Clin­ique de la Côte d’Émeraude, Saint-Malo (35)
Rose émer­aude !

La clin­ique de la Côte d’Émeraude, à Saint-Malo a vu la vie en rose ! Toute la déco­ra­tion a été passée au ray­on rose, des éclairages aux lam­pi­ons, sans par­ler du per­son­nel soignant, en pyja­mas de bloc à usage unique, ros­es eux aus­si, le 8 octo­bre dernier. 80 per­son­nes se sont retrou­vées pour par­ler du can­cer, dans une ambiance fes­tive pour touch­er un sujet déli­cat. « Nous avons mon­té les stands à 9h et démon­té à 18h », explique Mme Car­ron, assis­tante de direc­tion. Les asso­ci­a­tions, comme la Ligue con­tre le can­cer, Sinoo – qui réu­nit des asso­ci­a­tions de sou­tien, sportives ou four­nissant une aide psy­chologique, et des pro­fes­sion­nels de san­té ont tenu des stands d’information sur le dépistage du can­cer du sein.

Et de 18 h à 19 h 30, une con­férence pour tous a per­mis d’aborder plusieurs sujets : sta­tis­tiques et dépistage, les moyens d’imagerie et diag­nos­tic du can­cer du sein, les pris­es en charge en chimio­thérapie, radio­thérapie et chirurgie. « Lorsque l’on n’est pas pro­fes­sion­nel, en savoir plus sur l’évolution des traite­ments est par­fois com­pliqué. Ce con­tact direct per­met d’avoir des infor­ma­tions récentes et per­ti­nentes », ajoute Mme Car­ron. Par ailleurs, le 27 octo­bre prochain, plus de 40 salariés de la clin­ique pren­dront part à La Mal­ouine et la Sin­ueuse, deux cours­es au prof­it d’Octobre Rose. Bon courage aux marcheurs et aux coureurs !

Insti­tut de can­cérolo­gie Lille Métro­pole,
Vil­leneuve d’Asq (59)
Jo, Mau­reen, Alice… et les autres

Comme tous les ans, l’Institut de can­cérolo­gie Lille Métro­pole s’est mobil­isé afin de pro­mou­voir la préven­tion et le dépistage du can­cer du sein.

« Qui peut mieux pro­mou­voir ces actions que les femmes qui ont été con­fron­tées directe­ment à la mal­adie ? » Voici la ques­tion posée par Aurélie Clerquin, chef pro­jet de l’institut, à l’origine du film doc­u­men­taire « Entre par­en­thès­es », réal­isé par le ser­vice com­mu­ni­ca­tion du Pôle Lille Métro­pole, dans lequel trois femmes, anci­ennes patientes, témoignent de leurs par­cours de soins et de vie tout au long de leur com­bat con­tre la mal­adie et après l’arrêt des traite­ments. Ce film invite à décou­vrir le par­cours et l’accompagnement de Jo, qui a réal­isé son rêve de courir le marathon de New-York simul­tané­ment à la fin de ses traite­ments, de Mau­reen, qui a lancé une asso­ci­a­tion pour recy­cler les bon­nets de chimio­thérapie afin d’en faire prof­iter d’autres patientes, et d’Al­ice qui a appris son can­cer à 4 mois et demi de grossesse. Aujourd’hui, sa fille et elle se por­tent bien. Avec beau­coup de sen­si­bil­ité, ces femmes ont ouvert les portes de leur intim­ité pour témoign­er de l’importance de se faire dépis­ter et de pren­dre soin de soi à n’importe quel âge, mais égale­ment du rôle pri­mor­dial de l’accompagnement des équipes médi­cales, soignantes et des proches.

La pro­jec­tion a eu lieu au Fres­noy, devant près de 200 per­son­nes, leurs familles, des équipes médi­cales et soignantes, mais aus­si du grand pub­lic. L’échange suite à la pro­jec­tion a été très riche en témoignages, ques­tions et mes­sages d’espoir. Le film sera dif­fusé les same­di et dimanche 19 et 20 octo­bre sur Grand Lille TV, la chaîne d’information locale à 15h et 21h.

Clin­ique de l’Yvette, Longjumeau (91)
Pluie de cadeaux

À la clin­ique de l’Yvette, la lumière rose de l’accueil se pose sur les blous­es ros­es des per­son­nels. Dans le hall d’entrée, des pho­tos de la Parisi­enne, la course fémi­nine à laque­lle le per­son­nel de la clin­ique a par­ticipé au début du mois de sep­tem­bre. Dans le ser­vice de restau­ra­tion, la couleur rose s’est aus­si instal­lée dans les servi­ettes.

