Grand Angle

 

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Deux ven­dredis tout en rose

Clin­ique du Cap d’Or, Ollioules (83)

Asso­cap, l’association de soins de sup­port de la Clin­ique du Cap d’Or, avait imag­iné son pro­pre Fil rose le 13 octo­bre dernier, un ven­dre­di tout en rose à la clin­ique sous le signe de la mobil­i­sa­tion con­tre le can­cer du sein. Le temps d’une journée les asso­ci­a­tions parte­naires sont inter­v­enues, ain­si que les nom­breux bénév­oles d’Assocap, pour présen­ter les soins de sup­port pro­posés aux patientes de la clin­ique pen­dant et après leurs traite­ments. À l’heure du déje­uner, les équipes se sont réu­nies sur le park­ing pour sym­bol­ique­ment for­mer un nœud rose humain. « Nous avons par ailleurs souhaité remerci­er les bénév­oles, les équipes soignantes, les patients qui nous font con­fi­ance toute l’année en organ­isant le 20 octo­bre dernier une soirée dansante « La Vie en Rose », avec nos col­lègues des trois clin­iques du groupe Les Fleurs. L’occasion de com­mu­ni­quer large­ment et sus­citer des voca­tions. Une kiné­si­o­logue devrait bien­tôt rejoin­dre les 20 bénév­oles de l’association », explique Anne-Sophie Dhouail­ly, respon­s­able du ser­vice Oncolo­gie et prési­dente d’Assocap.

Pour se faire du bien

Poly­clin­ique de l’Ormeau, Tarbes (65)

Des soins de qual­ité bien sur, mais aus­si du temps et de l’attention, c’est ce que les équipes de la Poly­clin­ique de l’Ormeau ont souhaité offrir aux patientes au fil des 4 paus­es évène­ments organ­isées les 17, 20, 23 et 25 octo­bre. Se sen­tir belle tout d’abord. Une dizaine d’élèves de l’école de socio-esthé­tique accom­pa­g­naient la socio-esthéti­ci­enne de la clin­ique pour effectuer des mas­sages de dos, des mains et surtout redonner envie de se maquiller aux patientes. Se déten­dre ensuite. Une sophro­logue et une édu­ca­trice du sport de l’association Siel Bleu ani­maient des séances col­lec­tives de sophrolo­gie et de décou­verte de gym­nas­tique douce adap­tée. Mais surtout rire ! Un sacré chal­lenge de prévenir le lym­phœdème par le rire, qu’a relevé l’équipe de Pyrène Hasya Yoga en ani­mant cette séance inspirée du yoga du rire et qui invi­tait les patientes à associ­er une gestuelle, la res­pi­ra­tion et le rire.

« Invic­tus »

Clin­ique Esquirol Saint-Hilaire, Agen (47)

« Pen­dant Octo­bre Rose, un arbre rose, gar­di­en de nos mots et maux, a poussé dans le hall de notre clin­ique, et les per­son­nels, patients, vis­i­teurs peu­vent laiss­er une trace avec leurs témoignages, encour­age­ments et pen­sées », explique Isabelle Ver­nis, chargée de com­mu­ni­ca­tion. La clin­ique a égale­ment accueil­li l’exposition pho­to « Invic­tus », l’invaincu(e), du pho­tographe Pas­cal Latil, des por­traits de femmes parées d’armes et d’armures médié­vales pour illus­tr­er la femme dans son com­bat con­tre la mal­adie, la femme guer­rière, forte et vic­to­rieuse. Et le 19 octo­bre dernier, une soirée Octo­bre Rose a réu­ni plus de 100 per­son­nes, venues vis­iter les stands mais aus­si assis­ter à une con­férence sur le dépistage, la grossesse après le can­cer du sein, les solu­tions après une mas­tec­tomie, etc. « Le témoignage d’une patiente par­ti­c­ulière, une de nos col­lègues, nous a par­ti­c­ulière­ment émus. »

Se relax­er sous les oliviers

Clin­iques Arnault Tzanck, Mou­g­ins (06)

Pour lancer joli­ment Octo­bre Rose, les sig­na­tures de mails des salariés se sont mis­es en rose. Tous les parte­naires internes et externes aux trois clin­iques ont joué le jeu et tenu des stands d’un véri­ta­ble mini salon pro­fes­sion­nel dédié à l’accompagnement des patientes qui s’est tenu le 12 octo­bre. Enfin, à Mou­g­ins, quoi de mieux que de se relax­er à l’ombre des oliviers ? Sans sur­prise, les ate­liers yoga et sophrolo­gie en plein air ont ren­con­tré un très vif suc­cès. Le prestataire de restau­ra­tion Elior était de la par­tie et a régalé patients et salariés d’un menu rose et de cock­tails vit­a­m­inés très col­orés com­posés avec les diététi­ci­ennes du site.

