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La Dame aux tableaux

Hôpi­tal Privé du Con­flu­ent, Nantes (44)

Créa­tiv­ité et cohé­sion. Pour sa 6e édi­tion d’Octobre Rose, l’Hôpital Privé du Con­flu­ent a pro­posé jeu­di une belle déam­bu­la­tion artis­tique. Louise Robin, his­to­ri­enne de l’art et plas­ti­ci­enne, a d’abord dévoilé l’image de la femme dans la pein­ture, au cours de sa con­férence « La Dame aux tableaux ». La femme, fan­tas­mée, idéal­isée, si sou­vent mise en scène, et si sou­vent par des artistes hommes. Mais par­fois les tableaux s’animent… Ce sont donc des patientes et leurs proches qui ont pris la suite, en jouant sur scène les tableaux vivants pré­parés avec des comé­di­ens pro­fes­sion­nels. « Ce n’était que du bon­heur de se retrou­ver ensem­ble sur scène pour jouer tous ces rôles » con­fie Gwe­naëlle. Puis la voix s’est jointe aux mou­ve­ments, grâce à la chorale « Ephémère », com­posée de soignants, patients et proches qui répè­tent leurs créa­tions, tous ensem­ble, depuis des mois. Les voix se sont tues, mais dans l’air flot­tent encore les belles émo­tions de ces heures partagées. La Dame aux tableaux est par­tie, mais sur les murs restent des pho­tos. L’exposition « Au féminin », résul­tat d’un con­cours pho­to organ­isé pour le per­son­nel, con­tin­uera quelques temps encore à met­tre Octo­bre Rose en lumière.

Podi­um

Insti­tut de Can­cérolo­gie Paris Nord, Sar­celles (95)

Sur le podi­um, Naomie, puis Véronique, Valérie, Ghis­laine, et Joce­lyne, et Joy, et San­drine, et Mar­tine, puis Prov­i­dence. Elles dansent. Elles s’amusent. Les robes vire­voltent. « Ce soir, on n’a pas le droit d’être malade », dis­aient-elles avant le défilé. Là, sur ce podi­um, elles ne le sont plus. Là, sous les yeux émus des proches, des soignants, elles s’avancent et la mal­adie recule. Elles sur­v­o­lent la pièce et le temps se sus­pend. « J’étais en extase » dit Valérie, « On était belles » sourit San­drine. Ce moment de légèreté, de grâce, est né de la ren­con­tre entre une créa­trice de mode, un parte­naire privé et l’Institut. « Pour nous, ce genre de man­i­fes­ta­tion est très impor­tant, car on est dans une prise en charge humaine des patientes », pré­cise le Dr Anne Lar­rouy, can­céro­logue. L’établissement, qui traite plus de 1 400 patients par an, porte ain­si un mes­sage fort : au-delà du soin lui-même, l’environnement d’une patiente revêt une impor­tance con­sid­érable dans sa guéri­son. Pour Marc Vauch­er, directeur adjoint, « une prise en charge qui se veut excel­lente se doit d’être glob­ale. Nos patientes sont des per­son­nes ». Jeu­di dernier, sur ce podi­um, ce fut un moment de rêve. Et Marc Vauch­er de nous rap­pel­er, citant une phrase de Nel­son Man­dela : « Un gag­nant est un rêveur qui n’abandonne jamais. »

Cinquante min­utes de la vie d’une femme ordi­naire

Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé Saint-Gré­goire, Saint-Gré­goire (35)

« L’annonce de la mal­adie est d’une telle bru­tal­ité… » Pour Sonia Ros­tag­ni, comé­di­enne, l’écriture théâ­trale s’est imposée dès le diag­nos­tic. Le mono­logue « six cent quar­ante neuf euros », co-écrit avec Rachid Bouali, lui per­met de retrac­er son par­cours de soins, de ques­tion­ner tous les tabous. À l’issue de la pièce, point d’orgue du jeu­di rose au CHP, la comé­di­enne a échangé avec les patientes. « C’est un moyen de libér­er la parole » con­fie Sylvie Aubree, assis­tante de direc­tion. Durant la journée, plus de 400 per­son­nes avaient déjà pu ren­con­tr­er les pro­fes­sion­nels et bénév­oles sur les stands et ate­liers pro­posés. L’occasion de décou­vrir l’art-thérapie ou encore l’activité physique adap­tée, mais aus­si de déguster un smooth­ie… rose.

Un exa­m­en, pas une épreuve !

Clin­ique du Parc, Castel­nau-le-Lez (34)

Faciliter l’accès au dépistage, tel était l’objectif de la clin­ique jeu­di dernier. Pour cela, une équipe de l’association Dépistages 34 – qui béné­fi­cie d’une « délé­ga­tion de ser­vice » de l’ARS pour assur­er cette fonc­tion – s’était instal­lée dans le hall de la Clin­ique afin de répon­dre à toutes les ques­tions. Patients, vis­i­teurs, salariés, grand pub­lic, tous étaient con­viés. La clin­ique a pour sa part mis à dis­po­si­tion une secré­taire, spé­ciale­ment dédiée ce jour-là à la prise de ren­dez-vous pour les mam­mo­gra­phies.
Pour réduire le stress généré par ces exa­m­ens, le cen­tre d’imagerie de la femme offre le max­i­mum de con­fort pos­si­ble. La déco­ra­tion et l’aménagement du ser­vice ont été pen­sés pour favoris­er une ambiance fémi­nine et con­fort­able, et pour préserv­er l’intimité des patientes. Un diag­nos­tic com­plet est délivré dans la demi-journée. Chaque année, plus de 7 000 mam­mo­gra­phies y sont réal­isées, et 200 can­cers du sein dépistés. « Ce jour-là, 10 per­son­nes sup­plé­men­taires ont pris ren­dez-vous, et cer­taines ont même pu effectuer leur mam­mo­gra­phie dans la foulée. », pré­cise Flo­rence Courtès, respon­s­able de la com­mu­ni­ca­tion. À not­er que toutes les femmes venues faire leur mam­mo­gra­phie ce jour-là ont béné­fi­cié d’un soin des mains réal­isé par des socio-esthéti­ci­ennes, et ont pu recevoir un mas­sage énergé­tique du cuir chevelu de la part de coif­feurs parte­naires.

 

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