Le maître étalon

Les provo­ca­tions en prove­nance des médias ou de décideurs en san­té à l’en­con­tre de notre secteur privé se sont faites nom­breuses ces jours derniers. Faute à la météo maus­sade ? Pour rem­plir notre mis­sion — soign­er les per­son­nes, par­mi les 65 mil­lions de Français, qui se présen­tent à nos portes — nous n’avons nul besoin de nous étalon­ner sur le secteur pub­lic. Nos valeurs et notre pro­fes­sion­nal­isme nous por­tent, les con­traintes régle­men­taires, cahiers des charges, et autres con­trôles nous enca­drent, nos résul­tats par­lent pour nous. Nous ne sommes com­plé­men­taires de quiconque (ou alors à la façon “yin-yan”), nous exis­tons à part entière ! Les patients n’ap­par­ti­en­nent à per­son­ne et la qual­ité appar­tient à ceux qui s’en don­nent la peine. Nos patients qui sont nos don­neurs d’or­dre ne s’in­téressent pas au statut juridique de l’étab­lisse­ment hos­pi­tal­ier en bas de chez eux. Ils atten­dent des soins de qual­ité en toute sécu­rité, c’est ce que nous leur offrons.

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
 

Bilan certification 2010

Pour l’an­née 2010, sur les 127 étab­lisse­ments dont le dossier de cer­ti­fi­ca­tion a été exam­iné, 17 étab­lisse­ments (13% — pour la V2007, ce pour­cent­age est inférieur à 10%) ont con­testé 26 déci­sions. 50% des con­tes­ta­tions con­cer­nent des réserves, 38% des recom­man­da­tions et 12% des réserves majeures, analyse la HAS. Et c’est le critère 20a sur la démarche qual­ité de la prise en charge médica­menteuse du patient qui arrive en tête avec 15 déci­sions con­testées. Mais après un nou­v­el exa­m­en, le col­lège de la HAS a main­tenu 21 déci­sions soit 81% des con­tes­ta­tions. Une révi­sion du manuel est prévue pour avril 2011. 

Augmentation du point FEHAP de 0,5% au 1er décembre 2010

La com­mis­sion nationale d’a­gré­ment des con­ven­tions col­lec­tives et accords de retraite applic­a­bles aux salariés des étab­lisse­ments et ser­vices à car­ac­tère social ou san­i­taire à but non lucratif a validé le 26 novem­bre, la déci­sion de la FEHAP d’aug­menter à par­tir du 1er décem­bre 2010 la Valeur du point de 0,5%. Cette dernière, qui se réfère à la Con­ven­tion col­lec­tive nationale du 31 octo­bre 1951, est donc portée à 4,403 euros. La VP retenue s’ap­plique à l’ensem­ble des per­son­nels, y com­pris les médecins ayant fait l’ob­jet d’un reclasse­ment à l’oc­ca­sion de la réno­va­tion de la con­ven­tion. Faute d’un accord avec les syn­di­cats, cette déci­sion d’aug­men­ta­tion a été prise uni­latérale­ment par la fédéra­tion, sig­nale la FEHAP. 

L’accouchement en clinique ou à l’hôpital plébiscité

Le CNGOF a présen­té, lors de ses 34e journées, les résul­tats d’une enquête IPSOS sur le “vécu de la grossesse”, réal­isée aus­si pour le col­lège nation­al des sages-femmes (CNSF) et l’or­dre des sages-femmes. Les femmes enceintes inter­rogées indiquent à 89% préfér­er accouch­er dans un hôpi­tal ou une clin­ique, le lieu majori­taire­ment priv­ilégié (64%) restant l’hôpi­tal. Les maisons de nais­sance demeurent un “lieu d’ac­couche­ment mécon­nu”, avec moins d’un quart des femmes les con­nais­sant. Un pour­cent­age qui est encore plus faible pour les prim­i­pares puisque seules 20% d’en­tre elles en ont enten­du par­ler.

Evaluer l’éducation thérapeutique

Les pro­fes­sion­nels de san­té qui con­duisent des pro­grammes d’é­d­u­ca­tion thérapeu­tique du patient récla­ment une aide, en par­ti­c­uli­er méthodologique, auprès des tutelles afin de men­er l’é­val­u­a­tion de ces actions et notam­ment “définir des indi­ca­teurs per­ti­nents et réal­is­ables au regard des moyens humains disponibles”. Les pro­grammes d’é­d­u­ca­tion thérapeu­tique doivent désor­mais être autorisés par les ARS con­for­mé­ment à un cahi­er des charges nation­al qui pré­cise les objec­tifs, la pop­u­la­tion con­cernée, les modal­ités d’or­gan­i­sa­tion, les com­pé­tences des pro­fes­sion­nels qui réalisent le pro­gramme, l’é­val­u­a­tion, les sources prévi­sion­nelles de finance­ment.
Pour en savoir + :
Dépêche sur l’ETP dans le traite­ment de l’Insuffisance Rénale du 26 novem­bre 2010
Dépêche sur autori­sa­tion des pro­grammes d’ETP du 22 octo­bre 2010  

Des rdv par SMS

Les Hos­pices civils de Lyon (HCL) souhait­ent généralis­er au pre­mier trimestre 2011 un out­il de ges­tion des rap­pels de ren­dez-vous aux patients par SMS. Un SMS est ain­si envoyé à tous les patients pro­gram­més un jour “en un seul clic” ou l’u­til­isa­teur peut “sélec­tion­ner un ou plusieurs patients et per­son­nalis­er le mes­sage trans­mis”. Pra­tique et effi­cace.

Un cocktail de pesticides

L’Ans­es va étudi­er la présence de 300 con­t­a­m­i­nants poten­tiels dans 20.000 pro­duits ali­men­taires. Les résul­tats, qui seront pub­liés en juin 2011, seront croisés avec les habi­tudes ali­men­taires des con­som­ma­teurs et don­neront “une pho­togra­phie pré­cise du degré d’ex­po­si­tion aux résidus de pes­ti­cides des con­som­ma­teurs”. Mer­cre­di, l’as­so­ci­a­tion Généra­tions futures, le réseau européen HEAL (Health and Envi­ron­ment Alliance), en parte­nar­i­at avec le WWF et le Réseau envi­ron­nement san­té (RES), présen­taient les résul­tats d’une enquête mon­trant que les enfants ingèrent 128 résidus chim­iques provenant de 81 sub­stances dif­férentes dont 42 sub­stances dif­férentes classées can­cérigènes pos­si­bles ou prob­a­bles et cinq sub­stances classées can­cérigènes cer­taines, et 37 sub­stances dif­férentes per­tur­ba­teurs endocriniens sus­pec­tés. Bien que les quan­tités trou­vées dans cette enquête sont inférieures aux seuils régle­men­taires, “nous ne con­nais­sons pas encore très bien les effets de syn­ergie pos­si­ble entre de faibles dos­es de pol­lu­ants”, indique l’ANS­ES.

Prochaine formation du Baqimehp

La démarche qual­ité de la prise en charge médica­menteuse : com­ment faire face aux nou­velles con­traintes de la cer­ti­fi­ca­tion et de la régle­men­ta­tion :
— 13–14 décem­bre 2010 Paris

JT FHP-MCO “Manager une clinique au féminin”

Mar­di 8 mars 2011 — Paris