront pub­liées dans le quo­ti­di­en Le Monde les 9 et 16 mai et dans les heb­do­madaires L’Ex­pressLe Figaro Mag­a­zineLe PointMar­i­anne à par­tir de la semaine prochaine, et ce sur une durée de trois semaines.
Pour soutenir cette cam­pagne, une série de ren­dez-vous avec des par­lemen­taires, à l’ini­tia­tive des admin­is­tra­teurs de la FHP-MCO mais égale­ment de tout adhérent souhai­tant par­ticiper à ces actions, est organ­isée.

Affiche cam­pagne “Agir­pourlas­ante” — Urgence
Affiche cam­pagne “Agir­pourlas­ante” — Actes louds

Con­tact : Véronique Molières — 06 82 38 91 32

 

Coup d’œil sur les derniers Con­seils d’Ad­min­is­tra­tion de la FHP-MCO
Nous vous invi­tons à vision­ner sur www.fhp-mco.fr les CA en images qui, en trois min­utes, vous infor­ment sur l’essen­tiel des dossiers étudiés lors des CA et des déci­sions pris­es par le syn­di­cat.

 

Nou­veau coup de théâtre chez les médecins
Les négo­ci­a­tions de la future con­ven­tion qui liera pour cinq ans la pro­fes­sion à la sécu­rité sociale sont une nou­velle fois annulées et reportées. Les deux prin­ci­paux syn­di­cats CSMF et SML refusent la présence des étu­di­ants et des internes au sein des délé­ga­tions du Bloc (pour les spé­cial­istes) et MG France (pour les général­istes). Par ailleurs, CSMF et SML souhait­ent une con­ven­tion unique et le Bloc et MG France veu­lent des volets spé­ci­fiques. Le cal­en­dri­er des négo­ci­a­tions doit être bouclé fin juin.

 

Demain, avec quels pro­fes­sion­nels pren­drons-nous en charge nos patients ?
Les grands boule­verse­ments de notre secteur (pro­grès des tech­niques médi­cales, restruc­tura­tions, réor­gan­i­sa­tion des modes de prise en charge…) ont une inci­dence directe sur l’organisation du tra­vail dans les équipes. Aujourd’hui, nous sommes con­fron­tés à des métiers en ten­sion (IDE, sage-femmes, …). Mais demain, de nou­veaux métiers émerg­eront dans nos ser­vices.
L’ANAP a recen­sé, dans un guide con­cret, des expéri­ences de Ges­tion prévi­sion­nelle des emplois et des com­pé­tences (GPEC), afin d’inciter tous les étab­lisse­ments de san­té publics et privés à dévelop­per une poli­tique de ressources humaines plus inno­vante… et au-delà, de mon­tr­er que des étab­lisse­ments peu­vent se fédér­er, comme en Langue­doc-Rous­sil­lon, sur ce type de démarche pour anticiper l’avenir!
ANAP — Ges­tion prévi­sion­nelle des emplois et com­pé­tences

 

Une côte d’alerte dépassée
Avec près de 38 500 répons­es sur 492 étab­lisse­ments publics, l’enquête menée depuis octo­bre par la CFDT San­té-soci­aux sur les con­di­tions de tra­vail des soignants de la Fonc­tion publique hos­pi­tal­ière (FPH) offre un con­stat sans sur­prise : “assez cat­a­strophique” avec un sen­ti­ment de “déprime général­isée” indépen­dam­ment de la taille de l’étab­lisse­ment, du méti­er ou de l’âge du per­son­nel. Glob­ale­ment, 57% des soignants souf­frent de stress et 15% voient leur qual­ité de vie dégradée. Pour 71%, la san­té s’en retrou­ve altérée avec en cause, out­re le stress (47%), la charge physique (47%) et psy­chologique (38%). Pro­fondé­ment “déstruc­turée”, l’or­gan­i­sa­tion du tra­vail pêche par son “inco­hérence”.

 

Une trans­parence néces­saire
Se con­for­mant à la déci­sion du con­seil d’É­tat du 27 avril, la HAS retire sa recom­man­da­tion de bonnes pra­tiques sur le traite­ment médica­menteux du dia­bète de type 2, car l’a­gence n’a en effet pas été en mesure de vers­er au dossier l’in­té­gral­ité des déc­la­ra­tions d’in­térêts (pour 4 des 27 mem­bres du groupe de tra­vail), ce qui était pour­tant oblig­a­toire.

 

Des indi­ca­teurs à venir en réan­i­ma­tion
C’est l’ob­jec­tif de l’ANAP à par­tir d’un pre­mier bench­mark entre 18 ser­vices de 8 étab­lisse­ments de soin. Il s’ag­it d’une pre­mière étude de fais­abil­ité de la mesure d’indi­ca­teurs de per­for­mance. 36 ont pour le moment été mesurés et pour­raient “faciliter le pilotage opéra­tionnel” des ser­vices de réan­i­ma­tion par les respon­s­ables médi­caux, soignants et admin­is­trat­ifs.
ANAP_rapport réan­i­ma­tion


Le vote sur­prise à l’Assemblée nationale d’une propo­si­tion de loi visant à inter­dire “la fab­ri­ca­tion, l’im­por­ta­tion, la vente ou l’of­fre de pro­duits con­tenant des phta­lates, des parabènes ou des alkylphénols” a pris le gou­verne­ment à revers. C’est cepen­dant une avancée sans précé­dent vers un hôpi­tal plus sain, car la propo­si­tion con­cerne égale­ment les dis­posi­tifs médi­caux (tubu­lures, gants chirur­gi­caux, cathéters, poches de sang) qui con­ti­en­nent des phta­lates. Présents dans de nom­breux dis­posi­tifs, les phta­lates ont des “effets délétères sur la mise en place du poten­tiel repro­duc­teur mas­culin dans l’e­spèce humaine”. Cepen­dant, sans les amende­ments dont elle était assor­tie (blo­qués par l’application de l’article 44–3), la propo­si­tion de loi est encore loin d’être directe­ment opéra­toire. Et les séna­teurs doivent encore emboîter le pas sur les députés.