« Les actions autour d’Octobre Rose ont été très suiv­ies dans notre étab­lisse­ment » explique Fabi­enne Jar­ry, assis­tante DSI. « Le per­son­nel s’est beau­coup investi dans la déco­ra­tion aus­si. » Les IDE d’annonce sont passées dans les cham­bres pour dis­cuter avec toutes les patientes hos­pi­tal­isées. À 50 d’entre elles, les infir­mières ont offert une pluie de good­ies – jetons de cad­die, foulards, bracelets ros­es, sty­los et calepins, pour engager la con­ver­sa­tion sur l’importance du dépistage. Elles en ont prof­ité pour expli­quer aus­si le principe de l’autopalpation. « Les retours ont été très bons ! » con­firme Fabi­enne Jar­ry.

Hôpi­tal Privé Sévi­gné, Ces­son-Sévi­gné (35)
Vent debout pour Octo­bre Rose

Octo­bre Rose, un événe­ment incon­tourn­able à l’Hôpital Privé Sévi­gné, qui implique en par­ti­c­uli­er les équipes du Sénopôle : chirurgien séno­logue, radi­o­logue, per­son­nels paramédi­caux et un patient expert. « Nos actions doivent êtres por­teuses d’espoir. Nous prenons en charge l’après traite­ment, aus­si nos patientes doivent pou­voir pass­er le cap de la mal­adie, nous les y aidons », explique Adrien Pon­chon, attaché de direc­tion.

Et les offres ne man­quent pas. Le 10 octo­bre, l’hôpital privé tenait un stand au cen­tre com­mer­cial attenant avec l’association Cap Ouest, Les Roz’Eskell drag­on ladies, asso­ci­a­tion locale de remise à l’effort. Le soir, c’est le Dr Cécile Ben­david-Athias, chirurgien séno­logue, qui ani­mait un débat à l’Espace citoyen de Ces­son-Sévi­gné, et intro­dui­sait la pro­jec­tion du film « Les Belles Com­bat­tantes », sur ces femmes atteintes de can­cer du sein qui sont allées sur les traces des orig­ines du Drag­on boat, en Chine, puis dans d’autres pays. « Un film très touchant. »

Et le 14 octo­bre, deux car­a­vanes ont fait halte devant l’hôpital privé, la Car­a­vane Échap­pée Rose qui a assuré 16 ren­dez-vous de 45 min pour prodiguer indi­vidu­elle­ment con­seils et soins socio-esthé­tiques, et la Car­a­vane Chemins Croisés avec tout un assor­ti­ment de per­ruques et d’accessoires. Une séance d’initiation à l’escrime, par­ti­c­ulière­ment indiqué pour restau­r­er la mobil­ité de l’épaule et du bras après un can­cer du sein, a ren­con­tré un franc suc­cès à l’heure du déje­uner. Bra­vo pour ces belles actions !

Clin­ique Saint-Pierre, Per­pig­nan (66)
Pren­dre soin de soi !

À la Clin­ique Saint-Pierre, à Per­pig­nan, Octo­bre Rose apprend aux patientes à se chou­chouter ! De nom­breuses activ­ités, de la marche nordique à la marche Qi gong en extérieur, en pas­sant par le yoga (Marie-Pierre Desmond) et le pilates ont été pro­posées aux patientes de l’établissement. « Cer­taines patientes ne pra­ti­quaient jusqu’ici pas du tout d’activité physique, et ces ini­tia­tives (cette année et les années précé­dentes) ont été très appré­ciées ! » expliquent les infir­mières de coor­di­na­tion, qui accom­pa­g­nent les patientes atteintes d’un can­cer du sein sur toute la durée de leur par­cours de soin.

Une séance de « rose pilates » a été pro­posée jeu­di 10 octo­bre par l’association « Les par­en­thès­es », avec 7 femmes et des exer­ci­ces adap­tés à toutes les étapes de leur prise en charge. Et le ven­dre­di 18 octo­bre, la clin­ique accueillera les asso­ci­a­tions de sou­tien, qui vien­dront présen­ter leur tra­vail sur des stands (CRDC-Oc, Canet Can­cer, Les Oliviers, Comité Cami PO 66, L’instant Socio, Les ate­liers de Marie, Equi­li­bre 66, Forme et san­té Ath­lé, La Ligue con­tre le can­cer), mais aus­si une socio-esthéti­ci­enne qui délivr­era des mas­sages de mains, des asso­ci­a­tions sportives qui présen­teront les béné­fices d’une activ­ité adap­tée comme l’e­scrime, un ate­lier de créa­tion de bijoux…

Enfin, comme chaque année, un buste d’auto-palpation sera à la dis­po­si­tion des patientes et du per­son­nel (majori­taire­ment féminin) pour se famil­iaris­er avec l’auto-examen mam­maire, encadré par des pro­fes­sion­nels for­més « Il per­met d’avoir une bonne notion de quand, com­ment, et qui est con­cerné par le dépistage. » Et le 28 octo­bre, une sophro­logue de Canet Can­cer organ­is­era des séances de sophrolo­gie indi­vidu­elles d’une demi-heure. Le bien-être est à l’ordre du jour à la Clin­ique Saint-Pierre, la gour­man­dise aus­si puisque les desserts servis par Elior seront « tout en rose » cette semaine !

