Dîn­er des chefs d’Octobre Rose

Tous les mardis soir du mois d’oc­to­bre, les cuisines de l’Hôpital Privé de Provence se trans­for­ment en table d’exception. Con­coc­tés par des chefs étoilés, ces dîn­ers sont dédiés aux patientes opérées d’un can­cer du sein. Un moment sus­pendu, pour repren­dre souf­fle, retrou­ver le goût, et se sen­tir entourées, autrement. Chaque plat, chaque geste en cui­sine est un mes­sage de sou­tien, d’humanité et de partage.

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Groupe Hos­pi­tal­ier Privé Ambroise Paré — Hart­mann, Neuil­ly-sur-Seine (92)
Des par­tic­i­pantes chou­choutées

La ver­rière de la clin­ique s’est trans­for­mée en cocon. Le 16 octo­bre, après une mat­inée con­sacrée aux con­férences médi­cales, ate­liers et coins cosy ont investi l’espace à des­ti­na­tion des invitées de la journée, 120 patientes en cours de traite­ment ou en rémis­sion. « Un prestataire nous a prêté tout le mobili­er per­me­t­tant de créer dans la ver­rière des espaces intimes où les patientes se sont sen­ties à l’aise pour partager leurs expéri­ences », explique Pauline Val­ton, chargée de com­mu­ni­ca­tion, qui a organ­isé l’après-midi sur le thème du bien-être.

Au pro­gramme : ate­liers sophrolo­gie, shi­at­su, réflex­olo­gie, mas­sages, yoga adap­té, per­son­nal­i­sa­tion de pochettes… De nom­breux prestataires de Neuil­ly, Lev­al­lois et Paris 16e ont offert des en-cas salés, pâtis­series, bois­sons. Et une tombo­la gra­tu­ite a per­mis de rem­porter de généreux lots invi­tant à pren­dre soin de sa peau… et de son moral, un Paris-Brest pour six per­son­nes étant inclus dans le 2e lot ! Les par­tic­i­pantes ont été gâtées tout au long de l’après-midi. Un sac rem­pli de good­ies a égale­ment été offert à chaque patiente opérée d’un can­cer du sein durant le mois d’octobre. « La journée s’est très bien déroulée », se réjouit Pauline Val­ton. « Tout le monde, patientes, asso­ci­a­tions, per­son­nel médi­cal, était très con­tent ! » Une réus­site à renou­vel­er.

Clin­ique Vig­no­li, Salon-de-Provence (13)
À la ren­con­tre des équipes

Les 10 000 pas ont été large­ment dépassés. Le 14 octo­bre, à l’occasion de la journée dédiée à Octo­bre Rose, Gaëlle Pénit, respon­s­able qual­ité et Monique Archi­a­p­ati, représen­tante des usagers, ont arpen­té tous les ser­vices de la clin­ique, à la ren­con­tre du per­son­nel et des patients. « On voulait mar­quer le coup lors de cette journée tous en rose, c’était impor­tant pour nous. » À cette occa­sion, Monique Archi­a­p­ati est venue présen­ter le réseau Sein­tinelles, dont elle fait par­tie, afin de sen­si­bilis­er et d’encourager de nou­veaux volon­taires à par­ticiper aux études menées.

De son côté, la respon­s­able qual­ité a offert des pochons ros­es con­tenant trois pro­duits pour le corps — une atten­tion très bien accueil­lie, invi­tant les femmes à pren­dre soin d’elles et à penser au dépistage. La dis­tri­b­u­tion de ces pochons se pour­suiv­ra tout au long de la semaine. En par­al­lèle, de petits nœuds ros­es ont égale­ment été pro­posés et le stand itinérant a per­mis d’engager facile­ment la dis­cus­sion autour d’Octobre Rose et du dépistage. Enfin, une jolie déco­ra­tion — arche de bal­lons, fan­ions… restera en place, tan­dis qu’un repas rose servi le 16 octo­bre, a apporté la touche finale aux ani­ma­tions.

Hôpi­tal Privé d’Évry, Évry-Cour­couronnes (91)
Le vélo con­nec­té bat des records

« Les patients, notam­ment ceux du cen­tre de réé­d­u­ca­tion, adorent nous mon­tr­er qu’ils ont pro­gressé », s’amuse Lydie Bour­don, respon­s­able qual­ité. Résul­tat, le 15, à l’occasion de la journée Octo­bre Rose, ça pédalait sec sur le vélo con­nec­té ! Les vis­i­teurs et le per­son­nel soignant se sont aus­si pris au jeu, faisant grimper le mon­tant du don aux asso­ci­a­tions (l’hôpital reverse 1€ par km).

