Octo­bre rose revis­ité
Hôpi­tal Privé Océane, Vannes (56)

« Faire du bruit pour Octo­bre Rose », tel est l’objectif de l’Hôpital Privé Océane pour cette édi­tion 2020. Pour ce faire, le comité d’organisation a lancé un appel à con­tri­bu­tions créa­tives pour associ­er le plus grand nom­bre à une démarche orig­i­nale. « Nous pro­posons cette année à nos inter­nautes un pro­jet un peu tech­nique ! L’idée est qu’ils nous envoient des clichés pho­tographiques en noir et blanc avec une touche de rose, des pho­tos qui sym­bol­isent le thème Octo­bre rose, cha­cun selon son inspi­ra­tion », explique Chris­tine Guil­lot, respon­s­able qual­ité et ges­tion des risques. À par­tir du 12 octo­bre, tous les soirs à 20h, une pho­to sera pub­liée  sur le compte Face­book de l’hôpital privé.

L’Hôpital Privé Océane fait égale­ment vivre la cam­pagne dans son hall d’accueil avec un espace d’information qui reprend les mes­sages de préven­tion et de dépistage de La ligue con­tre le can­cer.

Cha­cune a son his­toire
Clin­ique du Palais, Grasse (06)

C’est en mode « entre­tien face à face » que la Clin­ique du Palais a souhaité organ­is­er Octo­bre Rose cette année. Ven­dre­di dernier, Nat­acha Didi­er, chargée de pro­jet au Cen­tre région­al de coor­di­na­tion du dépistage des can­cers (CRCDC) Sud PACA fai­sait le tour des ser­vices pour échang­er avec les salariées de la clin­ique sur l’importance du dépistage du can­cer du sein et col­lecter leurs témoignages, car en matière de san­té, cha­cune a sa pro­pre his­toire. Ain­si, tout au long du mois, les salariées pour­ront elles-mêmes se faire les ambas­sadrices des bons mes­sages de dépistage auprès des patientes de la clin­ique, qui plan­i­fie, à défaut de pou­voir organ­is­er cette année un événe­ment grand pub­lic, un repas rose avec une dis­tri­b­u­tion de fly­ers.

Et pen­dant tout le mois d’octobre, une ving­taine de salariés de la clin­ique — hommes et femmes — mouil­lent la chemise et ava­lent les km pour s’illustrer avec l’équipe du Palais à la course con­nec­tée organ­isée par le CRCDC Sud PACA.

Faire pass­er le mes­sage
Poly­clin­ique Bor­deaux Caudéran, Bor­deaux (33)

La Poly­clin­ique Bor­deaux Caudéran a fait le cal­cul, sta­tis­tique­ment 7 femmes qui y tra­vail­lent pour­raient être touchées par le can­cer du sein dans leur vie et l’une d’elle pour­rait en mourir. La poly­clin­ique est donc active­ment engagée dans la cam­pagne de dépistage du can­cer du sein et par­ticipe à Octo­bre rose. « Nous espérons impulser une prise de con­science col­lec­tive au sein de l’établissement », explique Agnès Piteux, cadre de soins. « Bien que notre étab­lisse­ment accueille unique­ment des patients en neu­rolo­gie, géri­a­trie et SSR, nous nous sen­tons con­cernés. Le dépistage peut sauver des vies. »

Par­mi les actions choisies, les pro­fes­sion­nels présents à la poly­clin­ique le 1er octo­bre, de jour comme de nuit, se sont vu remet­tre un kit avec 1 masque et 1 char­lotte rose, 1 auto­col­lant et pour la forme, 1 petit bon­bon… rose. D’autre part, l’information fuse durant tout le mois via divers canaux : Face­book, intranet, et par écrit par l’in­ter­mé­di­aire du jour­nal interne glis­sé à la fiche de paye. Une opéra­tion de com­mu­ni­ca­tion ron­de­ment menée.

Octo­bre Rose hors les murs
Hôpi­tal Privé Pas­teur, Évreux (27)

Décloi­son­ner et aller au-devant du grand pub­lic, c’était l’objectif de cette journée de sen­si­bil­i­sa­tion de l’Hôpital Privé Pas­teur dans un cen­tre com­mer­cial de la ville, en respec­tant les gestes bar­rière, same­di 10 octo­bre. Pas moins de 200 femmes ont fait halte devant le stand d’information ani­mé par le Dr Corinne Boedec, spé­cial­iste de la chirurgie plas­tique et recon­struc­trice à l’hôpital privé, et qui a don­né son éclairage sur les dif­férents traite­ments pos­si­bles du can­cer du sein, mais aus­si sur la chirurgie recon­struc­trice et répara­trice ain­si que les soins de sup­port. Des expli­ca­tions bien­v­enues et com­plétées par les mes­sages de La ligue con­tre le can­cer, égale­ment présente sur le stand. « Le pub­lic a été par­ti­c­ulière­ment sen­si­ble à l’appel aux dons pour la recherche con­tre le can­cer, et les com­merces du cen­tre com­mer­cial con­tin­u­ent la col­lecte pen­dant tout le mois d’octobre », explique Angèle Aparo, attachée de direc­tion. La sol­i­dar­ité, c’est la force d’Octobre Rose !

