

Bouger, se renseigner et partager
À l’Hôpital Privé Marne Chantereine, tout est mis en œuvre pour accompagner les patientes atteintes d’un cancer du sein. Tout au long du mois d’octobre, des activités sportives et des stands d’information sont proposés.
Six patientes ont déjà participé à une initiation à l’escrime, encadrée par le programme Riposte, et quatre autres ont découvert le Pilates. « Ces activités physiques sont très appréciées par les patientes », explique Maëlle Roland, assistante de direction et référente communication de l’établissement. « L’escrime leur permet de découvrir une nouvelle manière de mobiliser les bras, tandis que le Pilates les aide à travailler en douceur le maintien et la respiration. »
Pour compléter ces actions, le vendredi 10 octobre, l’oncologue de l’établissement a animé des ateliers d’apprentissage de l’autopalpation et répondu à toutes les questions. Les 21 et 23 octobre, un temps sera consacré aux témoignages d’une femme et d’un homme – car, hélas, certains hommes peuvent eux aussi être touchés par cette pathologie.
Enfin, le 30 octobre, pour clôturer ce mois de mobilisation, le mot d’ordre sera : tous en rose !
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Vivement vendredi !
Durant tout le mois d’octobre, patients et soignants de la Clinique Boyer seront choyés. Au programme : sport, moments conviviaux autour d’un petit-déjeuner ou d’un goûter, ateliers bien-être et mandalas… Une belle occasion de faire passer les messages relatifs au dépistage du cancer du sein tout en douceur.
Des brioches aux pralines roses proposées aux équipes permettent de reverser une partie des ventes à l’association ARC contre le cancer. L’association Branchés Bien-Être accompagne la démarche. « Chaque vendredi, nous accueillons une bonne dizaine de participants », partage Féda Maandhui.
Entre prendre le temps de se faire du bien le vendredi et participer à la campagne de dépistage du cancer du sein, il n’y a qu’un pas à franchir !
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Avec sincérité et humour
Cette année, à l’occasion d’Octobre Rose, l’Hôpital Privé du Conflent a organisé une journée spéciale le 9 octobre, avec un temps de sensibilisation et de prévention, et, en soirée, un spectacle. De 10 à 19 heures, plusieurs activités étaient proposées : des ateliers de diététique, de l’activité physique adaptée, de la réflexologie plantaire et des massages des mains. Des associations étaient également présentes pour animer des stands d’information et de prévention. Le soir, le grand public et le personnel étaient invités à assister au spectacle La Constellation du cancer, de Mary-Tahra.
« Chaque année, nous mobilisons notre réseau associatif ainsi que nos professionnels des soins de support pour proposer un programme varié autour de stands d’information pour sensibiliser et encourager au dépistage, mais également autour d’ateliers de prévention pour rappeler l’importance d’un mode de vie sain (alimentation, activité physique, etc.) », raconte Nicolas Beilvert, chargé de la communication.
« Le spectacle proposé le soir, La Constellation du cancer, a été écrit et interprété par Mary-Tahra. Nous avons réuni près de 150 personnes : des patients, des proches, des professionnels de l’établissement ou encore des bénévoles d’associations. Dans ce spectacle, la comédienne raconte, avec sincérité et humour, son parcours depuis l’annonce de son cancer, diagnostiqué lors d’une visite médicale. Elle partage son combat contre la maladie avec énergie et sensibilité, à travers des anecdotes touchantes, des situations parfois absurdes, mais aussi des musiques et des danses. »
Un beau programme !
Crédit photo : Tony Maillard
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Je cours, tu cours, nous courons
Les inscriptions ont rapidement affiché complet pour la 8ᵉ édition de « La Victor Pauchet », qui s’est déroulée le 4 octobre.
Près de 3 000 participants ont pris le départ de la course, dans une ambiance à la fois conviviale et intergénérationnelle. Les plus jeunes ont découvert l’éveil athlétique, les bébés ont eu droit à leur promenade, et les plus sportifs se sont lancés dans une course allant de 5 à 10 kilomètres.
L’ensemble des fonds collectés sera reversé à l’association Vivre pleinement, afin de financer des soins de confort pour les patientes atteintes d’un cancer du sein : sophrologie, socio-esthétique, massages ou encore accompagnement psychologique.
Un bel élan de solidarité pour donner le coup d’envoi d’un mois d’Octobre Rose riche en engagements.
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Delphine REMY, auteure de « Cancer ? Je gère ! », fondatrice du podcast « Naître princesse, devenir guerrière » et à l’initiative du « Petit guide pour consoler une personne malade »
En février 2026 paraîtra Être là – Consoler et soutenir une personne malade, un livre né du succès du Petit guide pour consoler une personne malade, diffusé à plus de 200 000 exemplaires. Ce premier guide, simple et pratique, a touché des milliers de personnes et permis d’ouvrir un dialogue essentiel. Pourquoi cette nouvelle publication ?
