Le mot des présidents

L’hospitalisation privée est trop sou­vent reléguée par cer­tains à un statut d’acteur par défail­lance des autres opéra­teurs, notam­ment publics. Mais il n’en est rien. Avec plus de 400 étab­lisse­ments autorisés en can­cérolo­gie, avec des médecins sor­tant des mêmes fac­ultés, avec des infir­miers et aides-soignants for­més au sein des mêmes écoles, nous assumons la prise en charge des patients, de tous les patients, dans les mêmes con­di­tions de qual­ité et de sécu­rité des soins, y com­pris pour des activ­ités rel­e­vant d’une cause nationale comme le can­cer.

La cam­pagne nationale de pro­mo­tion du dépistage du can­cer du sein est aus­si l’oc­ca­sion de démon­tr­er le dynamisme des équipes qui pren­nent en charge les patientes dans nos étab­lisse­ments.

C’est pourquoi, cette année encore, pour la 11ième édi­tion d’Octobre Rose, nous allons vous inviter pen­dant les qua­tre prochaines semaines à par­courir le « Fil Rose ». Nous avons fait appel à nom­bre d’en­tre vous afin de témoign­er de la diver­sité de vos ini­tia­tives pour amélior­er le par­cours de prise en charge des patientes.

Bra­vo à tous pour votre impli­ca­tion.

Et bonne lec­ture !

Le mot de l’AFC-UNHPC

Octo­bre Rose débute sa 11ième année. Depuis 2014, le dépistage s’adresse non seule­ment aux femmes de plus de 50 ans, mais égale­ment à celles de moins de 50 ans qui présen­tent des fac­teurs de risque impor­tant.

10 années de mise en lumière ont per­mis aux femmes de recourir de plus en plus au dépistage, mais aus­si de partager leurs expéri­ences, pour faire reculer ce can­cer. Grâce à la décou­verte de tumeurs de plus en plus petites, les traite­ments sont moins lourds, les séquelles moins impor­tantes, mais surtout la baisse de moral­ité du sein se con­firme depuis 2005.

Néan­moins, le taux de 70 % de femmes qui répon­dent au dépistage n’est pas encore atteint. En 10 ans, on arrive dif­fi­cile­ment à obtenir un taux 55 %, avec de gross­es dis­par­ités selon les ter­ri­toires.

Atten­tion pour­tant aux pub­li­ca­tions anti-cam­pagne de dépistage qui met­tent en lumière le risque de sur­diag­nos­tic, et le peu de gains (soit-dis­ant) en ter­mes de décès évités.

Pour cette année 2015, le min­istère fait deux annonces :

  • Une con­cer­ta­tion citoyenne et sci­en­tifique pour amélior­er le dépistage du can­cer du sein. Cha­cun peut apporter sa con­tri­bu­tion sur le sitewww.concertation-depistage.fr à compter du 29 sep­tem­bre 2015.
  • La prise en charge à 100 % des exa­m­ens de dépistage pour les femmes les plus exposées, à savoir une mam­mo­gra­phie tous les deux ans à par­tir de 50 ans, et les mam­mo­gra­phies réal­isées chez des femmes de moins de 50 ans présen­tant des risques élevés de can­cer du sein.

Espérons que cette mobil­i­sa­tion annuelle va per­me­t­tre de faire encore pro­gress­er le nom­bre de dépistages.

Dr Anne Mal­let, secré­taire nation­al de l’AFC-UNHPC

Pour Octobre Rose, vous ne manquez pas d’idées !

 La Clinique Saint-Pierre de Perpignan ouvre ses portes pour Octobre Rose

« Partager, com­mu­ni­quer, vain­cre », c’est le slo­gan choisi par la Clin­ique Saint-Pierre du groupe MédiPôle-Parte­naires pour Octo­bre Rose, le temps d‘une semaine d‘activité intense au sein de l‘établissement. En effet, la Clin­ique ouvre depuis le 5 octo­bre toutes grandes ses portes aux asso­ci­a­tions de soins de sup­port et autres organ­ismes. « Nous avons souhaité cette année faire con­naître à nos patientes toutes ces asso­ci­a­tions qui jouent un rôle très impor­tant dans leur prise en charge autour du can­cer », expliquent Char­lène Sar­razin et Elis­a­beth Bouis­set, infir­mières diplômées d’E­tat coor­di­na­tri­ces à la Clin­ique.
En effet, une mul­ti­tude d’ateliers : yoga, pilates, gym, soins-esthé­tiques, sophrolo­gie sont au pro­gramme et des con­férences-débats sont pro­gram­mées en soirée sur des thèmes tels que le retour à l’emploi, l’activité physique après un can­cer et le dépistage. Bon nom­bre d’organismes et d’associations tien­dront un stand dans le hall de la Clin­ique : La Ligue, Dépistage 66, La Par­en­thèse, Comité Féminin 66, Les Petits Bon­nets de l’Espoir, La Gym après le can­cer, etc. pour informer de leurs actions.
« Nous souhaitons égale­ment que ce tra­vail col­lec­tif ren­force la col­lab­o­ra­tion et la com­mu­ni­ca­tion inter-pro­fes­sion­nelle au sein de la Clin­ique. » Et pour clô­tur­er cette semaine rose dans la bonne humeur et sur le signe de l‘action, la direc­tion de la Clin­ique a souhaité réu­nir le plus grand nom­bre dimanche 11 octo­bre pour une marche et un pique-nique offert par l’établissement au bord du lac de Raho.
Une expo­si­tion pho­tos de patientes de la Clin­ique qui ont souhaité pos­er pour témoign­er en images de leur com­bat con­tre la mal­adie est pro­posée par ailleurs pen­dant tout le mois d’octobre dans le hall de la Clin­ique.

