Philippe AUZIMOUR, Directeur général — BRANCHET

Com­ment Branchet met-il en pra­tique le « tra­vailler ensem­ble » ?

Un assureur se révèle en tra­vail­lant ensem­ble notam­ment en péri­ode de crise ou lors de con­tentieux. Durant la crise du Covid, les étab­lisse­ments ont sol­lic­ité Branchet afin d’obtenir une tolérance dans la cou­ver­ture des anesthé­sistes appelés en ren­fort en ser­vice de réan­i­ma­tion. Bien que la réan­i­ma­tion soit exclue de la cou­ver­ture des anesthé­sistes, Branchet a accep­té de les assur­er dans ce con­texte excep­tion­nel et a organ­isé des for­ma­tions pour rap­pel­er les risques liés à cette activ­ité. Il est donc inex­act de penser que les intérêts de l’assureur des médecins et de celui de l’établissement sont sys­té­ma­tique­ment diver­gents.

Notre col­lab­o­ra­tion avec les étab­lisse­ments existe de longue date, en par­ti­c­uli­er dans le domaine de la préven­tion. Bien que Branchet n’assure pas directe­ment les clin­iques, nous sommes engagés à faire baiss­er la sinis­tral­ité en con­ce­vant un cat­a­logue de for­ma­tions à la pointe de l’innovation. Dernière en date, la for­ma­tion aux com­pé­tences non tech­niques (soft skills) dans notre truck trans­for­mé en un cen­tre de sim­u­la­tion itinérant. À son bord : un bloc opéra­toire, un man­nequin haute-fidél­ité et un dis­posi­tif d’IA, tout est mod­u­la­ble. Cette for­ma­tion s’adresse aus­si bien à l’équipe du bloc opéra­toire qu’aux salariés d’une clin­ique.

Toute­fois, nous esti­mons que la mutu­al­i­sa­tion des risques entre l’établissement et le prati­cien est une approche dan­gereuse qui en rend l’évaluation com­plexe. Branchet a fait le choix d’attribuer un prix au risque et d’assurer unique­ment les médecins. En matière de con­tentieux, pour les acci­dents sans grav­ité, nous pro­posons — avec l’accord du médecin — de rechercher une trans­ac­tion ami­able afin d’éviter des procé­dures longues et coû­teuses. En revanche, lorsque le préju­dice est grave, la présence d’un assureur unique pour l’établissement et le médecin amène à rapi­de­ment épuis­er les capac­ités d’assurance. Une défense dis­tincte per­met d’évaluer objec­tive­ment les respon­s­abil­ités respec­tives des par­ties : l’établissement, le médecin et le patient. La sécu­rité du patient, la répu­ta­tion du prati­cien et le moral des équipes pri­ment sur d’éventuelles économies liées à une défense mutu­al­isée.

Par ailleurs, un rap­port de l’Autorité de con­trôle pru­den­tiel et de réso­lu­tion (ACPR) qui est l’autorité de régu­la­tion des assureurs, s’inquiète de la dégra­da­tion du ratio sinistres/primes chez cer­tains assureurs (Rap­port ACPR n°169). Une mutu­al­i­sa­tion exces­sive empêche d’agir préven­tive­ment sur cer­tains risques iden­ti­fi­ables. Une dif­féren­ci­a­tion des approches est béné­fique tant pour la sécu­rité du patient que pour celle de l’assuré.

C’est égale­ment pour cela que Branchet accom­pa­gne les étab­lisse­ments dans la clar­i­fi­ca­tion et la mise en œuvre des recom­man­da­tions : nous savons que les pro­fes­sion­nels qui ne les respectent pas sont dif­fi­ciles à défendre.

Enfin, à la demande des étab­lisse­ments de san­té, Branchet peut désor­mais, sur man­dat du médecin ou autori­sa­tion de la CME, fournir à échéance les cer­ti­fi­cats d’assurance, évi­tant ain­si une démarche admin­is­tra­tive chronophage et tout risque de délit d’exercice sans cou­ver­ture.

Pour en savoir plus sur les for­ma­tions pro­posées par Branchet, con­tac­ter Aurélie MICHOULIER, chargée des rela­tions avec les étab­lisse­ments (aurelie.michoulier@branchetsolutions.fr, +33 (0)7 48 76 02 47)