Clin­ique François 1er, Saint-Dizier (52)
Planter des arbres en musique pour Octo­bre Rose

Un cerisi­er japon­ais et un Gingko Bilo­ba. Ce sont les deux arbres qui ont été plan­tés à la clin­ique François 1er à Saint-Dizier dans le cadre d’Octobre Rose, le 9 octo­bre dernier. Deux arbres haute­ment sym­bol­iques. « Le Cerisi­er japon­ais rap­pelle le Japon et la série de cat­a­stro­phes liées aux radi­a­tions que le pays a tra­ver­sée, depuis Hiroshi­ma jusqu’à Fukushi­ma. L’arbre fleu­rit en rose, une couleur à pro­pos pour Octo­bre Rose. Le Gingko quant à lui, est le seul arbre qui résiste aux radi­a­tions et le sym­bole du groupe Louis Pas­teur » explique le Dr Try­hoen, chirurgien à la clin­ique et fon­da­teur d’une asso­ci­a­tion d’aide aux opéré.e.s du sein. La plan­ta­tion a été accom­pa­g­née par un con­cert de cors de chas­se. « Pour faire la chas­se au can­cer ! » et de stands d’information sur le dépistage et la préven­tion du can­cer du sein, où des objets faits mains étaient ven­dus. Le lende­main, un orgue de bar­barie accom­pa­g­nait des chants tra­di­tion­nels français : Les amants de Saint-Jean, La java bleue, les grands clas­siques ont été repris par les mem­bres de la chorale de l’association d’aide aux opéré.e.s du sein. Les patientes ont réar­rangé à leur sauce les paroles de la chan­son « À nos sou­venirs » du groupe Trois Cafés Gour­mands. Une marche de 6 km a égale­ment eu lieu. « Nous cher­chons à organ­is­er le plus d’activités pos­si­ble, pour les femmes atteintes d’un can­cer. L’année prochaine, nous espérons faire venir un orchestre de jazz, et même, si c’est pos­si­ble louer une salle de con­cert pour un opéra d’une heure et demie, au prof­it de l’association. » Un Octo­bre Rose très musi­cal !

Clin­ique Saint Charles, La Roche-sur-Yon (85)
En Vendée, Octo­bre Rose est l’affaire de tous

« Nous avons réal­isé ce jeu­di 17 octo­bre une grande fresque com­posée de nom­breux nœuds ros­es. Chaque mem­bre du per­son­nel, du corps médi­cal, les patients et vis­i­teurs, ont accroché un nœud pour écrire « OCTOBRE ROSE » au sein du hall de la clin­ique, cha­cun a fait un geste ! » explique Mme Mous­sion, référente en soins infir­miers.
Les asso­ci­a­tions Entre-Par­en­thès­es, Vivre comme avant, Cocoon S’occuper de soi, Abra­cadabra Créa­tions, le 3C Vendée, La ligue con­tre le can­cer, en lien avec la clin­ique, ont
per­mis ce temps d’information et de dia­logue. Nos équipes soignantes étaient vêtues de rose. « Depuis 6 ans que nous organ­isons cette man­i­fes­ta­tion, nous avons d’excellents retours, le
pub­lic est à l’écoute, ce qui nous per­met de faire cir­culer la parole et d’œuvrer à la préven­tion con­tre le can­cer du sein. »

Clin­ique de l’Europe, Rouen (76)
La féminité à l’honneur

La Clin­ique de l’Europe, à Rouen, a éclaté son pro­gramme sur 5 journées tout au long du mois d’octobre. « Nous essayons de nous diver­si­fi­er, au fil des années » explique Rémy Mucyo, chargé de mis­sion à la Clin­ique de Rouen. « Le can­cer est une thé­ma­tique déli­cate, et nous avons ten­té de l’approcher de manière ludique, pour dé-dia­bolis­er la mal­adie. » La Clin­ique a démar­ré Octo­bre Rose le 5 octo­bre dernier par une par­tic­i­pa­tion à une course et des « Olympiades », suiv­ies d’un apéro con­cert, à des­ti­na­tion des usagers et pro­fes­sion­nels de la clin­ique. Le lende­main, quelques pro­fes­sion­nels par­tic­i­paient à la course « La Reinette » au prof­it de l’association Emma, pour la lutte con­tre le can­cer du sein. 7 km, cou­rus ou marchés, pour que l’évènement soit acces­si­ble à tous les sportifs (ou appar­en­tés).

