Ça court pour Octo­bre Rose

 

Dimanche 6 octo­bre, les per­son­nels de la Clin­ique Megi­val à Saint-Aubin-Sur-Scie (76) par­tic­i­paient à un Urban Train­ing acces­si­ble à tous, dans le cadre d’Octobre Rose ! Une occa­sion unique de bouger ensem­ble, de pren­dre soin de sa san­té tout en sou­tenant une belle cause.

 

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L’Hôpital Privé du Con­flu­ent, Nantes (44)
Octo­bre Rose en chan­tant

Octo­bre Rose a été orchestré autour de trois temps forts à l’Hôpital Privé du Con­flu­ent.

Tout a com­mencé le 8 octo­bre, lors d’une journée de préven­tion au dépistage du can­cer du sein, réal­isée en parte­nar­i­at avec les asso­ci­a­tions de sou­tien et d’ac­com­pa­g­ne­ment des per­son­nes atteintes d’un can­cer et des pro­fes­sion­nels de l’établissement. Puis le 14 octo­bre, en col­lab­o­ra­tion avec la CPAM, 16 femmes en marge des cam­pagnes de préven­tion, ont béné­fi­cié de con­sul­ta­tions de dépistage des can­cers du sein et du col de l’utérus. Une action ini­tiée l’an passé, renou­velée cette année.

Pour finir, la tra­di­tion­nelle soirée de mobil­i­sa­tion con­tre le can­cer du sein s’est déroulée le jeu­di 17 octo­bre. La pre­mière par­tie a été con­sacrée à la présen­ta­tion du par­cours de soins en sénolo­gie par des prati­ciens de l’établissement. Ensuite, une chorale gospel locale a pris le relais, accom­pa­g­née pour cer­taines chan­sons par 60 volon­taires, patients et pro­fes­sion­nels. « Depuis plusieurs semaines, cette chorale éphémère répète », racon­te Nico­las Beil­vert, chargé de la com­mu­ni­ca­tion. « Dans le cadre des soins de sup­port, nous pro­posons dif­férentes activ­ités, dont l’activité physique adap­tée ou des ate­liers d’écriture. Cette année, nous avons lancé l’idée de créer une chorale éphémère. Cela a beau­coup plu. Un vrai moment de plaisir artis­tique qui illus­tre bien le pou­voir de l’art dans le par­cours de soin »


Hôpi­tal Privé La Lou­vière, Lille (59)
Aller au-devant des soignants

L’appréhension est par­fois trop forte. Au point d’empêcher les soignantes de faire le pre­mier pas pour récolter des infor­ma­tions. Alors ni une, ni deux, le 17 octo­bre, Nathalie Ver­let par­ti­ra une fois de plus à leur ren­con­tre, un buste d’autopalpation sous le bras. Depuis deux ans, prenant exem­ple sur Nathalie Bera (IDE à l’HPVA), l’infirmière coor­di­na­trice par­court les ser­vices, organ­isant sa venue dans les uns — comme l’endoscopie et le bloc opéra­toire -, pas­sant à l’improviste dans les autres. « On va au con­tact, avec le sourire, et on explique com­ment se pra­tique l’autopalpation. » À chaque fois, les réac­tions sont unanimes : « Mer­ci, je ne savais pas com­ment faire, je n’avais pas com­pris qu’en prenant bien son temps on pou­vait sen­tir ce genre de grosseurs… Main­tenant, je sais. » Au cours des échanges, Nathalie Ver­let en prof­ite pour faire le point sur les fac­teurs de risque : can­cers famil­i­aux, puberté pré­coce et ménopause tar­dive, sur­poids, séden­tar­ité… et détri­cot­er les idées reçues. Non, l’allaitement n’est pas un rem­part absolu con­tre le can­cer du sein. Et non, les femmes ne sont pas les seules con­cernées, 1 % des malades étant… des hommes.

 

Clin­ique Saint-Pierre, Per­pig­nan (66)
Recon­struc­tion, nutri­tion, sport, emploi… Les con­férences ont le vent en poupe

« Que puis-je envis­ager comme recon­struc­tion ? » « Quels sont les risques ? » « J’ai peur de me lancer… » Organ­isée en for­mat table ronde le 10 octo­bre, la con­férence ani­mée par une chirurgi­en­ne-gyné­co­logue de l’établissement a ren­con­tré un franc suc­cès auprès des patientes. Plus de 25 d’entre elles sont mon­tées dans la salle dédiée et ont pu pos­er des ques­tions, mais aus­si par­ler de leurs appréhen­sions.

