Agnès Azoulai, directrice générale, Cegi Santé

Décrivez-nous Cegi San­té ?

Le groupe Cegi existe depuis 1976. Édi­teur général­iste, Cegi San­té développe pour l’ensemble des étab­lisse­ments du secteur san­i­taire, majori­taire­ment du secteur privé, des solu­tions inté­grées qui cou­vrent l’intégralité du par­cours patient : ges­tion finan­cière, du dossier médi­cal, et spé­ciale­ment pour le secteur MCO ges­tion du bloc opéra­toire, bran­car­dage, codage… Cegi dis­pose de son pro­pre data cen­ter et pro­pose des solu­tions qui intè­grent les nou­velles tech­nolo­gies, tout en étant interopérables, évo­lu­tives et con­formes aux régle­men­ta­tions. Notre voca­tion à Cegi est de per­me­t­tre aux étab­lisse­ments d’accélérer leur virage numérique, aus­si, les solu­tions dig­i­tales qui per­me­t­tent de dimin­uer les con­tacts — préad­mis­sions et paiements en ligne, dématéri­al­i­sa­tion des fac­tures, val­i­da­tion de pre­scrip­tions par les médecins, etc. – sont pré­dom­i­nantes. 

Quelles sont vos plus récentes solu­tions ?

Notre dernière solu­tion « NeXT » mise en place depuis moins d’un an per­met aux étab­lisse­ments d’accélérer la dig­i­tal­i­sa­tion du par­cours patient, d’améliorer la qual­ité des soins et de faire gag­n­er du temps aux soignants, mais aus­si de s’adapter aux con­traintes liées à la crise san­i­taire. Dif­férents mod­ules — dossier patient infor­ma­tisé (DPI), ges­tion admin­is­tra­tive du patient, PMSI et serveur d’actes — peu­vent être inté­grés aux sys­tèmes exis­tants. Les mod­ules ne sont pas tous instal­lés en même temps. Nous priv­ilé­gions une évo­lu­tion ergonomique et fonc­tion­nelle, qui se fait au fil de l’eau et favorise l’appropriation des out­ils.

Nous avons tra­vail­lé sur le con­cept d’usage avec des étab­lisse­ments pilotes et notre club util­isa­teurs pour le développe­ment de NeXT, qui per­met une prise en main plus facile parce qu’intuitive. Les pre­mières fonc­tion­nal­ités dévelop­pées con­cer­nent les per­son­nels mobiles : soignants, médecins, respon­s­ables du codage au bloc… Nous sommes chargés de l’aspect tech­nique dans le développe­ment de nos solu­tions, mais nous gar­dons un œil méti­er, essen­tiel dans le secteur de la san­té. Des pro­fes­sion­nels de san­té sont inté­grés à nos équipes de développeurs, voire cer­tains développeurs vien­nent du monde de la san­té. Plus de 350 étab­lisse­ments de san­té utilisent nos solu­tions à ce jour.

Pour sur­vivre sur ce marché très exigeant et qui demande d’évoluer en per­ma­nence, il faut être en capac­ité de pou­voir inve­stir mas­sive­ment dans la R&D, ce qui n’est pas à la portée de n’importe quelle entre­prise, mais qui au final nous fait tous avancer dans le bon sens. Nous pour­suiv­ons active­ment le développe­ment de notre gamme NeXT pour cou­vrir nos solu­tions et faire con­verg­er l’ensemble de notre SI sur un même socle, avec les tech­nolo­gies les plus récentes et puis l’ergonomie la plus attrac­tive. La plu­part de nos étab­lisse­ments sont en cours de migra­tion.

Quelles sont les prochaines étapes autour de la san­té numérique pour Cegi San­té ?

L’enjeu de la ren­trée est avant tout la label­li­sa­tion Ségur et toutes les expéri­men­ta­tions autour de la san­té numérique. Nous sommes inscrits sur la plate­forme de con­ver­gence de l’ANS, qui guide aujourd’hui l’essentiel de notre développe­ment. Cegi San­té est de fait très impliqué sur l’ensemble des sujets du Ségur numérique. Le pro­gramme HOP’EN et plus par­ti­c­ulière­ment celui du Ségur ont per­mis d’exposer les ori­en­ta­tions que nous avions pris­es par antic­i­pa­tion depuis un cer­tain temps, dans l’optique de par­ticiper de manière effec­tive à la mod­erni­sa­tion et à la trans­for­ma­tion numérique du sys­tème de san­té. Les attentes Ségur per­me­t­tent de nous faire encore plus pren­dre con­science de ce rôle majeur que nous avons en tant qu’éditeur pour accom­pa­g­n­er les étab­lisse­ments dans l’atteinte de leur cible. Cegi a par ailleurs signé fin 2020 la charte « Engagé pour la e‑santé » du min­istère des Sol­i­dar­ités et de la San­té.

Et vos pro­jets d’avenir ?

Notre objec­tif dans les années à venir, est de cap­i­talis­er sur tous les chantiers qui sont engagés, de même se ren­forcer sur l’écosystème de la san­té mod­erne qui émerge avec le Ségur. Nous pour­suiv­ons en même temps le recou­vre­ment de notre gamme sur l’ensemble des mod­ules de façon à faire con­verg­er tout le SI sur un même socle avec les tech­nolo­gies les plus récentes et l’ergonomie la plus attrac­tive. La crois­sance externe est un levi­er que nous étu­dions sérieuse­ment pour com­pléter notre exper­tise sur cer­tains sujets.