Le 9 octo­bre, la journée de sen­si­bil­i­sa­tion de l’établissement, avec des pro­fes­sion­nels « tous en rose » pour une pho­to en tenue rose a bat­tu son plein à Rouen, tan­dis qu’une semaine plus tard, le 16, la journée était con­sacrée plus spé­ci­fique­ment aux soins de sup­port. De nom­breuses asso­ci­a­tions y ont par­ticipé, comme Vivre comme avant, une asso­ci­a­tion d’aide aux malades, K’rosa, un lieu réservé aux femmes, hors les murs de la clin­ique, pour par­ler can­cer en dehors de la struc­ture médi­cale, ou encore Asaperf, géré par des infir­mières coor­di­na­tri­ces engagées dans le retour à domi­cile. « Les soins de sup­port sont géni­aux pour lut­ter con­tre le stress et la soli­tude », remar­que Rémy Mucyo. Une coif­feuse a présen­té les per­ruques qu’elle pro­duit, util­isant exclu­sive­ment des tein­tures naturelles et des mas­sages ont été offerts aux par­tic­i­pants par une socio-esthéti­ci­enne. « Ce qui m’a frap­pé, c’est l’accent qui a été mis sur la féminité. L’un des mes­sages était vrai­ment : ce n’est pas parce que l’on a été atteinte par un can­cer qu’il faut faire une croix sur sa féminité », ajoute Rémy Mucyo. Le 18 octo­bre un menu rose a été servi, avant d’accueillir, le 24, une ani­ma­tion de La ligue, ain­si qu’un coach sportif et une diététi­ci­enne. Un pro­gramme très com­plet et bien répar­ti sur l’ensemble du mois !

Poly­clin­ique de la Baie, Saint-Mar­tin des Champs (50)
Danser la mam­mo­gra­phie !

Une Flash Mob a été organ­isée par les élèves de l’Institut de for­ma­tion d’aide-soignants, à la Poly­clin­ique de la Baie à Avranch­es. Avec une choré­gra­phie sur le thème « Faire une mam­mo­gra­phie », les élèves ont dan­sé du départ de la clin­ique jusqu’à l’entrée du ser­vice de mam­mo­gra­phie ! Par ailleurs, un « vélo mixeur » avait été instal­lé dans le hall de clin­ique. « On pédale, et l’énergie per­met de mix­er des fruits pour faire des smooth­ies ! », explique Vir­ginie Jean, chargée de com­mu­ni­ca­tion à la Poly­clin­ique. « Une manière ludique de faire pass­er le mes­sage : les fruits sont bons pour la détox et l’activité physique aus­si ! » Les sages-femmes libérales étaient égale­ment présentes pour enseign­er aux femmes les gestes de l’auto-palpation. Jeu­di 17 octo­bre, la journée était con­sacrée au bien-être. Une esthéti­ci­enne est passée dans l’établissement pour réalis­er des ‘manu­cures ros­es’ et le salon Art Coif­fure, à Avranch­es, a présen­té des coussins avec une forme adap­tée pour réduire les douleurs du bras et du sein après une opéra­tion ou un traite­ment. Et le ven­dre­di suiv­ant, tous l’établissement était habil­lé en rose. « On nous regarde bizarrement, mais c’est l’occasion de dis­cuter ! » affirme Vir­ginie Jean. Bra­vo à la Poly­clin­ique de la Baie !

Clin­ique Vic­tor Pauchet, Amiens (80)
Petites foulées, grandes avancées !

Pour par­ticiper à la cam­pagne de sen­si­bil­i­sa­tion au dépistage du can­cer du sein, les pro­fes­sion­nels de la clin­ique organ­isent pour la deux­ième fois « La Vic­tor Pauchet », une course sol­idaire pour par­ler du can­cer, sen­si­bilis­er, pro­mou­voir l’activité physique comme moyen de préven­tion. Elle se tien­dra cette année le 26 octo­bre autour de la clin­ique avec plusieurs cir­cuits : une baby prom­e­nade dans la Val­lée des Vignes, en pous­sette ou en portage pour les jeunes par­ents, deux cours­es de 5 et 10 km, une marche de 5 km et une  course pour les enfants jusqu’à 12 ans. Les recettes des inscrip­tions per­me­t­tront de financer des soins de con­fort pour les patients de la clin­ique atteints d’un can­cer.
Côté vis­ites et fes­tiv­ités, le ser­vice de radi­olo­gie ouvri­ra ses portes au grand pub­lic, et les pro­fes­sion­nels de la Clin­ique, en coopéra­tion avec les asso­ci­a­tions parte­naires, dif­fuseront des infor­ma­tions sur la dépistage et les soins de sup­port, notam­ment la sophrolo­gie, avec des séances décou­verte. Le théâtre s’invitera à l’événement avec des représen­ta­tions l’après-midi. Bra­vo à la Clin­ique Vic­tor Pauchet pour ce déploiement d’énergie !

