Tour de passe-passe

Les par­lemen­taires ont sans doute le sen­ti­ment du tra­vail bien fait : en péri­ode de crise, ils ont réus­si le tour de force de vot­er un PLFSS en aug­men­ta­tion de 2,9% (2,8% pour le monde Hos­pi­tal­ier) ! De retour dans leur cir­con­scrip­tion, souri­ants, ils vous abor­deront sat­is­faits d’avoir accédé à la demande de la pro­fes­sion. C’est alors que vous devrez leur expli­quer que le compte décidé­ment n’y est pas car de cet engage­ment fort il ne restera au final pour vous qu’une “aug­men­ta­tion” env­i­ron de 0% de vos tar­ifs ! Vous fer­ez alors ensem­ble le con­stat douloureux que, entre un gou­verne­ment autori­taire et une admin­is­tra­tion omnipo­tente, la voix des laborieux — par­lemen­taires et chefs d’en­tre­prise — est bien faible. Dans les jours qui vien­nent nous serons fixés sur l’aug­men­ta­tion du vol­ume d’ac­tiv­ité 2010, dernier paramètre à entr­er dans la moulinette de la DGOS qui décidera de nos tar­ifs. Plus le vol­ume sera impor­tant, plus la pres­sion sur les tar­ifs 2011 sera forte. Mai­gre sera la con­so­la­tion de notre part d’en­v­i­ron 1% des MIGAC dont l’en­veloppe aug­mentera vraisem­blable­ment de 2,8%. Alors, nous nous bat­trons pour amélior­er votre ordi­naire : autori­sa­tions, sanc­tions T2A, sanc­tions sur le con­trat de bon usage des médicaments…et en pre­mier lieu les EMI* car l’im­pact pour 160 étab­lisse­ments est con­sid­érable. La san­té est un fac­teur de crois­sance, c’est juste une ques­tion de per­spec­tive !

* Mer­cre­di 8 décem­bre 2010, séance de tra­vail adhérents de 14h30 — 17h30 à la FHP-MCO au 81 rue de Mon­ceau à PARIS 8ème, pour définir la pour­suite des actions dans le dossier sur le retrait de pro­duits anti­cancéreux de la liste des pro­duits fac­turables en sus.

Lamine GHARBI
Président du syndicat national FHP-MCO

L’Académie de médecine prudente sur les maisons de naissance

Elle estime “préférable” d’en­cour­ager le développe­ment d’e­spaces phys­i­ologiques dans les ser­vices de gyné­colo­gie obstétrique, de favoris­er l’ac­cès de sages-femmes libérales aux plateaux tech­niques des clin­iques et de ren­forcer les effec­tifs de sages-femmes hos­pi­tal­ières. Sans se déclar­er “a pri­ori, hos­tile à toute expéri­men­ta­tion”, l’A­cadémie attire l’at­ten­tion d’une part sur “les con­séquences très graves tant pour la mère avec le risque retardé d’une hémor­ragie du post par­tum que pour l’en­fant” et d’autre part, sur la dif­fi­culté de déter­min­er la respon­s­abil­ité médi­cale et assur­antielle des acteurs en cas de trans­fert.


Des résultats améliorés

En 2009, 92% des étab­lisse­ments fig­urent dans les meilleures class­es, en A ou B, sur les résul­tats de l’indi­ca­teur ICALIN. Les indi­ca­teurs du plan 2009–2013 vont évoluer : ver­sion 2 des indi­ca­teurs de proces­sus, appari­tion de nou­veaux indi­ca­teurs sur les risques liés aux bac­téries mul­ti­ré­sis­tantes, aux actes invasifs, et aux infec­tions graves et évita­bles.


Réduction des EIG : une priorité

8269 séjours ont été observés dans 251 unités de soins au sein de 81 étab­lisse­ments de san­té de 31 départe­ments dans le cadre de la réédi­tion 2009 de l’En­quête nationale sur les événe­ments indésir­ables graves asso­ciés aux soins (ENEIS). Au total en 2009, 374 EIG ont en effet été recen­sés, dont 177 évita­bles, soit 47,3% causés par la défail­lance humaine ou une super­vi­sion et com­mu­ni­ca­tion insuff­isante entre col­lab­o­ra­teurs. Par extrap­o­la­tion, le nom­bre de EIG est com­pris entre 275.000 et 395.000 chaque année, c’est à dire en moyenne 900 par jour. Par ailleurs, entre 330 000 et 490 000 hos­pi­tal­i­sa­tions par an sont causées par des EIG dont 160 000 à 290 000 évita­bles — EIG asso­ciés à des pro­duits de san­té (1,6%), notam­ment des médica­ments (1,3%), liés à une procé­dure (0,8%) ou issus d’une infec­tion liée aux soins (0,7%).
Pour en savoir plus : Dossier DREES sur les EIG — Enquêtes nationales menées en 2004 et 2009


