GRAND ANGLE

Une recherche active

Même si l’année 2016 n’est pas mar­quée par de grands change­ments dans le finance­ment et l’organisation des pro­jets de recherche en can­cérolo­gie dans les étab­lisse­ments de san­té privés, elle est mar­quée par leur impli­ca­tion de plus en plus sig­ni­fica­tive dans des pro­grammes de recherche clin­ique. Toute­fois, les équipes sont con­fron­tées à un goulot d’étranglement au niveau des seuils et à la dif­fi­culté d’accès direct aux finance­ments MERRI.

De plus, s‘il faut s’impliquer dans la recherche, il ne faut pas oubli­er l’enseignement. Même si le secteur privé essuie sou­vent des refus de la part des fac­ultés, sous cou­vert de la loi qui nous l’autorise, il ne doit pas s’interdire de for­mer des internes et d’accueillir des thésards. On peut faire de l’enseignement, de la recherche et innover ! Il n’y a pas d’interdits et nous devons mon­tr­er aux ARS que nous sommes dynamiques, struc­turés, déter­minés mais aus­si incon­tourn­ables.

Pour mémoire, les 41 étab­lisse­ments répon­dants à l’enquête menée par l’AFC-UNHPC et la FHP-MCO en 2015, dis­po­saient d’une file active moyenne de 1 150 patients et plus de 780 nou­veaux patients par an ; 47 % des étab­lisse­ments ont plus d’un ETP d’attaché de recherche clin­ique (ARC) et un tiers des cen­tres les finance lui-même, sans co-finance­ment ; il y a en moyenne 19 essais de recherche clin­ique en cours par cen­tre. Notons que 8 % des cen­tres pilo­tent plus de 51 essais.

La recherche clin­ique est une porte d’entrée pour les patients afin d’avoir accès à des thérapeu­tiques inno­vantes, par­fois non encore acces­si­bles pour le plus grand nom­bre et ce, quelle que soit la taille de la struc­ture. Elle per­met à des équipes médi­cales de con­stru­ire la can­cérolo­gie de demain dont l’évolution est très rapi­de.

Dr Anne Mal­let, Secré­taire Nation­al de l’AFC-UNH­PC

POUR OCTOBRE ROSE, VOUS NE MANQUEZ PAS D’IDÉES 

L’envie sous toutes ses formes

Groupe Con­flu­ent, Nou­velles Clin­iques Nan­tais­es – Cen­tre Cather­ine de Sienne, Nantes (44)

L’édi­tion 2016 d’Octobre rose au Con­flu­ent était placée sous le signe de l’ENVIE pen­dant et après la mal­adie : envie de bouger, de manger, de chanter, mais aus­si d’écouter, de décou­vrir… De nom­breuses ani­ma­tions et sur­pris­es ont mar­qué la soirée spé­ciale. Les patientes, per­son­nels et prati­ciens étaient unis dans une chorale éphémère, des séances con­seils sur le plaisir d’une activ­ité physique autour de la mal­adie étaient organ­isées, comme un ate­lier nutri­tion­nel autour du manger léger et col­oré. Une expo­si­tion pho­tos rap­pelait que la couleur rose est aus­si très présente dans la ville de Nantes. Des lec­tures de textes accom­pa­g­nées au piano ont ajouté une touche de poésie.

Faire des vagues 

Clin­ique Bel­har­ra, Bay­onne (64)

A deux repris­es les 6 et 20 octo­bre, la Clin­ique Bel­har­ra organ­i­sait une con­férence-débat réu­nis­sant des médecins, des pro­fes­sion­nels paramédi­caux, des per­son­nal­ités du sport, dont Amélie Mau­res­mo, et des représen­tants d’associations pour informer et échang­er autour des thé­ma­tiques du sport et du can­cer, ain­si que sur l’accompagnement pen­dant et après les traite­ments du can­cer. Nou­veauté cette année, les par­tic­i­pants pou­vaient envoy­er leurs ques­tions à l’avance par mail, afin d’interagir avec les inter­venants. En par­al­lèle, tous les jeud­is après-midi du mois d’octobre, les soignants ont ani­mé des stands d’information au sein de la clin­ique.

Point de rencontre 

Poly­clin­ique Saint Odilon, Moulins (03)

La Poly­clin­ique Saint Odilon, parte­naire de l’événement, était le point de ral­liement de la marche rose La Mouli­noise, le 2 octo­bre dernier. Se plac­er au cen­tre de la course était sym­bol­ique­ment une manière d’indiquer que le Cen­tre des mal­adies du sein de la poly­clin­ique est aus­si au cen­tre du par­cours de la patiente. Une vente de porte clés était organ­isée afin de récupér­er quelques gains pour l’association Gym après can­cer.

