sommes-nous tous des irlandais ?

Nous assis­tons impuis­sants à un jeu de domi­no extrême­ment dan­gereux : l’empilement des déficits des états, leur inca­pac­ité à rem­bours­er les dettes font vac­iller l’économie mon­di­ale. Bien que Jacques Attali, invité des Ren­con­tres annuelles de la pro­fes­sion, nous expli­quait que “le poli­tique” n’aimait pas les mau­vais­es nou­velles, nous sommes con­traints de répéter qu’entretenir les déficits de notre secteur, est une pure folie. “La san­té est une chance pour la crois­sance” affir­mait l’intellectuel français, soulig­nant notre légitim­ité à nous faire enten­dre. “Soyez posi­tifs” nous enseignait le coach en man­age­ment invité de la FHP-MCO : “vous n’êtes pas des aven­turi­ers de la pan­tou­fle” ! Mes­sage reçu 5 sur 5. Ce bon sens nous a dis­trait des nuages som­bres qui s’amoncellent au-dessus de nos têtes mais nous a surtout regon­flé et vit­a­m­iné pour recom­mencer depuis le début notre tra­vail en direc­tion des nou­velles équipes du min­istère. Nous pren­drons au mot François Fil­lon qui déclarait dans son grand oral hier à l’Assemblée Nationale ; “Nous ne devons pas laiss­er dériv­er les comptes de l’as­sur­ance mal­adie par dém­a­gogie. Notre respon­s­abil­ité col­lec­tive ne peut pas être esquiv­ée”.

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
 

 

PLFSS 2011 voté

Le PLFSS a été adop­té hier par l’Assem­blée Nationale et ce matin par le Sénat. Voici les grandes lignes qu’il faut retenir :

  • l’entente préal­able en SSR est main­tenue,
  • le dis­posi­tif d’ex­péri­men­ta­tion des maisons de nais­sance est main­tenu mais amé­nagé en réac­tion à notre amende­ment
  • le dis­posi­tif sur les sanc­tions T2A est main­tenu selon la rédac­tion gou­verne­men­tale motivée par le dépôt de nos 4 amende­ments (la notion du car­ac­tère réitéré du man­que­ment a été retenue)

 

Candidatez à l’ENCc

Le CA du 15 sep­tem­bre actait une réin­té­gra­tion de notre secteur privé MCO à l’ENCc sous cer­taines con­di­tions. Le 15 novem­bre dernier, nous obte­nions de l’ATIH une aug­men­ta­tion de l’échantillon de 50%, soit 22 étab­lisse­ments de plus, por­tant ain­si le nom­bre total à 68. Les étab­lisse­ments peu­vent béné­fici­er de MIG ( D.162–8 du code de la sécu­rité sociale). Les clin­iques privées avaient perçu en 2008 près de 1 560 844 euros au titre de « con­tri­bu­tion aux actions expéri­men­tales et à l’élaboration des out­ils de régu­la­tion, notam­ment les études nationales de coûts ». Par ailleurs, l’ATIH s’engage à fournir aux étab­lisse­ments par­tic­i­pant un retour indi­vid­u­al­isé. La pro­fes­sion se doit d’être pro-active et se don­ner les moyens de défendre son secteur. La défense de nos tar­ifs est sub­or­don­née aux résul­tats de l’ENCc. Pour vous aider à pren­dre une déci­sion et éval­uer votre capac­ité à agir sur ce dossier, vous trou­verez ci-joint le ques­tion­naire ATIH que vous voudrez bien retourn­er à l’attention de Thibault Geor­gin (thibault.georgin.mco@fhp.fr).
À télécharg­er : Ques­tion­naire ATIH

Le changement dans la continuité

Nous pou­vons enfin nous remet­tre au tra­vail depuis la nom­i­na­tion des mem­bres des cab­i­nets min­istériels : Nora Berra s’est entourée de François-Xavier Sell­eret (directeur de cab­i­net), ancien chargé du pôle hôpi­tal au cab­i­net de Xavier Bertrand alors min­istre de la san­té et Cather­ine Ostin (chef de cab­i­net). 