Le 3 octo­bre, une con­férence ani­mée par une juriste avait déjà sus­cité l’intérêt des patients ; les ques­tions por­taient sur le main­tien à l’emploi, les risques de licen­ciement, la pen­sion d’invalidité, les prêts ban­caires, les dif­férentes assur­ances… « Les par­tic­i­pants obti­en­nent des répons­es con­crètes aux ques­tions qu’ils se posent, d’où le suc­cès de ces con­férences* », souligne Béa­trice Cordier, chargée de com­mu­ni­ca­tion. Autre ani­ma­tion à suc­cès cette année : les soins socio-esthé­tiques dans le tout nou­veau ser­vice de chimio­thérapie. Une bulle bien-être est aus­si prévue le 17 octo­bre à l’accueil. Et le 24, place au sport. « Un tapis de marche va être instal­lé par Experf, prestataire en san­té, dans le hall‑B et pour chaque km par­cou­ru, 1€ sera rever­sé à la Ligue con­tre le can­cer », se réjouit Béa­trice Cordier. Le bouche-à-oreille fonc­tionne déjà à plein régime. Plus d’un(e) soignant(e) est déjà dans les start­ing-blocks !

*égale­ment une con­férence sur le rôle de la kiné en post opéra­toire, ani­mée par les kinésithérapeutes du sein le 17 et une sur la nutri­tion le 24 ani­mée par le diététi­cien.


Poly­clin­ique Saint-Odilon et Hôpi­tal Privé la Châ­taign­eraie, Moulins (03) et Cler­mont-Fer­rand (63)
Pre­mière étape : la pal­pa­tion

À la Poly­clin­ique Saint-Odilon, comme l’année passée, une gyné­co­logue, le Dr Zoi Alevra, pro­pose des con­sul­ta­tions gra­tu­ites de dépistage par pal­pa­tion le 9 novem­bre. Les inscrip­tions sont ouvertes sur tout le mois d’octobre. Pour annon­cer l’ac­tion, la presse quo­ti­di­enne régionale et les réseaux soci­aux sont par­ti­c­ulière­ment effi­caces. « Cette action avait per­mis, l’année passée, de détecter un can­cer. Sans se réjouir de ce diag­nos­tic, cela con­firme son util­ité », partage Maxime Pagès, respon­s­able de la com­mu­ni­ca­tion. Il reste encore quelques places disponibles. Pour toute infor­ma­tion, c’est ici.

Ven­dre­di dernier, dans le hall de l’Hôpital Privé la Châ­taign­eraie, deux gyné­co­logues, les Drs Lau­re Haller et Sarah Antunes, ont pro­posé sur un stand doté d’un buste de pal­pa­tion mam­maire, de for­mer les pro­fes­sion­nels de san­té, les patientes et les vis­i­teurs qui le souhaitaient, à l’autopalpation. À leurs côtés, David, diététi­cien, a dis­pen­sé de pré­cieux con­seils de préven­tion et pro­posé de jouer à son quiz. Cer­taines répons­es inat­ten­dues remet­tent en cause nos préjugés !

Hôpi­tal privé d’Athis-Mons, Athis-Mons (91)
Mes­dames, regardez votre poitrine dans le miroir !

Sur le stand instal­lé à l’accueil, le buste d’autopalpation n’attendait plus que d’être mis à l’épreuve. Et cela n’a pas tardé. Après avoir vision­né une courte vidéo explica­tive, soignantes et vis­i­teuses ont enchaîné les pal­pa­tions tout au long de la journée, sous la super­vi­sion de Thomas Fer­reira, manip­u­la­teur en radi­olo­gie. « Cer­taines décou­vraient l’exercice, les autres en ont prof­ité pour se faire une piqûre de rap­pel », con­state celui qui, la semaine passée, a vu une patiente à la poitrine défor­mée venir faire une mam­mo­gra­phie… par hasard !  La clin­ique avait égale­ment organ­isé un stand de préven­tion, avec présence de médecins et dis­tri­b­u­tion de fly­ers sur le site de l’Arthégienne, une course et marche en faveur d’Octobre rose organ­isée le 5 du mois par la ville d’Athis-Mons.