 

Informations à tous les étages

Clin­ique chirur­gi­cale de Mar­tigues (13) 

L’objectif était claire­ment affiché : mobilis­er l’ensemble des pro­fes­sion­nels pour une cause com­mune. Pour cela, la clin­ique organ­i­sait la délivrance d’informations à tous les étages : cam­pagne d’affichage et mise à dis­po­si­tion des sup­ports offi­ciels, stand d’information ani­mé par l’IDE d’annonce de l’établissement sur une journée, par­tic­i­pa­tion de l’association « une pause pour soi » qui pro­pose des soins de sup­port aux per­son­nes atteintes d’un can­cer. Une dizaine de pro­fes­sion­nels de la clin­ique par­tic­i­paient le 9 octo­bre à une marche de sou­tien aux per­son­nes atteintes d’un can­cer pour aider l’association.

 

Lancement de Parenthèse 53, maison des patients

Poly­clin­ique du Maine, Laval (53)

Venez le 12 si vous voulez en savoir plus … Pour leur 1re par­tic­i­pa­tion à Octo­bre rose, les équipes de la Poly­clin­ique du Maine avaient préal­able­ment dif­fusé un quiz volon­taire­ment sans répons­es pour entretenir le buzz tout au long de leur journée dédiée. Les répons­es dévoilées le 12 étaient com­men­tées par une infir­mière du Cen­tre de chimio­thérapie ambu­la­toire de la Mayenne. Une manière d’é­val­uer ses con­nais­sances et de mesur­er ses préjugés sur le can­cer du sein et le dépistage. Cette édi­tion 2016 d’Octobre rose était égale­ment un trem­plin par­fait pour lancer offi­cielle­ment l’association « Par­en­thèse 53, mai­son des patients », créée par la poly­clin­ique et qui pro­posera des soins de sup­ports gra­tu­its, des ate­liers de sport adap­tés, des ate­liers de pro­thès­es capil­laires, etc., mais sera aus­si un lieu de ren­con­tres et de « cafés causeries » ani­més par une psy­cho­logue et une assis­tante sociale.

 

Un octobre rose intergénérationnel

Clin­ique les Aca­cias, Cucq (62)

Un parte­nar­i­at orig­i­nal pour Octo­bre rose cette année à la Clin­ique les Aca­cias, avec l’EHPAD voi­sine pour l’organisation d’une marche de sen­si­bil­i­sa­tion le 14 octo­bre. Acces­si­ble à tous, y com­pris aux per­son­nes à mobil­ité réduite, cette marche a réu­ni petits et grands, familles des per­son­nels de la clin­ique et des rési­dents de l’EHPAD clô­turée par un goûter gour­mand et des mas­sages de mains, en geste sym­bol­ique d’unité pour lut­ter con­tre le can­cer du sein.

À mon âge

Clin­ique de Vit­rolles, Vit­rolles (13)

La Clin­ique de Vit­rolles a décidé d’afficher en grand son engage­ment pour Octo­bre rose, à l’aide d’une grande ban­de­role « Le dépistage sauve des vies » déployée sur la façade du bâti­ment. Par­mi les mul­ti­ples actions et parte­nar­i­ats menés pour l’occasion, une infir­mière d’annonce se ren­dra hors les murs pour ani­mer un stand en coopéra­tion avec une asso­ci­a­tion étu­di­ante à Aix-en-Provence et une équipe du bloc opéra­toire a par­ticipé à la course « La Foulée Ressource ». La Clin­ique héberge égale­ment pen­dant octo­bre une expo­si­tion pho­to de l’association « À mon âge », qui accueille, écoute, bichonne (maquil­lage, coif­fure, mas­sage, bois­sons, bon­bons, petits gâteaux .….) afin de pos­er un nou­veau regard pen­dant une séance pho­to sur les per­son­nes qui en ont besoin.


Belles en rose

Clin­ique Pas­teur, Ris-Orangis (91) 

La Clin­ique Pas­teur décidait de met­tre l’accent sur des activ­ités sportives : marche, course, remise en forme col­lec­tive, à cha­cun son style. Des approches plus douces étaient égale­ment pro­posées avec un ate­lier de réflex­olo­gie plan­taire et d’initiation à la sophrolo­gie. Par­al­lèle­ment, les équipes ont souhaité rap­pel­er l’importance de cul­tiv­er la féminité et pro­po­saient des activ­ités de remise en beauté, un défilé de patientes venues présen­ter des tenues adap­tées aux patientes opérées du sein et organ­i­saient une expo­si­tion pho­tos de patientes « Belles en rose ». Enfin, une présen­ta­tion de la radio­thérapie était pro­posée dans un étab­lisse­ment chirur­gi­cal du 3C.

Professionnels médicaux et paramédicaux réunis

Clin­ique de l’Essonne, Evry (91)

Out­re la délivrance d’informations, l’Hôpital Privé d’Evry réu­nis­sait au sein de l’établissement les pro­fes­sion­nels médi­caux et paramédi­caux impliqués dans la prise en charge du can­cer du sein. Une ini­tia­tive ani­mée par la psy­cho­logue, l’infirmière d’accompagnement et le médecin gyné­co­logue et en lien avec le Cen­tre de sénolo­gie de l’établissement.