Avec Être là, je poursuis ce chemin avec un ouvrage plus incarné, nourri de témoignages et d’outils concrets, qui vient approfondir les thèmes abordés et offrir un espace encore plus riche pour comprendre, consoler et accompagner une personne malade.
Depuis l’annonce de mon cancer, j’ai constaté un fossé abyssal dans la communication entre les malades et les non-malades. Ces derniers ne peuvent pas savoir ce que vit la personne malade, et le nouveau malade est brusquement projeté dans un univers qu’il ne connaît pas.
Mon nouveau livre, rédigé à partir de mon expérience personnelle et de centaines de témoignages partagés par la communauté du podcast Naître princesse, devenir guerrière a pour objectif de fluidifier cette fameuse communication entre les malades et leur entourage. Afin que nous, y compris moi, ne commettions plus de maladresses lorsque nous nous adressons à une personne malade. Il intègre également des encarts écrits par sept personnes vivant avec d’autres maladies que le cancer — maladies chroniques, handicaps visibles ou invisibles — pour élargir la réflexion à toutes les personnes concernées par la maladie.
Il est normal de ne pas savoir comment réagir, quoi dire ou comment se comporter face à l’annonce de la maladie. Certaines paroles, même bien intentionnées, peuvent être mal perçues : les encouragements du type « tu es une guerrière », « le moral, c’est 90 % de la guérison », « le cancer du sein, c’est un petit cancer qui se soigne si bien »… Ces minimisations, ces injonctions à se relever immédiatement après l’annonce de sa maladie, à positiver, à donner un sens à sa maladie ou à en tirer quelque chose de grand, sont insupportables pour la personne malade. On ne peut pas demander aux patients d’être des héros.
Et puis c’est Octobre Rose, rappelons que lorsqu’il est détecté à temps, le cancer du sein se soigne bien. Cependant, il reste le cancer qui tue le plus de femmes dans le monde. Il est important de ne pas minimiser en parlant de « petit cancer ».
Ce livre est aussi l’aboutissement d’une série de douze podcasts consacrés aux injonctions faites aux malades.
Justement, vous proposez des centaines de podcasts : à qui s’adressent-ils ?
Les podcasts sont un espace de partage destiné à redonner espoir, briser les tabous, aider les patients à se sentir moins isolés et offrir des outils pour mieux vivre avec et après la maladie. Ils sont parfois même recommandés par les soignants, car j’interviewe de nombreux professionnels de santé afin de leur donner le temps de détailler ce qu’ils expliquent habituellement aux patientes en consultation. Ces podcasts permettent d’aborder en profondeur tous les sujets : l’hormonothérapie, la sexualité, le cancer, l’annonce, le retour au travail…
Ils sont autant suivis par les patients que par les soignants. Je choisis mes intervenants avec soin pour garantir une ressource fiable sur le cancer et l’après-cancer. Par exemple, ma série de podcasts sur la reconstruction mammaire (en partenariat avec l’Institut du Sein Paris) permet aux patientes d’arriver mieux préparées à la chirurgie et de bénéficier d’une information complète et accessible.
Vous parlez du cancer et de l’après-cancer : pourquoi insister sur cette période ?
65 % des Français reconnaissent que l’après-cancer est plus difficile à vivre que le cancer lui-même*. Il y a un vide post-cancer, un véritable no man’s land. J’essaie de sensibiliser au fait que l’après-cancer est une opportunité, qu’il faut en être acteur. Beaucoup auraient voulu atteindre cette étape, j’invite chacun à vivre pleinement cette période jusqu’à la dépasser.
Il existe de nombreuses aides, soins de support et ressources pour accompagner les patients durant cette phase. Après le tsunami qu’est le cancer, il est essentiel de prendre le temps de se reconstruire. Parfois, on change profondément, mais il est possible de se réinventer.
Pour ma part, j’ai traversé cette étape en continuant à m’engager : aider les autres permet aussi de s’aider soi-même.
Pour recevoir le Petit guide pour consoler une personne malade en version électronique => https://cancer-je-gere.blog/
*source observatoire sociétal des cancers
Crédit photo : A de Wilde
Le 9 octobre, le public est venu en flux continu ! « On avait relayé l’information dans la presse locale plus en amont que les années précédentes et le nombre de consultations a été particulièrement élevé ce jour-là », se réjouit Lucie Lhuillier, chargée de communication. Derrière les stands, des associations d’aide aux malades et à leurs familles, comme Patients en réseau, Les Roses poudrées, ou encore Flammes en rose. Présents avec un buste de palpation mammaire, les laboratoires ont également mis à disposition pour les patients de chimiothérapie des casques diffusant des images relaxantes. Une socio-esthéticienne dispensant des soins pour les mains et le visage et une photographe professionnelle ont échangé avec les visiteurs sur les questions d’image de soi et comment se la réapproprier, notamment après une opération.
