GRAND ANGLE

Nous sommes très heureux de lancer la 5ème édi­tion du « Fil Rose » co-édité par la FHP-MCO et l’AFC-UNHPC. Cette newslet­ter per­met de val­oris­er les ini­tia­tives d’information et de dépistage portées par les équipes soignantes et les médecins au sein des étab­lisse­ments de san­té privés à l’occasion de la cam­pagne Octo­bre Rose. Et force est de con­stater qu’elles sont de plus en plus nom­breuses, ce qui fait de ce moment de préven­tion un ren­dez-vous incon­tourn­able pour notre secteur.

Si la dynamique est bien lancée, le taux de dépistage de 65 % pré­con­isé sur le plan nation­al par le Plan Can­cer n’est tou­jours pas atteint : il s’élevait à 52 % en 2012, et à presque 50 % en 2017. Les organ­isa­teurs du dépistage et des cam­pagnes d’information s’interrogent et ten­tent de trou­ver des solu­tions. L’une d’entre elles vise à dif­fuser de nom­breux mes­sages faisant la pro­mo­tion du dépistage, et notre impli­ca­tion dans la cam­pagne “Octo­bre Rose” y con­tribue.

Nous n’aurons de cesse de le rap­pel­er : le stade est le fac­teur pronos­tique prin­ci­pal du can­cer du sein. Le risque qu’un can­cer du sein de stade pré­coce réap­pa­raisse étant moins élevé, son pronos­tic est plus favor­able. Un can­cer du sein diag­nos­tiqué à un stade plus avancé engen­dre un risque plus élevé de récidive, et de ce fait son pronos­tic est moins favor­able.

L’INCa revient cette année aux fon­da­men­taux et recen­tre ses mes­sages sur des faits. Par­al­lèle­ment, l’INCa informe aus­si sur les risques poten­tiels du dépistage afin de réduire l’impact des « anti-dépistage » qui se sont forte­ment exprimés il y a deux ans.

Les efforts de tous sont néces­saires pour pro­mou­voir le dépistage du can­cer du sein. Les mar­ques d’engagement de l’hospitalisation privée sont pour cette édi­tion 2018 tou­jours aus­si probantes. Bra­vo à tous !

ZOOM

Clin­ique de Saint-Omer, Saint-Omer (62)
Octo­bre Rose, en ordre de marche…

Mal­gré la pluie, 300 per­son­nes ont par­cou­ru les 6 ou 12 km de cette 8édi­tion de la « Marche du Ruban Rose », organ­isée par la clin­ique, en lien avec les asso­ci­a­tions
Saint’O Fil Col­ors et Longue­nesse Nature Aven­ture.

Une expo­si­tion de voitures anci­ennes, des activ­ités (fit­ness, manu­cure, maquil­lage pour enfants, cou­ture) et une tombo­la ont ensuite ryth­mé cette journée. Sur les stands des asso­ci­a­tions parte­naires, les par­tic­i­pants ont été nom­breux à s’informer sur les tech­niques de dépistage et la prise en charge du can­cer du sein.

Insti­tut de can­cérolo­gie Lille Métro­pole, Lille (59)
À fleur de peau

Les cica­tri­ces peu­vent engen­dr­er une véri­ta­ble souf­france psy­chologique chez les femmes opérées d’un can­cer du sein. Pour les recou­vrir, 8 femmes ont choisi le tatouage éphémère. Une façon artis­tique de se réap­pro­prier leur corps.

Le principe ? Un dessin réal­isé sur une feuille sten­cil est apposé tem­po­raire­ment sur la cica­trice. La cica­trice dis­paraît, ou bien devient un élé­ment de l’oeuvre. 8 patientes de 40 à 62 ans se sont donc ren­dues début sep­tem­bre dans un salon de tatouage dont l’équipe, exclu­sive­ment fémi­nine, est notam­ment spé­cial­isée dans le recou­vre­ment des cica­tri­ces pour les grands brûlés. « Tout est réal­isé sur-mesure. Redessin­er la cica­trice, faire les dessins autour… C’est un proces­sus très intime. » con­fie Aurélie Clerquin, chef de pro­jet à l’Institut de can­cérolo­gie. L’une a par exem­ple choisi d’apposer les pre­mières let­tres des prénoms de ses trois enfants, ses phares dans le com­bat. Paule Neel, artiste pho­tographe qui avait déjà exposé une série sur les vio­lences faites aux femmes, a cap­té leur chem­ine­ment, de la con­cep­tion du dessin au 1er regard dans la glace. Vernissage de l’exposition le 2 octo­bre.