Hôpi­tal Privé Pas­teur, Évreux (27)
Appren­dre les bons gestes

Après avoir vu la vie en rose le mar­di 15 octo­bre, de la tenue des pro­fes­sion­nels aux assi­ettes servies le midi aux patients et au self, le ven­dre­di 18 octo­bre, des stands d’information ont ryth­mé la journée de l’établissement. La Clin­ique Pas­teur s’est entourée de pré­cieux parte­naires : La ligue con­tre le can­cer qui a présen­té l’association avec des ate­liers « décou­verte » pour les usagers, l‘Assurance mal­adie pour les infor­ma­tions sur le dépistage et le principe de la mam­mo­gra­phie, en lien avec Décade (Dépistage des can­cers de l’Eure), et enfin un stand dédié à l’auto-palpation, exer­ci­ce impor­tant pour le dépistage du can­cer du sein, avec un buste mis à dis­po­si­tion par un lab­o­ra­toire. De nom­breux vis­i­teurs, mais aus­si pro­fes­sion­nels de san­té, se sont prêtés au jeu, et ont com­pris le principe et appris les bons gestes à repro­duire pour lim­iter le risque de pass­er à côté d’une anom­alie du sein.

 

 

Hôpi­tal Privé Paris Essonne Les charmilles, Arpa­jon (91)
Mobil­isés !

Les équipes se sont mobil­isées une semaine durant, du 14 au 18 octo­bre, pour par­ticiper à la pro­mo­tion du dépistage, délais­sant un court instant leur mis­sion cura­tive pour se livr­er à une tâche préven­tive. La remise de good­ies était une bonne entrée en matière pour entamer un dia­logue avec les patientes et accom­pa­g­nants. Les représen­tants des usagers sont venus leur prêter main forte, et ont ani­mé un stand sup­plé­men­taire. Un buste de pal­pa­tion a été présen­té aux pro­fes­sion­nels ain­si qu’aux patients.

Cen­tre Clin­i­cal, Soy­aux (16)
For­mer à la der­mo­gra­phie

Le Cen­tre Clin­i­cal a accueil­li la pre­mière ses­sion de for­ma­tion de der­mo­gra­phie répara­trice de France le 10 octo­bre. Cette for­ma­tion a pour objet de for­mer des pro­fes­sion­nels de san­té à ces tech­niques, alors que de nom­breux tatoueurs s’autorisent à répar­er des femmes dans le cadre de la recon­struc­tion de la plaque aréo­lo-mamel­on­naire. L’association des démo­graphes de France col­la­bore étroite­ment avec des pro­fes­sion­nels du ter­ri­toire, dont les chirurgiens du Cen­tre Clin­i­cal, sur ce pro­jet inno­vant.

CMC Les Cèdres, Brive-la-Gail­larde (19)
Au cœur de la mêlée !

Ren­dez-vous le 26 octo­bre au Stade Alexan­dre Cueille à Tulle, pour un match de rug­by tout en rose, opposant le Sport­ing Club Tulle-Cor­rèze et l’équipe de Périgueux. Le CMC Les Cèdres est parte­naire de ce bel événe­ment, auquel toutes les femmes sont invitées, puisque l’entrée leur est offerte dans le cadre d’Octobre Rose. L’équipe de Tulle-Cor­rèze évoluera avec un jeu de mail­lots ros­es spon­sorisés par les parte­naires, puis reven­dus ensuite pour 100€ au prof­it à La ligue con­tre le can­cer. Que les meilleurs gag­nent !

Clin­ique Saint-Joseph, Angoulême (16)
On informe !