Une marraine pour la Clinique Hartmann pour Octobre Rose

Pour la six­ième année con­séc­u­tive, la clin­ique Hart­mann à Neuil­ly-sur-Seine (Groupe Ambroise Paré, Pierre-Cher­est, Hart­mann) organ­ise, ce mer­cre­di 7 octo­bre, un col­loque ouvert à toutes et à tous sur le dépistage du can­cer du sein. Les équipes médi­co-chirur­gi­cales et paramédi­cales de la clin­ique Hart­mann tra­vail­lent main dans la main à l’organisation de cette belle man­i­fes­ta­tion. Claire Chaz­al, mar­raine et mod­éra­trice de l’opération depuis six ans déjà, sera présente aux côtés des équipes médi­cales pour ani­mer et guider les com­mu­ni­ca­tions. Les thèmes abor­dés, bien qu’ayant un axe sci­en­tifique, sont au plus proche des préoc­cu­pa­tions des patientes. Les inter­venants, tous des médecins du groupe, traiteront de l’actualité et des pro­grès dans les traite­ments du can­cer du sein, mais l’axe majeur de la journée sera l’art et la thérapie. En parte­nar­i­at avec l’association Skin, une expo­si­tion de tableaux réal­isés par des patientes atteintes du can­cer est pro­posée. « Nous avons fait un virage à 180° cette année en changeant rad­i­cale­ment de thème, mais l’esprit reste le même », explique Eric Journeaux, directeur du CMC Hart­mann. La présence de nom­breuses asso­ci­a­tions per­met au pub­lic d’échanger, de recueil­lir des infor­ma­tions, de pren­dre la parole sur son vécu et de vivre au grand jour son can­cer et ses souf­frances : ADK92, Europa Don­na, Belle & Bien, L’Etincelle, Vivre Comme Avant, Les Ate­liers de l’Embellie, le réseau SCOP et Skin. Les équipes soignantes de Hart­mann ont courageuse­ment porté le rose lors de la fameuse course Odyssea, 43 000 coureurs et marcheurs, qui a eu lieu le week-end dernier, pour encour­ager les femmes vic­times de can­cer du sein à repren­dre une activ­ité sportive.

La Nouvelle Clinique St-François informe pour Octobre Rose

Un stand d’information tenu par les bénév­oles d’ADOCC 28, à des­ti­na­tion des patients et des pro­fes­sion­nels de l’établissement, sera instal­lé le 16 octo­bre 2015 dans le hall de la Clin­ique St-François à Mainvil­li­er (28). La direc­tion pro­pose à tous les pro­fes­sion­nels de san­té de la Clin­ique de par­ticiper à cet évène­ment en por­tant les couleurs d’Octobre Rose, T‑shirts ros­es pour les postes d’accueil et les secré­taires médi­cales et tenues jeta­bles ros­es pour les équipes soignantes des étages et du bloc opéra­toire. En parte­nar­i­at avec le prestataire de restau­ra­tion, un « repas rose » est par ailleurs organ­isé pour les pro­fes­sion­nels déje­u­nant au self de l’établissement.

Une « Ligne Rose » pour la Polyclinique la Ligne Bleue

Afin d’assurer la prise en charge rapi­de et coor­don­née des mal­adies du sein sur le ter­ri­toire d’Epinal dans les Vos­ges, le Cen­tre Vos­gien des Mal­adies du Sein local­isé à Poly­clin­ique la Ligne Bleue, une coopéra­tion pluridis­ci­plinaire public/privé réussie, a été inau­guré en mars 2015. Nou­veauté égale­ment, une ligne télé­phonique dédiée au cen­tre : la « Ligne Rose », mise à dis­po­si­tion du patient ou de son médecin trai­tant pour lui per­me­t­tre d’obtenir un ren­dez-vous rapi­de. Après la détec­tion d’une image sus­pecte lors d’une mam­mo­gra­phie, le nou­veau cen­tre garan­tit un ren­dez-vous dans les 48 heures avec l’un des qua­tre chirurgiens du cen­tre, de même la mise en route du pro­gramme thérapeu­tique et d’une opéra­tion en moins de huit jours. Le cen­tre abrite égale­ment le seul ser­vice de médecine nucléaire du départe­ment ain­si que deux nou­velles salles cap­teurs entière­ment numérisées et une IRM. Le mois d’octobre sera l’occasion de com­mu­ni­quer en interne mais aus­si auprès des médecins de ville et de la pop­u­la­tion du ter­ri­toire sur ce pro­gramme.