En parte­nar­i­at avec un lab­o­ra­toire, les par­tic­i­pantes on pu s’initier à l’auto-palpation sur une réplique de buste de femme. « Des tumeurs sont cachées à l’intérieur de ce buste en sil­i­cone. Le but est d’apprendre les bons gestes pour dépis­ter pré­co­ce­ment des anom­alies et l’on oublie sou­vent la zone clav­ic­u­laire et les ais­selles. Toute anom­alie d’apparition récente doit alert­er les femmes et les inciter à con­sul­ter leur médecin. » Une brochure d’information remise à chaque par­tic­i­pante devrait per­me­t­tre d’intensifier ce geste sim­ple de dépistage. Une action Octo­bre rose réussie !

Une séance pour tout savoir
Pôle San­té La Ligne Bleue, Épinal (88

Quelle prise en charge du can­cer du sein dans les Vos­ges… et com­ment mieux vivre après ? Le Pôle San­té La Ligne Bleue organ­i­sait le 6 octo­bre une séance d’information ville-hôpi­tal sur ce thème, un temps d’échanges avec une cinquan­taine d’infirmiers libéraux, bien enten­du dans le respect des gestes bar­rière. Cet événe­ment réu­nis­sait près de 12 spé­cial­istes qui ont apporté un éclairage com­plet sur l’offre de soin pour les patientes atteintes d’un can­cer du sein sur le ter­ri­toire d’Épinal. L’ensemble des sujets, le dépistage et l’annonce de la mal­adie, la chirurgie et les traite­ments, puis les soins de sup­port ont été débat­tus pen­dant 4 heures. Un besoin d’information impor­tant au regard de la venue en nom­bre et la forte par­tic­i­pa­tion de la salle.

« Nous sommes très heureux du suc­cès de cette journée qui a attiré plus de 50 infir­miers libéraux. Le respect des règles san­i­taires ne nous a mal­heureuse­ment pas per­mis de pou­voir en accueil­lir davan­tage », expliquent les doc­teurs Héloïse Gis­quet, spé­cial­isée en chirurgie plas­tique recon­struc­trice et esthé­tique et Stéphane Cristinel­li, gyné­co­logue obstétricien, co-organ­isa­teurs de la con­férence avec leurs con­frères les doc­teurs Xavier Kahn et Frédéric Mar­tin, chirurgiens dis­ges­tif, vis­céral et tho­racique. « Les 12 inter­venants ont démon­tré qu’une prise en charge glob­ale pluridis­ci­plinaire et nova­trice des patientes atteintes par le can­cer du sein, peut être effec­tuée de A à Z dans les Vos­ges, au plus proche des patientes, par une équipe de pro­fes­sion­nels de très haut niveau », pour­suit le Dr Gis­quet. « Je salue l’enthousiasme des pro­fes­sion­nels présents, acteurs de cette prise en charge qui prend pleine­ment en compte le bien-être des femmes et des cou­ples qui tra­versent l’épreuve d’un can­cer du sein », con­clut le Dr Cristinel­li.

Ne pas baiss­er la garde
Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé de l’Europe, Le Port Marly (78)

Le Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé de l’Europe qui accueille en son sein des ser­vices d’oncologie et de chimio­thérapie a souhaité renou­vel­er – cette année tout par­ti­c­ulière­ment — sa par­tic­i­pa­tion à Octo­bre Rose. « La pandémie est un frein, mais il ne faut pas baiss­er la garde, surtout cette année, aus­si, nous avons organ­isé le 12 octo­bre une journée de préven­tion, plus mod­este qu’à l’accoutumée soit, mais qui a trou­vé un écho favor­able auprès du pub­lic », explique Nathalie Dur­val, chargée de com­mu­ni­ca­tion. Le ton était don­né dès le matin avec un éclairage rose dans le hall et des tenues assor­ties pour l’ensemble des per­son­nels.

 

Cather­ine SIMONIN
Admin­is­tra­teur de France Assos San­té et vice-prési­dente de la Ligue nationale con­tre le can­cer

Quels impacts ont eu les restric­tions liées à la pandémie Covid pour les patients ?

