123… Palpez !

Octo­bre Rose | Et si on redonnait du sens à ce mois de #sen­si­bil­i­sa­tion > dépis­ter plus tôt ?

  1. Appren­dre à mieux con­naître ses seins grâce à l’#autopal­pa­tion
  2. Allez chez son #gyné­co­logue 1 fois/an

Pourquoi ? Détec­té tôt, le can­cer du sein se guérit dans 90% des cas (Haute Autorité de San­té)

Une action de la Clin­ique Saint Jean de Dieu, Paris (75)

Clin­ique Saint-Vin­cent, Besançon (25)
Roue de la préven­tion

Pif, paf, bang. Casque virtuel sur la tête et pis­to­let en main, le vis­i­teur vise une cible. Quand il l’atteint, une ques­tion appa­raît : l’allaitement pro­tège-t-il des risques de can­cer ? Et si je fume, je prends des risques incon­sid­érés ? Et si je fais du sport ? Mal­gré le sérieux du thème, l’ambiance était ludique le 6 octo­bre dans le hall d’accueil de la Clin­ique Saint-Vin­cent où la Ligue con­tre le can­cer avait organ­isé une journée de sen­si­bil­i­sa­tion. On pou­vait aus­si faire tourn­er une roue de la préven­tion pour gag­n­er… des infor­ma­tions. « Entre midi et deux, on a eu beau­coup de monde et pas mal aus­si l’après-midi», indique Brigitte Lemar­quis, chargée de com­mu­ni­ca­tion. Au déje­uner, le prestataire de restau­ra­tion avait pré­paré un repas rose et offert à chaque patiente… une rose. Un geste de douceur et de sol­i­dar­ité.

Cen­tre Clin­i­cal, Soy­aux (16)
Top ! 5 min­utes dans tous les ser­vices

Durant tout le mois d’octobre, une sage-femme inter­vien­dra dans l’ensemble des ser­vices pour un « top 5 » (stand-up meet­ing quo­ti­di­en). Sa mis­sion : sen­si­bilis­er le per­son­nel sur l’importance du dépistage du can­cer du sein à tout âge et les gestes qui peu­vent sauver (autopal­pa­tion, mam­mo­gra­phie, con­sul­ta­tion spé­cial­isée).

« La pre­mière semaine d’Octobre Rose était bien chargée », con­fie Audrey Dri­ouche, assis­tante de direc­tion. Lun­di, l’association Fleur d’Isa, représen­tée par son hyp­nothérapeute, son arthérapeute, ain­si que son oncoesthéti­ci­enne est inter­v­enue pour faire con­naître son rôle auprès des per­son­nes atteintes d’un can­cer. Mer­cre­di, Laeti­tia, ambas­sadrice de Jeune et Rose en Char­ente, a présen­té aux per­son­nels de la clin­ique et aux vis­i­teurs, l’intérêt de l’autopalpation à tout âge, et répon­du aux ques­tions des jeunes patientes. Enfin ven­dre­di, Anne Char­lotte Delfos­se, diététi­ci­enne accom­pa­g­née de l’infirmière d’annonce, ain­si que d’une spé­cial­iste en aro­math­érapie, aide-soignante dans le ser­vice de médecine, ont par­lé des bien­faits de leur spé­cial­ité.

Tous les jeud­is, les bénév­oles de la Ligue con­tre le can­cer seront sur site afin d’expliquer leurs mis­sions et pro­pos­er à la vente : T‑shirts, pins et para­pluies au prof­it de leur asso­ci­a­tion. La direc­tion a incité son per­son­nel à par­ticiper à la course Les bulles ros­es en prenant en charge les frais d’inscription rever­sés aux asso­ci­a­tions de lutte con­tre le can­cer.

Des para­pluies ros­es dans les halls de con­sul­ta­tion ont été accrochés, la façade est illu­minée en rose, des pro­duc­tions de l’art thérapie sont exposées dans le ser­vice de médecine, un repas rose (sans col­orant) sera pro­posé au self et l’ensemble du per­son­nel sera vêtu de rose le 18 octo­bre : impos­si­ble de ne pas par­ticiper à cette édi­tion d’Octobre Rose !