L’information sur la préven­tion a égale­ment bien cir­culé. Les deux diététi­ci­ennes de l’établissement ont ren­seigné le pub­lic sur les ali­ments à priv­ilégi­er pour la san­té et ceux à éviter en cas de traite­ment. Le kinésithérapeute a pris le temps de répon­dre aux inquié­tudes por­tant sur la fonte mus­cu­laire ou la ges­tion de la douleur.

Sur les stands, on pou­vait acheter les objets faits-main par une APA et une patiente, au prof­it des asso­ci­a­tions, con­fec­tion­ner des porte-clés et des bracelets avec l’aide de deux ergothérapeutes, ou encore tester des tatouages éphémères gra­tu­its. Au final, le pro­gramme validé par le comité de direc­tion et coor­don­né par Lydie Bour­don et Nathalie Lequeux, direc­trice des soins, a per­mis à tous de pass­er une belle journée, pleine de promess­es et de sol­i­dar­ité.

Clin­ique des Hêtres, Le Cateau-Cam­bré­sis (59)
L’arbre de vie

Ils ont posé tout sourire dans le joli cadre fait-mai­son. À l’occasion de la journée Octo­bre Rose organ­isée le 15, le per­son­nel de la clin­ique s’est volon­tiers prêté au jeu des pho­tos pour une cause qui leur tient à cœur. Dans le hall, la clin­ique et la mater­nité ont ani­mé les stands, occa­sion pour les vis­i­teurs de col­lecter des infor­ma­tions sur la préven­tion, le dépistage et… l’allaitement. Une infir­mière de la clin­ique a ani­mé un ate­lier de fab­ri­ca­tion de rubans sur broche. « Ce qui lui a per­mis d’échanger avec les par­tic­i­pants sur les thé­ma­tiques de la cam­pagne », pré­cise Nathalie Dubar, direc­trice déléguée de la clin­ique.

Le cen­tre d’imagerie médi­cale, égale­ment parte­naire des ani­ma­tions, a emmené le pub­lic vis­iter les salles où se pra­tiquent échogra­phies et mam­mo­gra­phies, his­toire de dégon­fler les a pri­ori. En par­tant, les vis­i­teurs ont pu laiss­er sur l’arbre de vie des mes­sages aux patientes en traite­ment. De jolies feuilles por­teuses d’espoir et de sou­tien.

Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé du Mont­gardé, Auber­genville (78)
Tous con­cernés

Le lun­di 13 octo­bre, la journée a com­mencé tôt au Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé du Mont­gardé. L’équipe d’Octobre Rose et le directeur ont fait le tour des ser­vices pour offrir un petit-déje­uner, des tenues et des nœuds ros­es. « Nous avons com­mencé tôt car nous voulions que l’équipe de nuit soit encore présente », explique Del­phine Allorge, assis­tante de direc­tion. « Par ailleurs, afin d’inciter le per­son­nel féminin à par­ticiper à la cam­pagne de dépistage du can­cer du sein, nous leur avons réservé, tout au long du mois d’octobre, des créneaux dédiés pour effectuer leur mam­mo­gra­phie de con­trôle. »

Dans le hall de l’établissement, l’association La Note Rose a ani­mé un stand d’information et d’apprentissage à l’autopalpation. « Cette année, des hommes se sont arrêtés sur le stand », fait remar­quer Del­phine Allorge. « Ils pren­nent con­science que le dépistage du can­cer du sein con­cerne leurs parte­naires, leurs mères, leurs amies ou leurs filles… des per­son­nes qui leur sont chères ! »

Pôle San­té Sud et Clin­ique Vic­tor-Hugo, Le Mans (72)
La Chauve sourit…

« Neuf mois de chimio et si tout va bien, on ne vous revoit plus. Enfin, je veux dire, c’est ter­miné. Enfin non, c’est… vous vous en sortez quoi ! » Sur la scène instal­lée au Pôle San­té Sud, la pétil­lante Car­o­line Le Flour a bien fait rire son pub­lic — beau­coup de femmes touchées de près ou de loin par la mal­adie -, le 10 octo­bre au matin, avec son spec­ta­cle en live La Chauve sourit. Réc­it tout en sen­si­bil­ité et en humour de son par­cours de soins pour un can­cer des seins. « Elle a ensuite fait un vrai/faux avec le pub­lic sur le thème de la résilience. Là encore, il y a eu beau­coup de rires et d’émotions », relate Jus­tine Rous­se­let, respon­s­able de com­mu­ni­ca­tion à la Clin­ique Vic­tor Hugo qui, avec ses deux con­sœurs du Pôle San­té Sud, Mar­gau Touchard et Lucille Pasquier, ont coor­don­né une journée faisant la part belle aux com­bat­tantes.

