GRAND ANGLE

Nou­velles thérapies en can­cérolo­gie

Les nou­veaux médica­ments pour la can­cérolo­gie révo­lu­tion­nent pro­gres­sive­ment les traite­ments. Même si le can­cer du sein n’est pas l’un des pre­miers con­cernés, l’arrivée de ces nou­velles thérapies (immunothérapie, traite­ments ciblés sur une anom­alie ADN) autorise l’espoir d’un recul très pro­gres­sif des chimio­thérapies dites cyto­tox­iques, réal­isées en séances à l’hôpital, au prof­it des traite­ments per os per­me­t­tant aux patients de rester à domi­cile, néan­moins placés sous une sur­veil­lance car des effets sec­ondaires ne sont pas à nég­liger.

Toute­fois, les pro­fes­sion­nels de la can­cérolo­gie sont inqui­ets des coûts de ces nou­veaux traite­ments. Quelle est la pos­si­bil­ité de finance­ment dont est capa­ble notre sys­tème sol­idaire ? Quelles seraient les économies pos­si­bles sur  « d’anciens » médica­ments afin de pou­voir inté­gr­er les « nou­veaux » ? Des scé­narii sont aujourd’hui testés mais la clé demeure une évo­lu­tion des sys­tèmes de déf­i­ni­tion des prix des nou­velles molécules par le Comité économique des pro­duits de san­té (CEPS). Ce débat majeur se tient actuelle­ment entre les indus­triels, les tutelles et les pro­fes­sion­nels, mais sujet socié­tal, il se tien­dra demain aus­si avec les citoyens.

Dr Anne Mal­let, Secré­taire Nation­al de l’AFC-UNH­PC

POUR OCTOBRE ROSE, VOUS NE MANQUEZ PAS D’IDÉES 

CH et clinique ensemble contre la maladie

Poly­clin­ique du Cotentin, Cher­bourg (50)

C’est à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de san­té tout d’abord que la Poly­clin­ique du Cotentin et l’hôpital pub­lic décidaient ensem­ble de se mobilis­er. L’objectif du col­loque qui don­nait la parole à 8 inter­venants, organ­isé le 12 octo­bre avec le très vif sou­tien de la ville, était dou­ble : tout d’abord celui de rap­pel­er les par­cours de prise en charge et ses évo­lu­tions en ter­mes de fil­ières spé­ci­fiques mais égale­ment de soulign­er la syn­ergie entre les deux étab­lisse­ments de san­té, l’un privé et l’autre pub­lic, unis sur un même ter­ri­toire. Le 19 octo­bre, la poly­clin­ique accueil­lait in situ le grand pub­lic autour du thème de la reprise du sport après la chirurgie mais aus­si hors les murs avec l’organisation d’activités de plein air : avi­ron en mer, gym­nas­tique, yoga du rire, etc.

Les sports d’extérieur avant tout 

Clin­ique Saint Pierre, Per­pig­nan (66)

Le cal­en­dri­er de St Pierre est rem­pli, ce ne sont pas moins de 9 journées organ­isées en parte­nar­i­at avec des asso­ci­a­tions. Délivrance d’informations, con­férence ou encore défilé en sous vête­ments post chirurgie mam­maire.
Mais le sport d’extérieur était avant tout au pro­gramme. Toutes les femmes étaient con­viées pour des activ­ités sportives avec un coach au lac de Vil­leneuve de la Raho : marche adap­tée, étire­ment et relax­ation, mais aus­si rame sur le lac et pra­tique d’activités régionales tra­di­tion­nelles comme le jeu de quilles cata­lanes. Après l’effort, le récon­fort autour d’un grand pique-nique auquel de nom­breux non sportifs se sont joints. Une journée clôt par un moment mag­ique où toutes les femmes, cha­cune à un moment dif­férent du par­cours de leur lutte con­tre la mal­adie, ont posé pour une série de pho­tos inti­t­ulée « S’aimer ».

Don et recyclage

Clin­ique de la Sauve­g­arde, Lyon (69)

A la Sauve­g­arde, les femmes atteintes d’un can­cer du sein échangent, don­nent, tro­quent, recy­clent, per­ruques, foulards, pro­duits non util­isés. L’association Féem­i­nité s’occupe de réha­biliter les acces­soires qui le néces­si­tent pour les trans­met­tre à des patientes qui dis­posent de peu de moyens. Le « Tous ensem­ble, mobil­isons-nous » affiché dans l’établissement, com­mence pré­cisé­ment par cet entraide. Octo­bre rose est bien sûr l’occasion de délivr­er des infor­ma­tions et notam­ment sur les soins de sup­port large­ment présen­tés par les soignants. Enfin, plutôt que de jeter une bouteille à la mer, la clin­ique de la Sauve­g­arde préfère envoy­er « les pen­sées pos­i­tives du jour » par bal­lons ros­es, tous lâchés hier en une seule fois à 17h30 dans le ciel de Lyon.