L’interview

Que prévoit le Plan Cancer 3 pour ce qui est des patients ressources ?

Le Plan can­cer 3 — 2014–2019, à l’instar des autres Plans can­cer qui ont été à l’origine de pro­jets impor­tants ayant mod­i­fié pro­fondé­ment le cadre de la prise en charge des patients (dis­posi­tif d’annonce pour le Plan Can­cer 1, aujour­d’hui critère d’autorisation), a con­fié à La Ligue un pro­jet d’expérimentation autour du patient ressource, action 7.15. Deux domaines d’expérimentation ont été sélec­tion­nés : le patient ressource accom­pa­g­na­teur du malade sur son par­cours de soins et le patient ressource for­ma­teur des pro­fes­sion­nels de san­té en poste ou en cours de for­ma­tion, comme les internes. L’idée est que les jeunes médecins passent le plus rapi­de­ment pos­si­ble de la théorie à la pra­tique et appréhen­dent la mal­adie du can­cer, telle qu’elle est vécue par les malades.

Quelles sont vos avancées ?

 La Ligue est pilote de ce pro­jet qui a démar­ré il y a un an, mais c’est un tra­vail col­lab­o­ratif que nous menons, avec l’ensemble des fédéra­tions hos­pi­tal­ières mais aus­si les asso­ci­a­tions de patients dont cer­taines ont déjà beau­coup tra­vail­lé sur la ques­tion du patient ressource. Dans tous les cas il faut avoir l’aval des étab­lisse­ments pour que cela fonc­tionne. Trois régions : PACA, Pays de la Loire, Alsace-Cham­pagne-Ardenne-Lor­raine, servi­ront de ter­rain d’expérimentation mais nous n’excluons pas d’inclure des étab­lisse­ments volon­taires d’autres régions. Nous avons défi­ni le cadre et les mis­sions des patients ressources, validé des fich­es types qui doivent nous per­me­t­tre de sélec­tion­ner les bons pro­fils de patients. Une éval­u­a­tion sera réal­isée et portera sur le béné­fice pour les soignants et les malades de la présence du patient ressource mais égale­ment sur le patient ressource afin de voir les con­séquences sur sa qual­ité de vie. Il nous reste encore bien des ques­tions ouvertes, telles la durée des mis­sions et les types de for­ma­tions à pro­pos­er. En effet le volet for­ma­tion est très impor­tant dans cette démarche qui implique la prise de parole en pub­lic mais aus­si l’écoute, car si le patient ressource accom­pa­g­na­teur de malade a de fac­to le ressen­ti de la mal­adie, il doit en par­tie pou­voir faire abstrac­tion de sa pro­pre expéri­ence pour aider le malade. Il peut être présent et l’accompagner dès le dis­posi­tif d’annonce jusqu’aux séances d’ édu­ca­tion thérapeu­tique tout au long de son par­cours, en binôme avec les équipes médi­cales, mais aus­si et surtout, il doit être por­teur d’espoir et de con­fi­ance. Le patient ressource for­ma­teur quant à lui a un autre pro­fil et c’est son expéri­ence per­son­nelle de la mal­adie, les dif­fi­cultés ren­con­trées, qui intéressent les per­son­nels de soins en for­ma­tion. Les for­ma­tions des deux types de patients ressources doivent débuter début 2016 et un suivi réguli­er sera fait. Des psy­cho­logues seront bien enten­du inté­grés au pro­jet. 

Qu’en est-il pour le cancer du sein en particulier ?

Dans l’accompagnement des patients atteints du can­cer, il y a déjà énor­mé­ment de patients qui sont des patients ressources sans le savoir. L’ac­com­pa­g­ne­ment autour du can­cer s’est énor­mé­ment organ­isé ces dernières années. D’un côté nous avons une meilleure com­préhen­sion de la mal­adie, de l’autre les patients ont de meilleures chances de guéri­son. Pour ce qui est du can­cer du sein en par­ti­c­uli­er, les femmes s’investissent énor­mé­ment et la mul­ti­pli­ca­tion des cas de nou­veaux can­cers du sein chaque année laisse mal­heureuse­ment présager un besoin d’accompagnement plus grand mais aus­si un ter­rain de recrute­ment plus large. Nous ne sommes pas encore assez avancés dans le pro­jet pour faire des pronos­tics pré­cis par rap­port aux besoins et à accep­ta­tion de ce pro­jet.