Les patients pen­dant le con­fine­ment ont dû faire des choix de gré ou de force, suiv­ant leurs patholo­gies et l’offre de soins à dis­po­si­tion. À France Assos San­té, nous avons réper­torié dans un pre­mier temps des prob­lèmes liés à l’accès aux soins, à l’aide des remon­tées de ter­rain de notre col­lège « per­son­nes malades ». En effet, toutes les pris­es en charge pour les patholo­gies autres que la Covid ont été du jour au lende­main reportées ou trans­férées sur des soins à domi­cile, avec des réper­cus­sions par­fois désas­treuses pour les patients. Con­cer­nant le can­cer, les chimio­thérapies injecta­bles ont été trans­for­mées en chimio­thérapies orales lorsque c’était pos­si­ble. Seuls les patients béné­fi­ciant d’une fil­ière sécurisée ont pu con­tin­uer leurs pris­es en charge habituelles.

Con­cer­nant le dépistage organ­isé, l’arrêt d’activité de toutes les struc­tures organ­isatri­ces qui envoient des invi­ta­tions, ain­si que des cen­tres de radio-diag­nos­tics a eu un impact délétère sur le dépistage du can­cer du sein, mais aus­si du côlon et du col de l’utérus.

Glob­ale­ment, la sit­u­a­tion san­i­taire a généré beau­coup d’anxiété par­mi les per­son­nes les plus vul­nérables au virus, déjà très impactées en temps nor­mal. Beau­coup ont arrêté de con­sul­ter. D’autre part, les per­son­nes se décou­vrant une grosseur ou autre, n’avaient plus accès aux con­sul­ta­tions pri­maires, à leurs médecins et aux exa­m­ens com­plé­men­taires qui auraient été néces­saires pour établir un diag­nos­tic rapi­de et amorcer un pro­to­cole de soin.

Donc si l’on cumule les reports de soins, d’interventions chirur­gi­cales, de cures de chimio­thérapie ou radio­thérapie, etc. et les reports de diag­nos­tics, la péri­ode Covid aura eu des con­séquences cer­taines en ter­mes de pertes de chances, de risques de récidives et de non-guérisons.

Et con­cer­nant les pénuries de médica­ments ?

La crise Covid a été le révéla­teur con­jonc­turel d’un prob­lème struc­turel qui existe depuis longtemps. Seule dif­férence, on n’avait jamais été en rup­ture sèche, unique­ment en ten­sion. Les rup­tures d’approvisionnement ont majori­taire­ment touché les pro­duits anesthésiques (Mida­zo­lam, Propo­fol, Curare, etc.) indis­pens­ables pour la prise en charge des patients Covid en réan­i­ma­tion, mais aus­si pour l’anesthésie en général, ce qui pose ques­tion. Des médica­ments anti­cancéreux ont eux-aus­si été touchés, lais­sant les patients dému­nis face à leur mal­adie.

France Assos San­té et ses asso­ci­a­tions mem­bres sont his­torique­ment mobil­isées con­tre les pénuries de médica­ments et de vac­cins et l’association par­ticipe au Copil min­istériel sur les pénuries de médica­ments ini­tié par Agnès Buzyn en juil­let 2019.

France Assos San­té demande aujourd’hui à ce que des stocks soient con­sti­tués car seules des réserves de sécu­rité de 4 mois pour l’ensemble des médica­ments à intérêt thérapeu­tique majeur (MITM) peu­vent prévenir à min­i­ma les pénuries. Le décret à venir oblig­eant les indus­triels du médica­ment à con­stituer un stock de sécu­rité s’oriente par con­tre et sous la pres­sion des indus­triels vers une oblig­a­tion de 2 mois de stock seule­ment pour les médica­ments qui sont régulière­ment en pénurie. Le dis­posi­tif pro­posé aban­donne donc tout objec­tif de préven­tion prôné par France Assos San­té. Les asso­ci­a­tions devront encore et tou­jours porter de la voix pour que, pénible­ment, cer­tains médica­ments béné­fi­cient d’un régime d’« excep­tion ».

L’obligation pour les indus­triels d’assurer un appro­vi­sion­nement appro­prié et con­tinu est pour­tant inscrite au code de la san­té publique ! Il ne faut pas oubli­er que l’accès à la san­té et à l’information (y com­pris sur les pénuries de médica­ments) est un droit fon­da­men­tal des patients.

Quel est votre mes­sage pour la cam­pagne Octo­bre Rose 2020 ?

Nous espérons que la cam­pagne va être suiv­ie, par­ti­c­ulière­ment cette année. Les cen­tres de mam­mo­gra­phie ont été assail­lis de deman­des à leur réou­ver­ture, donc il ne faut pas hésiter à pren­dre ren­dez-vous pour se faire dépis­ter. Les mesures san­i­taires en place sont très effi­caces, cepen­dant on peut se faire dépis­ter en toute sécu­rité.

Crédits pho­to : Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé de l’Europe, Pôle San­té La Ligne Bleue, Hôpi­tal Privé Pas­teur, Poly­clin­ique Bor­deaux Caudéran, Clin­ique du Palais, Hôpi­tal Privé Océane, Cather­ine Simonin.