L’obstétrique la plus coûteuse

La SHAM con­state dans son rap­port annuel une forte aug­men­ta­tion du coût des sin­istres cor­porels graves, avec un coût moyen des con­damna­tions admin­is­tra­tives en hausse de 30% sur un an à 232 439 euros. Le con­stat est sen­si­ble­ment le même au Sou médi­cal, avec près d’un quart des 619 prati­ciens assignés en jus­tice – au civ­il ou au pénal – qui s’avèrent des chirurgiens. Les obstétriciens ne sont que 8% mais cette spé­cial­ité demeure, “de très loin”, sujette aux sin­istres les plus lourds. Elle con­tribue à 30% des indem­ni­sa­tions avec 30 mil­lions d’eu­ros pour 33 obstétriciens con­damnés, soit près d’un mil­lion d’eu­ros par prati­cien. Autre élé­ment de poids, le taux de con­damna­tion y atteint 80%, loin devant la chirurgie (64%) ou l’anesthésie (53%).


Une épidémie d’absentéisme

Le taux d’ab­sen­téisme général dans le secteur hos­pi­tal­ier est de 10,40% : 11% dans le secteur pub­lic et 6% dans le secteur privé. C’est à dire qu’un salarié sur dix est absent en per­ma­nence dans ce secteur (20% pour ce qui con­cerne celui de l’é­d­u­ca­tion nationale). Ce ne sont pas moins de 120 000 acteurs de san­té qui sont eux-mêmes en mal­adie, chaque jour… Com­bi­en cela nous coûte-t-il ? Selon l’as­so­ci­a­tion nationale des DRH, 1% d’ab­sen­téisme coûte 1% de la masse salar­i­ale, ce qui représente 2.1 mil­liards d’eu­ros pour la seule fonc­tion hos­pi­tal­ière qui représente 19% de la fonc­tion publique.


Surdité : les bébés seront tous dépistés

Les députés vien­nent d’en­tériner une propo­si­tion de loi (mise en œuvre dans les deux ans suiv­ant sa pro­mul­ga­tion) qui prévoit un dépistage gra­tu­it sys­té­ma­tique des trou­bles de l’au­di­tion pour tous les nou­veau-nés avant l’âge de 3 mois révo­lus. Actuelle­ment, près de 800 enfants sont diag­nos­tiqués avec des trou­bles de l’au­di­tion avant l’âge de 2 ans, mais trois bébés par jour nais­sent avec une sur­dité. Le pre­mier dépistage est prévu avant la sor­tie de l’en­fant de la mater­nité. Une enveloppe de 18 mil­lions d’eu­ros est fléchée.

Mauvaise nouvelle :

une nou­velle étude améri­caine et chi­noise pub­liée dans Fer­til­i­ty and Steril­i­ty démon­tre que l’ex­po­si­tion pro­fes­sion­nelle et envi­ron­nemen­tale au bis­phénol A est asso­ciée à une baisse de la qual­ité du sperme.


Bonne nouvelle :

après la France, l’Eu­rope décide d’in­ter­dire «à par­tir du print­emps prochain la pro­duc­tion puis la com­mer­cial­i­sa­tion de biberons con­tenant du Bis­phénol A (BPA), un com­posé chim­ique con­tro­ver­sé util­isé dans la fab­ri­ca­tion de plas­tiques ali­men­taires


Prochaines formations du Baqimehp

PMSI MCO : per­fec­tion­nement du codage en V11
— 6–7 décem­bre 2010 Paris
La démarche qual­ité de la prise en charge médica­menteuse : com­ment faire face aux nou­velles con­traintes de la cer­ti­fi­ca­tion et de la régle­men­ta­tion :
— 13–14 décem­bre 2010 Paris


JT FHP-MCO “Manager une clinique au féminin”

Mar­di 8 mars 2011 — Paris