Cette expéri­ence a per­mis aux patientes de pass­er un cap. Plus de la moitié ont pris ren­dez-vous pour un tatouage per­ma­nent, qui sera par­tielle­ment financé par une asso­ci­a­tion.

Hôpi­tal Améri­cain de Paris, Neuil­ly / Seine (92)
Tam­bour bat­tant

Peut-on prédire le risque de dévelop­per un can­cer du sein ? Com­ment per­son­nalis­er le dépistage ? La con­férence  du 16 octo­bre don­nera la parole aux Prs Robert Sigal, directeur général de l’établissement, et Lionel Védrine, chef du pôle Can­cérolo­gie.

L’occasion de présen­ter le pôle d’excellence dédié au can­cer du sein, dont le Women’s Risk Insti­tute, créé en juin 2018. Dirigé par le Dr Mahasti Saghatchi­an, il vise à éval­uer le risque indi­vidu­el de can­cer du sein pour faire de la sur­veil­lance per­son­nal­isée et de la préven­tion un réflexe san­té pour toutes les femmes. Le Dr Marc Abehsera détaillera les avancées tech­nologiques liées à la mam­mo­gra­phie, puis le Pr Thier­ry Bouil­let abor­dera les liens entre activ­ités sportives et préven­tion. L’Hôpital Améri­cain de Paris se pare de rose tout au long de ce mois, depuis sa façade et sa porte tam­bour emblé­ma­tique, jusqu’aux tenues col­orées mis­es à dis­po­si­tion d’un per­son­nel par­ti­c­ulière­ment mobil­isé.

Poly­clin­ique Saint-Côme, Com­piègne (60)
Comme les doigts de la main

Une édi­tion d’Octobre Rose par­ti­c­ulière­ment faste, avec l’illumination de la façade, les tenues et repas ros­es, un ate­lier sur l’autopalpation, 2 chal­lenges sportifs, et la par­tic­i­pa­tion au Pink glove pho­to com­pe­ti­tion…

Ils sont plus que motivés ! Cer­tains par­ticiper­ont à la course « La Com­piég­noise », avec une épreuve réservée aux femmes, et une autre réservée aux hommes… déguisés en femme ! D’autres tran­spireront sur des rameurs, vélos, et tapis roulants — lors du chal­lenge « Fil rose » organ­isé en interne — afin de récolter des fonds pour une asso­ci­a­tion. L’équipe de Sur­veil­lance con­tin­ue en oncolo­gie a quant à elle choisi de par­ticiper au Pink glove pho­to com­pe­ti­tion, organ­isé par un four­nisseur de l’établissement. N’hésitez pas à vot­er pour eux, à par­tir du 8 octo­bre, via la page Face­book de la poly­clin­ique ! S’engager, ensem­ble… Le cre­do partagé par un per­son­nel soudé.

INSTANTANÉS  

Clin­ique Jeanne d’Arc, Lunéville (54)

La clin­ique expose les œuvres de 14 élèves se pré­parant au Brevet des Métiers d’Art en Broderie. Le thème : les plantes médic­i­nales. Une déli­cate manière de pro­mou­voir Octo­bre Rose, en val­orisant un savoir-faire local et ances­tral.

 

Clin­ique des Cèdres, Échi­rolles (38)

Octo­bre Rose a débuté en juin, 9 salariés ayant cou­ru l’Échi­rol­loise. Les 2 et 18 octo­bre sont prévus un ate­lier « autopal­pa­tion » puis une journée d’action, avec des stands, du pilates, un repas rose, et le jeu con­cours : « Créa­tion d’un ruban rose ».