COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La FHP-MCO, 1ère fédéra­tion française de clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique, dénonce l’i­n­ac­tion des pou­voirs publics sur la ques­tion des ser­vices d’ur­gence hos­pi­tal­iers, alors qu’une cen­taine de deman­des d’au­tori­sa­tion d’ou­ver­ture de tels ser­vices par des clin­iques et hôpi­taux privés demeure tou­jours en souf­france.

 

Il est anor­mal que les deman­des d’au­tori­sa­tion de nos étab­lisse­ments pour ouvrir des ser­vices d’ur­gence restent sans aucune réponse, alors que les patients font les frais quo­ti­di­en­nement de ser­vices d’ur­gences publics sat­urés”, déclare Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO, qui regroupe 700 étab­lisse­ments.

 

Lors d’un récent débat organ­isé par le min­istère de la San­té, avec 400 directeurs, médecins hos­pi­tal­iers et dirigeants des Agences régionales de san­té (ARS) pour faire le point sur la récente réforme hos­pi­tal­ière (HPST, dite loi Bach­e­lot), Xavier Bertrand a affir­mé qu’en ce qui con­cerne les mis­sions de ser­vice pub­lic, “elles demeurent en pri­or­ité con­fiées au secteur pub­lic mais peu­vent faire l’ob­jet d’un appel d’of­fre en cas de carence” .

 

Nous ne pou­vons pas nous con­tenter d’être la béquille de l’hôpi­tal pub­lic lorsque celui-ci ne peut pas assur­er ses mis­sions. Nous sommes des pro­fes­sion­nels à la haute tech­nic­ité recon­nue, comme le mon­trent régulière­ment les pal­marès des hôpi­taux. Nous voulons nous impli­quer davan­tage dans ces mis­sions de ser­vice pub­lic. Vouloir nous réduire à un rôle d’aux­il­i­aire auquel on fait appel pour combler les carences, c’est inac­cept­able et c’est affich­er un mépris des patients et de leur lib­erté de choix”, pour­suit Lamine Ghar­bi.

 

Il faut une véri­ta­ble poli­tique d’or­gan­i­sa­tion au plan nation­al de l’of­fre de soins d’ur­gence qui prenne en compte avant tout l’in­térêt de la pop­u­la­tion”, demande Lamine Ghar­bi. “Or aujour­d’hui, les dis­par­ités régionales sont cri­antes: com­ment expli­quer que dans cer­taines régions française, il y ait trois ser­vices d’ur­gence privés, alors que dans d’autres, il y a en cinq ou six fois plus ! C’est totale­ment aber­rant”, souligne Lamine Ghar­bi.

 

Les clin­iques et hôpi­taux privés MCO dis­posent déjà de 134 ser­vices d’ur­gences en France, qui accueil­lent chaque année 2 mil­lions de patients, sans aucune dis­tinc­tion économique et sociale.

 

‘Il faut savoir que les ser­vices d’ur­gence des clin­iques et hôpi­taux privés représen­tent sou­vent la seule offre de prox­im­ité dans des ban­lieues défa­vorisées, comme c’est le cas à Sar­celles, Trappes ou Vénissieux par exem­ple”, note aus­si le prési­dent de la FHP-MCO.