 

Instantanés

 

 

 

 

 

 

 

Focus

Dr Jean-Philippe Mas­son, prési­dent de la Fédéra­tion nationale des médecins radi­o­logues (FNMR)

La Fédéra­tion nationale des médecins radi­o­logues s’est mobil­isée d’une manière inédite pour Octo­bre Rose, en lançant une cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion dans les cab­i­nets et à la télévi­sion, afin d’améliorer le taux de par­tic­i­pa­tion des femmes au dépistage organ­isé du can­cer du sein.

Le Dr Jean-Philippe Mas­son, prési­dent de la FNMR, et le Dr Alexan­dra Coupteau, vice-prési­dente, ont enreg­istré un spot d’information qui a été dif­fusé du 9 au 15 octo­bre sur BFM TV.

Pourquoi cette cam­pagne ?

Les médecins radi­o­logues libéraux, qui assurent 80 % du dépistage organ­isé du can­cer du sein grâce au mail­lage ter­ri­to­r­i­al de leurs cab­i­nets, con­sta­tent que le taux de dépistage stagne et est même en recul dans cer­tains ter­ri­toires. Nous nous sommes dit qu’il fal­lait essay­er de relancer la cam­pagne, que c’est aus­si le moment de con­tre­car­rer des cam­pagnes de dés­in­for­ma­tion et de dén­i­gre­ment du dépistage. En choi­sis­sant BFM TV, nous avons pu sen­si­bilis­er, en une semaine, plus de 7 mil­lions de femmes de plus de 50 ans sur l’ensemble du ter­ri­toire nation­al.

Quelle place occupe le can­cer dans votre activ­ité ?
Pour le can­cer du sein, 80 à 90 % des mam­mo­gra­phies sont réal­isées dans le secteur libéral. Ce dépistage a été ini­tié par la FNMR, il y a plus de 20 ans main­tenant, en prenant pour exem­ple les expéri­ences réal­isées en Europe du Nord, et en Alle­magne. C’est une équipe de la FNMR qui l’a trans­posé en France, l’a expéri­men­té sur quelques départe­ments, puis cela a été général­isé. La place du can­cer dans notre activ­ité dépend évidem­ment des cen­tres d‘imagerie. Ceux présents dans les clin­iques MCO sont beau­coup plus con­cernés : dans mon étab­lisse­ment par exem­ple, le can­cer représente 20 à 30 % de l’activité.

Quelle est l’évolution de la radi­olo­gie libérale ?
En ter­mes d’activité, elle est tou­jours et large­ment la pre­mière en France. Sur les quelque 80 mil­lions d’actes d’imagerie chaque année, 20 mil­lions à peine sont effec­tués à l’hôpital. C’est une spé­cial­ité très dynamique et proac­tive. Elle pro­gresse con­stam­ment, avec notam­ment l’arrivée de l’intelligence arti­fi­cielle qui pren­dra une part de plus en plus impor­tante en tant qu’outil d’aide au diag­nos­tic sans rem­plac­er l’humain pour autant. Les radi­o­logues accom­pa­g­nent cette évo­lu­tion et se for­ment en per­ma­nence. Preuve de ce dynamisme, les Journées fran­coph­o­nes de la radi­olo­gie, du 13 au 16 octo­bre 2017 à Paris, ont réu­ni entre 15 000 et 20 000 per­son­nes, le plus gros con­grès médi­cal en France.
La rela­tion avec les patients évolue aus­si. Nous tra­vail­lons beau­coup avec les asso­ci­a­tions de patients. Dans notre revue men­su­elle, nous pro­posons régulière­ment un dossier thé­ma­tique : pour Octo­bre Rose, nous avons don­né la parole à une ving­taine d’associations. Notre charte, créée il y a une quin­zaine d’années, évolue et inclu­ra, en con­cer­ta­tion avec les asso­ci­a­tions, les droits et les devoirs des patients. Par exem­ple, il est néces­saire de rap­pel­er que pour un IRM, avec 34 jours de délai, le patient qui ne vient pas prend une place.

Visu­alis­er les deux spots dif­fusés sur BFM TV :

https://vimeo.com/h492053/review/236279987/09c4e83db1
https://vimeo.com/h492053/review/236279993/ca65479633