Clin­ique de Vit­rolles, Vit­rolles (13)
Tester de nou­veaux for­mats

Sor­tir de la clin­ique et aller au-devant du pub­lic pour par­ler préven­tion ? Pas si sim­ple. Cette année, pour l’avoir testé dans la galerie com­mer­ciale de Car­refour, Mag­a­li Gre­ca, IDE, est mit­igée : « Quand les gens nous voient, ils font de grands détours. On a bien eu quelques femmes, des hommes aus­si, des jeunes qui ont fait un stop sur le stand pour échang­er, regarder les démon­stra­tions sur le buste d’autopalpation, mais franche­ment, c’était dif­fi­cile. »  Quelques rayons de soleil mal­gré tout. « J’avais pro­posé à des patientes en traite­ment de venir nous voir. Elles ont pu prof­iter du retour d’expérience des deux bénév­oles de l’association Mon Réseau®Cancer du Sein, passées elles aus­si par la mal­adie. » De retour dans une clin­ique parée de déco­ra­tions ros­es dont un splen­dide pho­to­booth, Mag­a­li Gre­ca fait le bilan : « On ne va pas s’arrêter à cette pre­mière expéri­ence. L’année prochaine, on la reten­tera, mais plutôt dans une grande entre­prise ou un lycée, avec un pub­lic qui sera infor­mé de notre vis­ite. » Après tout, un pub­lic aver­ti en vaut deux !

Clin­ique Sainte-Isabelle, Abbeville (80)
Mes­sages, mas­sages et appren­tis­sage

Le 8 octo­bre, dans le hall de l’établissement, patients, soignants et vis­i­teurs ont échangé avec des pro­fes­sion­nels de san­té de la clin­ique ain­si que des parte­naires du ter­ri­toire sur le dépistage et la prise en charge du can­cer du sein. Flo­re Renaud, socio-esthéti­ci­enne, a pu réalis­er les soins de con­fort qu’elle pra­tique notam­ment auprès des patientes de can­cérolo­gie, afin d’apporter un moment de relax­ation d’une dizaine de min­utes. Les parte­naires du ter­ri­toire (ACC80, CABS et CPAM 80) ont égale­ment tenu un stand pour trans­met­tre de l’information sur le dépistage. Enfin, une IDE et la sage-femme de la clin­ique se sont relayées pour réalis­er des démon­stra­tions d’autopalpation sur le buste péd­a­gogique. « Nous avons eu une belle afflu­ence pour ce type d’événement », con­state Alex­is Leroi, chargé de com­mu­ni­ca­tion. « Certes, les gens vien­nent rarement exprès, mais les per­son­nes inter­pel­lées lors de leurs con­sul­ta­tions ont été ravies d’échanger et de béné­fici­er pour cer­taines d’un mas­sage des mains et/ou de l’apprentissage à l’autopalpation. »

Poly­clin­ique Sainte-Mar­guerite, Aux­erre (89)
Une piqûre de rap­pel pour tous

Comme tous les ans, la Poly­clin­ique Sainte-Mar­guerite a dédié une journée à la cam­pagne Octo­bre Rose. Dans le hall de l’étab­lisse­ment, deux représen­tants du Cen­tre région­al de coor­di­na­tion des dépistages des can­cers, une per­son­ne de la Ligue con­tre le can­cer, la psy­cho­logue, Céline Cler, infir­mière référente en oncolo­gie, et des représen­tants des usagers, se sont relayés pour informer, con­seiller, ori­en­ter et mon­tr­er com­ment réalis­er l’autopalpation. « Nous avons mis l’accent sur l’autopalpation et les modal­ités du dépistage », racon­te Céline Cler. « Cer­taines femmes pensent que l’autopalpation tous les six mois c’est suff­isant… alors nous répé­tons et mon­trons les bons gestes. »

Dans le ser­vice de chimio­thérapie, la socio-esthéti­ci­enne et une réflex­o­logue sont venues ren­con­tr­er les patients qui ont béné­fi­cié d’ate­liers. Chaque année un nou­veau soin de sup­port est présen­té.

Enfin, les pro­fes­sion­nels de la poly­clin­ique étaient présents au cœur du vil­lage san­té des Foulées Ros­es de l’Y­onne. L’engagement des pro­fes­sion­nels et bénév­oles con­tribue à sen­si­bilis­er et à soutenir la lutte con­tre le can­cer du sein.

Crédits pho­tos : L’Hôpital Privé du Con­flu­ent, Nantes (44), Hôpi­tal Privé La Lou­vière, Lille (59), Clin­ique Saint-Pierre, Per­pig­nan (66), Poly­clin­ique Sainte-Mar­guerite, Aux­erre (89), Poly­clin­ique Saint-Odilon et Hôpi­tal Privé la Châ­taign­eraie, Moulins (03) et Cler­mont-Fer­rand (63), Hôpi­tal privé d’Athis-Mons, Athis-Mons (91), Clin­ique de Vit­rolles, Vit­rolles (13), Clin­ique Sainte-Isabelle, Abbeville (80)