Clin­ique Rive Gauche, Toulouse (31)
Une semaine Rose

Un maître mot pour cette édi­tion 2019, la pluridis­ci­pli­nar­ité des inter­venants et la diver­sité des inter­ven­tions, lors d’une semaine tout en rose à la Clin­ique Rive Gauche, avec la col­lab­o­ra­tion active de l’Institut du Sein du grand Toulouse (ISGT).

5 jours d’information et de décou­verte tous azimuts. Une série de con­férences médi­cales, pro­posées par le Dr Viera­su, radi­o­logue, le Dr Capdet, chirurgien gyné­co­logue et mam­maire et le Dr Fou­cras, chirurgien esthé­tique et recon­struc­tion, s’échelonnent en début de semaine, suiv­ie, aujourd’hui 17 octo­bre, par une con­férence sur les soins de sup­port et une sur l’oncosexualité par le Dr Périneau, chirurgien gyné­co­logue et mam­maire. « Nous présen­tons l’ensemble de l’offre à la clin­ique mais aus­si celle de l’IS­GT. Le Dr Per­ineau abor­dera un sujet impor­tant pour les patientes sous traite­ment : la prise en charge de la sécher­esse vagi­nale », explique Emmanuelle Bar­reau, infir­mière coor­di­na­trice. « Aujourd’hui a lieu notre journée phare et nous atten­dons un pub­lic nom­breux ! »

L’ensemble des parte­naires, pas moins de 11 !, ani­ment des stands pour sen­si­bilis­er au dépistage et pro­posent ani­ma­tions et ate­liers sur les soins et activ­ités qui aident à mieux vivre et accepter la mal­adie. La Clin­ique Rive Gauche peut ain­si compter sur un tis­su asso­ci­atif riche, qui per­met aux malades du can­cer de s’ouvrir à des activ­ités, pour beau­coup incon­nues, comme l’aviron, ou encore la médi­ta­tion.

Depuis le 1er octo­bre, l’arbre à mes­sages col­lecte les bonnes inten­tions, les mes­sages de récon­fort et les remer­ciements dans le hall, et toute la clin­ique, y com­pris les équipes de bloc, se met au rose, tout naturelle­ment, nous sommes à Toulouse ne l’oublions pas !

 

Clin­ique François 1er, Saint-Dizier (52)
Pro­jecteurs sur Octo­bre Rose

La Clin­ique François 1er a eu une idée mag­nifique pour partager ses meilleurs moments Octo­bre Rose avec les inter­nautes en pub­liant une vidéo bien orchestrée sur sa chaîne Youtube ? On s’y croirait presque. Ne man­quez pas la minute 0:53 avec l’arrivée des corps de chas­se, « sym­bole sonore de la lutte con­tre la mal­adie ». À vision­ner et partager sans mod­éra­tion !

Hôpi­tal Privé de Bois-Bernard, Bois-Bernard (62)
De beaux clichés !

Retour en pho­tos sur la journée de sen­si­bil­i­sa­tion du 10 octo­bre avec un post face­book maintes fois partagé, une bonne ambiance qui transparaît sur ces clichés mais surtout l’implication de tous les acteurs de l’Hôpital privé de Bois-Bernard et de la Société d’imagerie de Bois-Bernard. Des équipes unies et motivées pour le dépistage du can­cer du sein.

 

 

« Le dépistage est une modalité de la prévention »

Le Dr Jean-Bap­tiste Méric
Onco­logue médi­cal, directeur du pôle San­té publique et Soins de l’Institut nation­al du can­cer (INCa) fait le point sur le dépistage du can­cer du sein.

Com­ment a évolué le dépistage du can­cer du sein ces dernières années ?
Après une évo­lu­tion favor­able, on con­state une stag­na­tion de la par­tic­i­pa­tion. En 2018, en France, 50,3 % des femmes con­cernées par le dépistage organ­isé (les femmes de 50 à 74 ans) ont réal­isé l’examen. Si nous y ajou­tons celles qui pra­tiquent le dépistage en indi­vidu­el, on arrive à 60 %. C’est bien, mais c’est en dessous des recom­man­da­tions européennes, fixées à 70 %. Ce taux est cal­culé pour fournir le plus grand avan­tage médi­co-économique : il valide un béné­fice impor­tant pour un ter­ri­toire. Ce béné­fice est à la fois indi­vidu­el et col­lec­tif : indi­vidu­el, parce qu’il per­met des pris­es en charge pré­co­ces, et col­lec­tif, car le dépistage coûte moins cher que des traite­ments oncologiques lourds.

