Les chiffres ne sont pas seule­ment des for­mules arith­mé­tiques mais des révéla­teurs d’in­co­hérences. La com­para­i­son des 760 mil­lions d’eu­ros que coû­tent la per­ma­nence des soins dans le secteur pub­lic avec les 30 à 40 mil­lions d’eu­ros qu’elle représente dans le secteur privé est désta­bil­isante. Elle devient ren­ver­sante lorsque l’on rap­pelle que notre secteur accueille en France glob­ale­ment un patient sur deux et plus de 2 mil­lions d’urgences. Certes, ces enveloppes ne finan­cent pas les mêmes coûts (nous n’avons que trois spé­cial­ités financées con­tre toutes les spé­cial­ités présentes à l’hôpi­tal pub­lic, voilà à nou­veau une dis­tor­sion de con­cur­rence !) mais rémunèrent une activ­ité com­pa­ra­ble: celle néces­saire aux inter­ven­tions chirur­gi­cales au cœur de la nuit, mais aus­si et surtout les sol­lic­i­ta­tions pour avis à dis­tance ou avec déplace­ment sur le site de l’établissement. Nous revendiquons haut et fort de par­ticiper aux mis­sions de ser­vice pub­lic. Il ne faudrait pas que, sous pré­texte de ratio­nal­i­sa­tion des moyens, seule l’hospitalisation privée en fasse les frais et soit mise à l’écart… Avec 3 lignes de «gardes», nos prati­ciens sont déjà lour­de­ment pénal­isés !

 

Lamine GHARBI
Président du syndicat national FHP-MCO

Quel avenir pour les GCS ?

Les séna­teurs de la com­mis­sion des affaires sociales ont voté la sup­pres­sion des GCS. La com­mis­sion a exam­iné la propo­si­tion de loi déposée par le séna­teur Jean-Pierre Four­cade. Le rap­por­teur du texte déclare qu’il est “préférable de sup­primer” cette for­mule “et de laiss­er se dévelop­per sur le ter­rain des coopéra­tions, d’ailleurs très fructueuses, dans le cadre des GCS de moyens”.

Une érosion de la participation volontaire des médecins libéraux à la PDS

Éro­sion con­tin­ue depuis 2006, selon l’en­quête annuelle du Con­seil nation­al de l’Or­dre des médecins (Cnom). Cela démon­tre “l’en­gage­ment des médecins général­istes” dans le dis­posi­tif mais ne peut mas­quer “une éro­sion du volon­tari­at. L’im­pli­ca­tion des médecins reste frag­ilisée par une démo­gra­phie médi­cale décli­nante, une recon­nais­sance encore insuff­isante de la mis­sion de ser­vice pub­lic assurée et dans cer­tains cas par l’ab­sence de réponse aux attentes en matière d’or­gan­i­sa­tion et de finance­ment”. Il est à not­er toute­fois des dis­par­ités régionales fortes.

Union européenne et temps de travail — La France épinglée sur le traitement de ses médecins hospitaliers

La com­mis­sion européenne épin­gle la France pour des raisons de respect des droits soci­aux et de san­té des tra­vailleurs. La lim­i­ta­tion de temps de tra­vail et de repos com­pen­sa­teur sont dans le col­li­ma­teur pour les médecins des hôpi­taux publics. La Com­mis­sion cherche depuis 2004, et jusqu’ici en vain, à révis­er la direc­tive européenne sur le temps de tra­vail (2003/88/CE) : un temps de tra­vail max­i­mum de 48h par semaine, une péri­ode min­i­male de repos de 11h con­séc­u­tives toutes les 24h ou encore une pro­tec­tion sup­plé­men­taire en cas de tra­vail de nuit.…directive large­ment con­tournée.


Réformer le circuit du médicament

Xavier Bertrand veut agir vite en tirant les leçons de l’ ”affaire Medi­a­tor”. Des déci­sions régle­men­taires seraient pris­es ain­si que des mesures lég­isla­tives dans un pro­jet de loi à l’au­tomne et, si besoin, dans le PLFSS pour 2012. “Tout ce qui ne sera pas fait dans cette année, je le pense, ne sera jamais fait”, a‑t-il prévenu. Il a notam­ment cité le dérem­bourse­ment sys­té­ma­tique d’un médica­ment dont le ser­vice médi­cal ren­du est recon­nu insuff­isant (SMRI), avec jus­ti­fi­ca­tion du min­istre s’il prend une déci­sion con­traire, la nul­lité de toute réu­nion de com­mis­sion si un expert présent est en con­flit d’in­térêt sur le dossier et la trans­parence sur les liens d’in­térêt, y com­pris dans les cab­i­nets min­istériels, avec un “Sun­shine Act à la française”.

Les “chat” politiques de la FHP-MCO

Mar­di 22 févri­er, une heure en direct avec le député-médecin Elie Aboud de 17h à 18h. Nous vous invi­tons à pos­er vos ques­tions en direct à notre pre­mier invité poli­tique sur le site inter­net de la FHP-MCO (www.fhp-mco.fr). Il s’ag­it d’un nou­veau rdv que nous vous pro­poserons régulière­ment. Accroître le niveau de con­nais­sance des décideurs en san­té sur les enjeux de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée, en macro mais égale­ment en micro-économie, amélior­er les échanges et favoris­er la com­préhen­sion de cha­cun sont les buts de ces ren­con­tres virtuelles grâce au “chat” en ligne.

Mardi 8 mars 2011 — JT FHP-MCO

“Étab­lisse­ments de san­té : un dynamisme au féminin”

9h30 / 16h, Cer­cle Nation­al des Armées, 8 place Saint Augustin — Paris
À télécharg­er : Bul­letin d’in­scrip­tion —  Pro­grammeBande annonce

L’a­gence va con­tin­uer à s’at­tel­er à la ques­tion des per­tur­ba­teurs endocriniens, une ques­tion récem­ment très médi­atisée avec la sus­pen­sion en juil­let 2010 des biberons con­tenant du bis­phénol A. Un pre­mier rap­port, qui portera en par­ti­c­uli­er sur le “cas d’é­cole” du bis­phénol A, sera pub­lié fin mars, avant “plusieurs points d’é­tape en 2011″. Out­re le bis­phénol A, 11 sub­stances sont jugées pri­or­i­taires par l’Ans­es, notam­ment le bis­phénol M, les poly­bromés, les phta­lates et les com­posants per­flu­o­rés.