L’objectif était claire­ment affiché le 22 octo­bre : se mobilis­er pour sen­si­bilis­er au dépistage du can­cer du sein. Pour cela, la clin­ique organ­i­sait la délivrance d’informations dans le hall de la clin­ique : cam­pagne d’affichage et mise à dis­po­si­tion des sup­ports officiels, stand d’information ani­mé par la respon­s­able qual­ité et ges­tion des risques, dis­tri­b­u­tion de rubans ros­es  dis­tri­b­u­tion de rubans ros­es, etc. La clin­ique en a prof­ité pour faire la pro­mo­tion du Chal­lenge du Ruban Rose, marche ou course, qui aura lieu le 26 octo­bre prochain. Octo­bre Rose au pas de course !

 

 

Dr Denis Franck
Prési­dent de l’Association française de can­cérolo­gie – Union nationale hos­pi­tal­ière privée de can­cérolo­gie

Que démon­trent les résul­tats de l’étude présen­tée par Le Dr Kho­rana en séance plénière de l’Asco dernière­ment à Chica­go ?

Pré­cisons tout d’abord que l’Asco est le grand con­grès annuel de can­cérolo­gie qui accueille 40 000 per­son­nes, et égale­ment que le Dr Kho­rana a pub­lié son étude sans la revue Plos One début sep­tem­bre.

L’étude obser­va­tion­nelle du Dr Kho­rana démon­tre qu’au-delà de 4 semaines, chaque semaine supp­plé­men­taire de délai de prise en charge est une perte de chance pour les patients qu’il éval­ue à une aug­men­ta­tion du risque de mor­tal­ité absolue de 1,2 à 3,2 % pour dif­férents types de can­cer.

Il met en relief deux aspects : le pre­mier est pure­ment sta­tis­tique et le sec­ond est l’anxiété des patients lorsque le délai de prise en charge est long. L’INCa le dit par ailleurs. Le délai jusqu’au début du traite­ment pour des nou­veaux patients diag­nos­tiqués leur cause une angoisse et peut avoir des effets advers­es.

Quelle est sa méthodolo­gie ?

Son étude obser­va­tionelle est extraite de la base améri­caine de don­nées du can­cer qui com­prend plus de 3,6 mil­lions de patients con­cernés par les can­cers du sein (1,3 mil­lion), de la prostate (944 000), du côlon (662 000), des poumons (363 000), du rein (262 000) et du pan­créas (71 000).

Pour des can­cers nou­velle­ment diag­nos­tiqués à des stades pré­co­ces, il a trou­vé une sig­ni­fi­ca­tion sta­tis­tique impor­tante à moins et plus de 4 semaines. C’est à dire entre le diag­nos­tic du can­cer jusqu’au traite­ment ini­tial quel qu’il soit — chirurgie, chimio­thérapie, radio­thérapie. Sa démon­stra­tion tient en 2 courbes : en abscisse, se trou­vent les mois écoulés depuis le début du traite­ment, et en ordon­née, la prob­a­bil­ité de survie glob­ale. Les deux courbes se sépar­ent d’emblée, et à 5 ans, ont une sig­ni­fica­tiv­ité sta­tis­tique très impor­tante en faveur d’un traite­ment ini­tié dans les 4 pre­mières semaines après le diag­nos­tic.

Quels enseigne­ments en tirez-vous ?

Les actuelles dis­cus­sions sur les nou­velles autori­sa­tions en can­cérolo­gie qui seront don­nées aux étab­lisse­ments de san­té ne peu­vent pas ignor­er ces résul­tats. L’item pre­mier exigé d’un étab­lisse­ment devrait être une prise en charge dans des délais inférieurs à 4 semaines après le diag­nos­tic.

Dans le secteur privé en can­cérolo­gie, nous sommes très per­for­mants pré­cisé­ment sur le délai de prise en charge. Il faut qu’on en fasse un cheval de bataille parce que c’est l’intérêt des patients.

 

Crédits pho­to : Cock­tail San­té, Hôpi­tal Privé Paris Essonne Les charmilles, Cen­tre Clin­i­cal, CMC Les Cèdres, Clin­ique Saint-Joseph, Clin­ique Pas­teur , Clin­ique Vic­tor Pauchet , Poly­clin­ique de la Baie , Clin­ique de l’Europe , Clin­ique Saint Charles , Clin­ique François 1er