 

Une journée pour la mammographie

Clin­ique Vauban, Livry-Gar­gan (93)

Pour la sec­onde année, la clin­ique Vauban se mobilise dans le cadre de Octo­bre rose. Les équipes ont opté pour une grande journée d’informations et de sen­si­bil­i­sa­tion en direc­tion des patientes et de leurs accom­pa­g­nants. L’accent est mis cette année sur la mam­mo­gra­phie. Les radi­o­logues, gyné­co­logues-obstétriciens, etc. se ren­dent disponibles ce jour là pour des con­sul­ta­tions et pour la tenue d’une con­férence. Au-delà de la mis­sion d’information, la clin­ique Vauban espère ren­forcer les liens avec les habi­tants et les médecins trai­tants et démon­tr­er la prise en charge qu’elle pro­pose depuis le dépistage, jusqu’au traite­ment.

 

Des coussins du coeur 

Clin­ique Saint-Ame, Lam­bres lez Douai (59)

La clin­ique Saint-Ame mise sur des activ­ités sportives pour sen­si­bilis­er ses publics au dépistage du can­cer du sein. Activ­ités aqua­tiques mais aus­si par­tic­i­pa­tion à une marche de 6 km à laque­lle ont par­ticipé de nom­breux patients avec leurs familles et des employés de la clin­ique. Une atten­tion déli­cate : des coussins en forme de cœur con­fec­tion­nés par des bénév­oles sont remis tout le mois d’octobre à chaque femme qui réalise un exa­m­en mam­maire dans l’établissement.

 

Une journée de grande mobilisation

Syn­er­gia Ven­toux, Car­pen­tras (84)

Le 20 octo­bre est le jour d’une grande mobil­i­sa­tion générale de toutes les équipes de Syn­er­gia, prati­ciens, infir­mières, aides-soignantes, tout au long de la journée et en col­lab­o­ra­tion avec des asso­ci­a­tions pour informer et échang­er avec les publics. L’après midi en parte­nar­i­at avec le CH de Car­pen­tras, un forum patient est organ­isé. Une journée achevée par un débat où plus de 100 per­son­nes sont atten­dues.

Une 2 chevaux Citroën comme mascotte

Pôle san­té Ore­liance, Saran (45)

Elle trône devant l’entrée de la clin­ique : une mag­nifique 2 chevaux rose, mas­cotte de la journée con­sacrée à la sen­si­bil­i­sa­tion au dépistage du can­cer du sein. Au pro­gramme, ani­ma­tion de stands sur la diété­tique, le Pilate rose, les soins der­ma­tologiques et même un stand de lin­geries créées par une patiente. Les prati­ciens étaient en pre­mière ligne pour délivr­er des infor­ma­tions sur les dif­férentes étapes du par­cours patient au sein de l’établissement. Les équipes ont misé sur la con­vivi­al­ité et qual­i­fient leur journée « d’expérience très enrichissante ! »

La “strasbourgeoise”

Clin­ique de l’Orangerie,  Stras­bourg (67)

L’en­gage­ment de la clin­ique de l’Orangerie pour Octo­bre rose est his­torique. Cette année les équipes par­tic­i­paient à la grande course pop­u­laire « la Stras­bour­geoise », par­cours de 5 km à tra­vers la ville à accom­plir au choix en courant ou en marchant. Par ailleurs, un menu entière­ment rose a pris par sur­prise le 13 octo­bre dernier les patients, leurs accom­pa­g­nants et les soignants, une façon d’indiquer que la qual­ité de l’alimentation est un des pre­miers gestes de soin.

Un stand lecture pour comprendre 

Nou­velle clin­ique St François, Mainvil­liers (28)

S’en­gager pour Octo­bre rose sus­cite tou­jours l’enthousiasme des soignants con­fie l’équipe de la Nou­velle clin­ique St François. Out­re s’habiller de rose pour affich­er son engage­ment et ani­mer des stands d’information en parte­nar­i­at avec des asso­ci­a­tions, l’établissement organ­ise un stand lec­ture pour pren­dre le temps de com­pren­dre la mal­adie mais aus­si lire des témoignages de patientes. Une journée le 26 octo­bre qui se ter­min­era… autour d’une bonne table et d’un menu rose !

Former les soignants

Cen­tre Clin­i­cal, Angoulême (16)

“Le can­cer du sein, par­lons-en ” : depuis 23 ans, le Cen­tre Clin­i­cal en par­le ! Du 3 au 25 octo­bre, des ani­ma­tions et ate­liers se suc­cè­dent dans le hall de l’établissement, autant de moments d’échanges entre les pro­fes­sion­nels de san­té, les asso­ci­a­tions et les patients. Par ailleurs, une for­ma­tion sera dis­pen­sée auprès du per­son­nel soignant par un gyné­co­logue et un onco­logue du cen­tre.