Nous devons donc trou­ver les moyens de don­ner un nou­v­el élan à ce pro­gramme de dépistage organ­isé.

Quels sont les freins que vous ren­con­trez ?
Ils sont de plusieurs ordres. Le pre­mier est le manque d’information, et le manque d’attention portée à sa san­té. Le dépistage s’adresse à des femmes qui sont en bonne san­té et n’ont aucun symp­tôme. Du coup, elles n’en voient pas la néces­sité.

Les autres obsta­cles sont d’ordre psy­chologique. Dans ce cas-là, au con­traire, les femmes sont bien infor­mées. Mais l’appréhension est grande d’entrer dans le cab­i­net de radi­olo­gie en bonne san­té, et d’en ressor­tir poten­tielle­ment malade, avec un exa­m­en qui révèle une anom­alie. La peur est l’un des freins. Mais il est impor­tant de rap­pel­er que le dépistage per­met juste­ment de repér­er des tumeurs de petite taille, sans envahisse­ment gan­glion­naire, et que avec un can­cer détec­té à un stade pré­coce, 99 % des femmes sont encore en vie 5 ans après le diag­nos­tic ; elles ne sont plus que 26 % lorsque le can­cer est détec­té à un stade avancé. Les traite­ments sont égale­ment moins lourds : 35 % des femmes dont le can­cer a été détec­té lors du dépistage organ­isé ont une chimio­thérapie, con­tre 55 % chez les femmes qui ne par­ticipent pas à ce dépistage. Ce sont des chiffres sig­ni­fi­cat­ifs.

Que souhaitez-vous met­tre en place pour lever ces obsta­cles ?
La pre­mière chose à faire est de sor­tir de l’injonction. Ces dernières années, on se con­tentait de répéter « Il faut vous faire dépis­ter, il faut vous faire dépis­ter. » Mais la pop­u­la­tion n’est pas là pour écouter des incan­ta­tions. Le dépistage doit être un acte de déci­sion de la per­son­ne. Il faut l’inclure dans la préven­tion. Con­tre le can­cer du sein, une série d’actions très sim­ples est extrême­ment effi­cace : moins boire d’alcool, ne pas fumer, avoir une ali­men­ta­tion diver­si­fiée, pra­ti­quer une activ­ité physique. Le dépistage est une modal­ité de la préven­tion. Les médecins trai­tants sont de vrais relais d’information et il est essen­tiel qu’ils répon­dent aux ques­tions des femmes sur ce dépistage. Il faut sor­tir de la défi­ance : nous n’obligeons per­son­ne, et la déci­sion appar­tient aux femmes. Par con­tre, nous pou­vons leur fournir les études sur le bénéfice/risque du dépistage. Le prob­lème com­mence lorsque des groupes d’intérêts s’emparent du dis­cours sur le dépistage à des fins poli­tiques ou socié­tales. Il faut donc ren­dre l’information disponible, trans­par­ente, s’appuyer sur les médecins trai­tants comme des relais, et faire appel à l’intelligence et la capac­ité de déci­sion des patientes. Par ailleurs, nous nous sommes ren­du compte, lors d’expérimentations, que l’appréhension de la douleur pou­vait être grande­ment améliorée, si les patientes gèrent elles-mêmes, lors de la mam­mo­gra­phie, le degré de com­pres­sion du sein. Et si une pre­mière mam­mo­gra­phie s’est bien passée, le frein est levé pour les suiv­antes.

Des cam­pagnes comme Octo­bre Rose banalisent et val­orisent le dépistage. C’est un évène­ment hor­i­zon­tal : les femmes se ren­dent compte qu’elles sont toutes con­cernées. Ce qui marche bien dans cette cam­pagne, c’est qu’il s’agit d’un engage­ment col­lec­tif : si beau­coup de femmes le font, pourquoi pas moi ?

 

Crédits pho­to : Clin­ique de la Côte d’Émeraude, Insti­tut de can­cérolo­gie Lille Métro­pole, Clin­ique de l’Yvette, Hôpi­tal Privé Sévi­gné, Clin­ique Saint-Pierre, Clin­ique Rive Gauche, Clin­ique François 1er, Hôpi­tal Privé de Bois-Bernard