Chirurgie ambulatoire : une accélération

C’é­tait le thème d’un col­loque ANAP/AFCA/HAS et de la table ronde FHP-MCO au sein des Ren­con­tres FHP la semaine dernière : la marge de pro­gres­sion de la chirurgie ambu­la­toire est encore très impor­tante mais le secteur privé perd des parts de marché. Sur les 18 gestes mar­queurs, les clin­iques réal­i­saient en 1999 79% des parts de marché ambu­la­toire, 80% en 2004 puis 76% en 2009, traduisant un redresse­ment des parts de marché du secteur pub­lic. Avec 35% des patients pris en charge en ambu­la­toire en France en 2009, le retard de notre pays se con­firme par rap­port aux États-Unis (83%), à la Grande-Bre­tagne (79%), aux pays du Nord de l’Eu­rope (70%) et au Por­tu­gal (45%). 

Des effectifs en évolution

L’é­cart crois­sant entre le nom­bre des médecins entrants (+1,8% en un an) et sor­tants (+6,6% en un an) soulève de vives ques­tions con­cer­nant le renou­velle­ment des effec­tifs pro­fes­sion­nels. Pour­tant glob­ale­ment, l’ef­fec­tif des médecins a aug­men­té mais ils s’in­stal­lent de façon très iné­gale sur le ter­ri­toire : la Picardie, le Cen­tre et la Haute-Nor­mandie présen­tent les plus faibles den­sités médi­cales.
Les effec­tifs des infir­mières aug­mentent égale­ment selon la DREES : 2,6% par an en moyenne sur les vingt dernières années à par­tir des listes ADELI. L’aug­men­ta­tion de 3,1% sur la péri­ode 2000–2009, très supérieure à celle de la pop­u­la­tion française (+0,7%) con­forte un accroisse­ment de la den­sité de cette pro­fes­sion. Et pour­tant un très fort sen­ti­ment de pénurie ! Quelques expli­ca­tions : vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion, iné­gale répar­ti­tion sur le ter­ri­toire, 54% des effec­tifs exer­cent à l’hôpi­tal en 2009 et seule­ment 17% dans les clin­iques, 15% tra­vail­lent dans le secteur libéral, 10% sont salariés non hos­pi­tal­iers. 

Hypothéquer l’avenir

Organ­isme mécon­nu, créée en 1996, la CADES a une fonc­tion essen­tielle : amor­tir la dette sociale, soulageant au pas­sage la tré­sorerie de l’Agence cen­trale des organ­ismes de sécu­rité sociale (ACOSS), le ban­quier de la sécu. Toute­fois, les trans­ferts de ces déficits à la CADES sont étroite­ment encadrés par le Par­lement. La CADES alors emprunte sur les marchés et rem­bourse avec les ressources dont elle dis­pose, notam­ment la CRDS. Entre 1996 et 2010, 135 mil­liards d’euros de dette sociale ont été injec­tés dans ce cir­cuit par vagues suc­ces­sives mais l’a­pure­ment de cette dette aurait coûté 53,6 mil­liards d’euros, à ajouter à la dette elle-même. Ini­tiale­ment lim­itée à 2009, la fin de vie de la CADES a été reportée à 2021… puis 2025, depuis l’énorme trans­fert que les députés ont voté en octo­bre. 

N’en jetez plus !

Jusqu’au 28 novem­bre se déroule la Semaine Européenne de la Réduc­tion des Déchets, l’oc­ca­sion de se pencher sur nos poubelles d’hôpi­tal. Le secteur hos­pi­tal­ier génère chaque année près de 3, 5 % des déchets français, soit près de 1 050 kg par lit et par an. Alors com­ment faire pour que ça ne débor­de un peu moins ? Aucune ges­tion des déchets par tri et recy­clage, même la plus exem­plaire, ne peut rem­plac­er une réduc­tion des embal­lages à la source. C’est pourquoi le monde hos­pi­tal­ier doit pouss­er les fab­ri­cants à se saisir du sujet, rapi­de­ment et effi­cace­ment.

Prochaines formations du Baqimehp

La cer­ti­fi­ca­tion V2010, les nou­veaux enjeux et les démarch­es à met­tre en œuvre
— 2–3 décem­bre 2010 (Paris)
La démarche qual­ité de la prise en charge médica­menteuse : com­ment faire face aux nou­velles con­traintes de la cer­ti­fi­ca­tion et de la régle­men­ta­tion :
— 13–14 décem­bre 2010 Paris
PMSI MCO : per­fec­tion­nement du codage en V11
— 6–7 décem­bre 2010 Paris

JT FHP-MCO “Manager une clinique au féminin”

Mar­di 8 mars 2011 — Paris