« Franchement, ça a été un beau succès ! », se réjouit Lucie Lhuillier, qui avait aussi organisé avec l’association ROSE — Réseau Sein du Berry une soirée cinéma à l’amphithéâtre du Creps de Bourges. Au programme : le documentaire Anaïs, relatant le parcours santé d’Anaïs Quemener, championne de France de marathon 2022. Aide-soignante en banlieue parisienne, elle a surmonté un cancer du sein diagnostiqué triple négatif avec double mastectomie en 2016, à 25 ans. « Une centaine de personnes sont venues et l’ambiance était vraiment positive. Le film montrait à la fois l’importance du soutien familial et de l’activité physique pour combattre la maladie. Mais il rappelait aussi que le cancer du sein est une étape dans la vie, qu’il ne doit pas nous empêcher de vivre et d’avancer », explique Lucie Lhuillier. « À la fin de la projection, les échanges étaient animés par la réalisatrice et la productrice du film, un de nos chirurgiens sénologues, une diététicienne et un coach sportif. Et quand le public a appris qu’Anaïs était maman depuis huit mois et qu’elle s’entraînait pour les JO 2028, il y a eu une explosion de joie dans l’assistance ! »
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Une BD sur mesure
Pour les femmes désireuses d’apprendre les gestes de l’autopalpation, la journée de sensibilisation à la polyclinique le 7 octobre était idéale ! Pas moins de quatre bustes de palpation mammaire ont été installés sur les différents stands, notamment de La Ligue contre le cancer et de la CRCDC. « Quand on demande à une personne si elle connaît les gestes, souvent elle répond oui. Mais quand on lui montre comment le faire de façon vraiment méticuleuse et ordonnée, ce n’est plus la même histoire », explique la dynamique infirmière de coordination, Christine Lerouge, qui a veillé à ce qu’une équipe passe aussi dans les services. « On a bloqué des créneaux dans chaque service pour faire une séance de formation. »
Dans le hall, le public découvrait les autres animations : les stands des associations de soins de support, l’association Ose ! qui organise des séjours et des rencontres pour les patientes atteintes d’un cancer du sein métastasique, ou encore le service radiologie, présent pour rassurer les femmes sur la mammographie. « Ils ont utilisé une bande dessinée très bien faite pour dédramatiser l’examen, consultable sur le site Santé BD ; le site présente aussi une BD sur l’autopalpation », précise Christine Lerouge.
Les diététiciens avaient organisé un atelier nutrition, une onco-coiffeuse présentait des prothèses capillaires et les bénévoles de l’association Les Petites Mains exposaient des modèles de prothèses mammaires… en tricot, faits sur mesure et gratuitement à la demande des patientes. « La journée était placée sous le signe du sourire et de la bienveillance », se réjouit Christine Lerouge. « Il y a eu beaucoup de passage. Chacun est venu pour une raison différente et a trouvé ce qu’il venait chercher. »
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On cherche… un grain de riz !
Un vrai moment de douceur pour se reconnecter à son corps et recharger les batteries ! Le 9 octobre, dans le bus de l’Échappée rose transformé en institut de beauté, patientes, accompagnants et personnel soignant ont pu bénéficier de soins, dispensés par un réflexologue et des socio-esthéticiennes de l’Association Tout le monde contre le cancer.
« Ils sont aussi allés s’occuper de patients en SMR qui ne peuvent pas se déplacer », se réjouissent Laetitia Ancelin, en charge de la communication et Camille Dao, attachée de direction. Pour cette journée Octobre Rose, les deux organisatrices ont également déployé des stands et animations, embellis grâce à l’intervention gratuite d’Idéafête, société locale de décoration.
Sur l’un des stands, une kinésithérapeute et une radiologue ont montré aux visiteurs comment pratiquer la palpation mammaire sur un buste en silicone. « C’était vraiment intéressant parce qu’on apprend qu’il faut inspecter une zone qui va des clavicules à bien en-dessous des seins. Et que ce qu’on cherche sous nos doigts, ce n’est pas forcément une petite boule mais… cela peut faire la taille d’un grain de riz ! », indique Camille Dao. Une secrétaire a également dégainé son ordinateur pour prendre en direct des rendez-vous de mammographie. « Une quinzaine ont été pris et l’année prochaine, on insistera sur ce point qui permet de couper court à toute procrastination », précise Laetitia Ancelin.
De nombreuses associations étaient aussi présentes ! Les 230 visiteurs ont été invités à participer à une grande tombola gratuite, dont l’organisation s’est faite en un temps record « grâce à la réactivité des donateurs », soulignent les deux organisatrices, ravies du succès de cette journée et déjà en pleine réflexion sur l’édition 2026.
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Des hommes en rose
Un buste de palpation mammaire, de la documentation, des professionnels de santé et des bénévoles mobilisés… tout était prêt pour la journée de prévention organisée dans l’établissement le 9 octobre. « Notre socio-esthéticienne a également pratiqué des massages de mains, offrant de vraies bulles de relaxation », souligne Céline Vidal, secrétaire de direction. Et la consigne du « tous en rose » pour cette journée a été largement suivie par les femmes, mais aussi par les hommes. Ce jour-là, les médicaments et les malades ont été manipulés et transportés par… des hommes en rose !








