Nous réin­té­grons l’ENCC…

Depuis 18 mois, par­ticiper à l’ENCC ou boy­cotter le dis­posi­tif est l’un des grands sujets de préoc­cu­pa­tion du syn­di­cat. C’é­tait le thème prin­ci­pal du dernier con­seil d’ad­min­is­tra­tion le 15 sep­tem­bre dernier. À une large majorité, les mem­bres du con­seil ont don­né man­dat au Bureau et à son Prési­dent pour valid­er une nou­velle par­tic­i­pa­tion aux travaux ENCC con­duits sous l’égide de la DGOS et l’ATIH à compter du 1er Jan­vi­er 2011, selon cer­taines con­di­tions*. Les ver­tus du boy­cott et celles d’une par­tic­i­pa­tion, finale­ment choisie, ont été longue­ment exposées et débattues. À notre invi­ta­tion, et dans la pre­mière par­tie de nos débats, Félix Fau­con, directeur adjoint à la DGOS et Housseyni Hol­la, nou­veau directeur de l’ATIH, nous ont fait part de leurs objec­tifs et présen­té l’intérêt de l’ENCC pour notre pro­fes­sion. L’a­gence KPMG avait préal­able­ment exposé son analyse cri­tique de la méthodolo­gie et des résul­tats de l’é­tude min­istérielle. Leurs résul­tats vien­nent con­firmer notre sen­ti­ment : les biais méthodologiques iden­ti­fiés impactent de façon sen­si­ble les résul­tats. De plus, la ques­tion de l’échan­til­lon­nage relatif à la fois aux étab­lisse­ments et aux GHM pose un réel prob­lème. M. Fau­con a pris la juste mesure des enjeux et a enten­du l’in­quié­tude de la pro­fes­sion. Il nous reste, en votre nom, à trans­former l’es­sai. 

*À savoir : Que les recom­man­da­tions issues des travaux internes de la FHP-MCO, élaborées notam­ment avec le parte­nar­i­at de KPMG, soient pris­es en compte ; qu’une échelle com­mune de référence de coûts soit élaborée ; que la par­tic­i­pa­tion effec­tive au 1er Jan­vi­er 2011 soit sub­or­don­née au fait qu’aucune annonce et déci­sion “majeure” ne soit prise à l’encontre de la pro­fes­sion, comme, par exem­ple, la déci­sion du report de la con­ver­gence à 2018.


Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Une nouvelle vague de palmarès

Le mag­a­zine Le Point a sor­ti hier son pal­marès des hôpi­taux qui sera suivi rapi­de­ment de celui des clin­iques. Le mag­a­zine l’Ex­press pub­li­ait égale­ment hier un pal­marès “les étab­lisse­ments de soin con­tre le can­cer”, con­cer­nant l’ensem­ble du secteur hos­pi­tal­ier pub­lic et privé. Sur­veillez vos kiosques !

Un invité de marque au Club C3P

Claude Evin, aujour­d’hui directeur de l’ARS Île-de-France était accueil­li hier soir dans les locaux de la FHP pour répon­dre à la ques­tion “la réforme est elle pos­si­ble ?”. Naturelle­ment ni oui, ni non, la réponse s’est faite toute en nuances. Claude Evin a mis l’ac­cent sur ses 3 pri­or­ités : réduire les iné­gal­ités d’ac­cès aux soins, accroître la qual­ité et veiller à l’ef­fi­cience de la dépense. “Nous devons jus­ti­fi­er chaque euro dépen­sé” a‑t’il déclaré. Répon­dant à une ques­tion d’un adhérent MCO, il a pré­cisé être davan­tage atten­tif à la per­ti­nence des soins qu’à la ques­tion du vol­ume. Il s’est réjoui par ailleurs de pou­voir échang­er libre­ment avec l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée et con­statait que des pro­pos tenus aujour­d’hui auraient été impos­si­bles il y a quelques années. “Les opin­ions ont évolué, même si ce n’est pas aus­si vite que nous le souhai­te­ri­ons”.

Les violences en milieu hospitalier ne sont plus taboues

La vio­lence gagne du ter­rain au sein des étab­lisse­ments de san­té en France annonce le rap­port de l’Ob­ser­va­toire nation­al des vio­lences en milieu hos­pi­tal­ier. En 2009, 4.742 “faits de vio­lence” ont été sig­nalés dans les hôpi­taux, clin­iques et autres struc­tures de soin. Soit une pro­gres­sion de 38 % par rap­port aux années précé­dentes (3.433 actes en 2008 et 3.253 en 2007). Pré­cisons d’emblée que le nom­bre d’étab­lisse­ments déclarants a aug­men­té de 29 % l’an dernier. En pra­tique, dans 85 % des cas, les actes répréhen­si­bles por­tent sur des per­son­nes (coups, insultes ou injures et men­aces) et 15 % con­cer­nent des dégra­da­tions ou des vols de matériel. Les trois ser­vices les plus touchés restent tou­jours la psy­chi­a­trie (40 %), les urgences (15 %) et la médecine générale (13 %).

Difficulté au démarrage de l’Ordre des infirmières

L’Or­dre nation­al des infir­miers a présen­té les comptes de son pre­mier exer­ci­ce budgé­taire (mai 2009-avril 2010) qui laisse appa­raître un déficit de 381.186 euros. Ce déficit s’ex­plique par “la poli­tique anti-Ordre” qui a affec­té le bon fonc­tion­nement de l’in­stance, a déclaré la prési­dente de l’Or­dre, Dominique Le Bœuf, faisant référence à la vive oppo­si­tion exprimée par les syn­di­cats à l’en­con­tre de l’in­stance ordi­nale et aux réserves exprimées par la min­istre de la san­té sur le mon­tant de la coti­sa­tion (fixée à 75 euros). Sur une pop­u­la­tion infir­mière éval­uée autour de 500.000 infir­miers, 70.612 pro­fes­sion­nels étaient inscrits au 1er sep­tem­bre et 4.000 dossiers étaient en attente d’in­scrip­tion. Les respon­s­ables de l’Or­dre ont été con­traints de lim­iter au max­i­mum les coûts de l’in­sti­tu­tion et se sont trou­vés dans la néces­sité d’en­gager un crédit auprès d’une banque.

Moins d’émissions pour moins d’admissions

Selon une étude menée par les ONG Health Care With­out Harm et The Health and Envi­ron­ment Alliance, une réduc­tion de 30% des émis­sions de gaz à effet de serre évit­erait 3 776 admis­sions à l’hôpi­tal et 1,2 mil­lion de jours de con­som­ma­tion de médica­ments pour prob­lèmes res­pi­ra­toires.

7 octobre 2010 : Journée c2ds/FHP-MCO

Cette journée d’information/formation a pour thème :
Les régle­men­ta­tions rel­a­tives au développe­ment durable qui entreront en vigueur demain dans vos étab­lisse­ments.

Quels impacts auront ces 4 plans nationaux sur vos étab­lisse­ments ? — la Stratégie Nationale de Développe­ment Durable, — le Plan San­té au Tra­vail 2, — le Grenelle 2 et — le PNSE 2.
À télécharg­er : Pro­gramme

Prochaines formations du Baqimehp

Cer­ti­fi­ca­tion V2010, nou­veaux enjeux et démarch­es à met­tre en
œuvre
— 30 sep­tem­bre-1er octo­bre 2010 (Paris)
Se pré­par­er à la struc­tura­tion des stages des nou­veaux étu­di­ants
infir­miers

‑19–20 octo­bre 2010 (Paris)