Comme Tata Alex, qui pen­dant et après son traite­ment, est par­tie sur son vélo de Nantes jusqu’au bord de la Mer noire en Bul­gar­ie. Son court-métrage a été pro­jeté en fin d’après-midi, après la con­férence médi­cale des pro­fes­sion­nels de san­té. Des stands asso­ci­at­ifs (Mes Hirond’Elles, Jeune & Rose, AASM, Ormani Tatoo, La ligue con­tre le can­cer, Derme en Beauté, HeArt Box & Cie…) étaient égale­ment présents.

Retour du com­bo gag­nant humour et résilience le 16 au soir, avec la pièce de théâtre K Sur­prise de Sarah Pébereau. Tan­dis que sur les murs de l’établissement ont été exposés les por­traits d’une dizaine de patientes. « Toutes ces femmes, par le regard ou la parole, témoignent de leur force et don­nent du courage aux autres ! », se réjouit l’équipe des deux étab­lisse­ments sarthois du groupe Elsan.

Poly­clin­ique Lyon Nord, Ril­lieux-la-Pape (69)
Tous ensem­ble con­tre le can­cer du sein

Les appareils du cen­tre de sénolo­gie Norim­agerie n’ont plus de secret pour les vis­i­teurs. Grâce à une vis­ite com­men­tée des lieux le 9 octo­bre, ils ont pu se famil­iaris­er avec ces équipements sous la houlette bien­veil­lante d’un radi­o­logue et d’un manip­u­la­teur en élec­tro­ra­di­olo­gie. « Cela per­met de dédrama­tis­er les exa­m­ens pour inciter les femmes à se faire dépis­ter », souligne Anne-Lau­re Brevet, respon­s­able de com­mu­ni­ca­tion de la Poly­clin­ique Lyon Nord.

Cette dernière avait aus­si coor­don­né une journée de préven­tion le 16 octo­bre avec stands d’information sur le dépistage du can­cer du sein avec La Ligue con­tre le Can­cer et EuropaDon­na, expli­ca­tions sur le dossier médi­cal partagé avec la CPAM…, ate­liers bien-être : soins des mains, tatouages éphémères, sophrolo­gie, expo­si­tion Vénus (pho­tos de femmes posant torse nu). Mais aus­si séances de RESC (réso­nance sous cutanée) avec l’infirmière ressource douleur, présen­ta­tion de l’aromathérapie… « Ça a été au final une très bonne journée, avec un pub­lic qui a posé des ques­tions per­ti­nentes, on sen­tait les gens plus intéressés que les années précé­dentes », indique Anne-Lau­re Brevet. Preuve qu’information et préven­tion bien organ­isées finis­sent tou­jours par porter leurs fruits.

Poly­clin­ique du Val de Loire, Nev­ers (58)
L’escrime touche au but

« La semaine du 6 au 9 octo­bre a été très active, riche en échanges et a per­mis de touch­er beau­coup de monde ! Toutes les équipes ont mis la main à la pâte et on s’améliore d’année en année », se réjouit Géral­dine Prud’homme, direc­trice des soins. Out­re une journée con­sacrée aux soins de sup­ports jeu­di, les ani­ma­tions ont mis l’accent sur la préven­tion.

Au cours de con­férences organ­isées dans le hall, le médecin Charles Pitard a insisté sur l’importance de la pal­pa­tion et de la mam­mo­gra­phie. La chirurgi­en­ne séno­logue Bérangère Lau­rent-Guéry a détail­lé les dif­férents can­cers du sein et les traite­ments, et une diététi­ci­enne a organ­isé un jeu de ques­tions-répons­es. Le sport compte aus­si ; d’où la démon­stra­tion d’escrime organ­isée dans l’établissement par un club local et le cours de steps impro­visé par Char­lie, le respon­s­able de la salle de sport voi­sine… tan­dis que chirurgiens, directeur, club de sport, patients, per­son­nel et prestataires s’époumonaient sur le vélo et le rameur con­nec­tés. Il faut dire que la clin­ique reverse 1€ par km par­cou­ru à l’association Info­val, rat­tachée au ser­vice d’on­colo­gie de la poly­clin­ique, qui souhaite cette année offrir des séances de sophrolo­gie aux patients et rafraîchir le salon des familles pour amélior­er leur accueil.

 

Crédits pho­tos : Groupe Hos­pi­tal­ier Privé Ambroise Paré — Hart­mann, Neuil­ly-sur-Seine (92), Clin­ique Vig­no­li, Salon-de-Provence (13), Hôpi­tal Privé d’Évry, Évry-Cour­couronnes (91), Clin­ique des Hêtres, Le Cateau-Cam­bré­sis (59), Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé du Mont­gardé, Auber­genville (78), Pôle San­té Sud et Clin­ique Vic­tor-Hugo, Le Mans (72), Poly­clin­ique Lyon Nord, Ril­lieux-la-Pape (69), Poly­clin­ique du Val de Loire, Nev­ers (58).