Clin­ique Durieux, Le Tam­pon (La Réu­nion)
Com­bat­tantes ros­es

Une grande pre­mière. Cette année, la Clin­ique Durieux a décidé elle aus­si de par­ticiper à Octo­bre Rose. Une action de sen­si­bil­i­sa­tion sur la néces­sité de pra­ti­quer régulière­ment la pal­pa­tion des seins sera menée à par­tir du 10 octo­bre auprès du per­son­nel et du pub­lic. « Les gyné­co­logues, afin de touch­er un max­i­mum de per­son­nes, se ren­dront dans les unités de soins pour pro­pos­er au cours de la journée des ate­liers de pal­pa­tion et autopal­pa­tion », pré­cise Aude Vecten, respon­s­able de la com­mu­ni­ca­tion.

Des fly­ers reprenant les prin­ci­paux signes à observ­er seront dis­tribués et sur les écrans d’information, des mes­sages de préven­tion seront dif­fusés sous forme de cap­sules. Des bal­lons ros­es ont été accrochés à l’accueil et au self et des masques ros­es mis à la dis­po­si­tion du per­son­nel. « Tous les ser­vices en por­tent et ils en rede­man­dent. On se rend compte que notre démarche est appré­ciée. Cette année, on a juste mar­qué le coup, mais pour l’année prochaine, on va réfléchir à davan­tage d’actions. » Bien­v­enue dans la grande famille des com­bat­tantes ros­es.

Cen­tre Médi­co-Chirur­gi­cal les Cèdres, Brive-la-Gail­larde (19)
Tout le monde a par­ticipé

Le 4 octo­bre était une journée entière­ment con­sacrée à Octo­bre Rose au Cen­tre Médi­co-Chirur­gi­cal les Cèdres. Dès l’entrée dans l’étab­lisse­ment, d’énormes bou­quets affichaient la couleur de l’opération de préven­tion du can­cer du sein.

La Ligue con­tre le can­cer était présente avec un buste per­me­t­tant d’apprendre les gestes d’autopalpation. Le pub­lic nom­breux a appré­cié l’action de sen­si­bil­i­sa­tion. Une socio esthéti­ci­enne de la Ligue a prodigué des mod­e­lages des mains afin de faire con­naître les soins de sup­port. « Nous avons été encour­agés par des femmes, con­scientes des pro­grès faits en ter­mes de mobil­i­sa­tion et d’information», indique Eka­ter­ine Valy.

Dans les ser­vices de soins, les sets de table des patients délivraient des mes­sages de préven­tion et tout le per­son­nel était vêtu de rose.

À la cafétéria égale­ment, fleurie et décorée pour l’occasion, un « menu rose » (saumon, char­lottes, mac­arons…) était pro­posé. Une imposante struc­ture de bal­lons for­mant le nœud rose emblé­ma­tique de l’opération était exposée pour la journée et rejoin­dra l’accueil pour tout le reste du mois d’octobre.

L’expression artistique comme soin de support

L’art-thérapie s’intègre dans un nou­veau con­cept médi­cal, celui de la médecine inté­gra­tive, et repose sur l’idée que les arts créat­ifs peu­vent con­tribuer à l’expression d’inquiétudes non ver­bal­isées ou incon­scientes vis-à-vis d’une mal­adie, tel le can­cer.

Le but pre­mier de l’art thérapie n’est pas artis­tique bien qu’elle repose sur toutes les formes d’arts : arts plas­tiques, musique, théâtre, danse… Effec­tuée en groupe ou indi­vidu­elle­ment, l’art thérapie apporte récon­fort, con­fi­ance et sécu­rité pour per­me­t­tre à un patient de mieux affron­ter sa mal­adie.

 

Clin­ique de l’Étang de l’Olivier, Istres (13)
Gom­mer le sein pour redonner la vie

Éric Escud­i­er, tech­ni­cien de lab­o­ra­toire à la Clin­ique l’Étang de l’Olivier, est pas­sion­né de pho­to. L’été passé, son épouse a été atteinte d’un can­cer du sein ce qui a incité le photographe/laborantin à lier pas­sion, acci­dents de la vie et Octo­bre Rose. Il a imag­iné une expo­si­tion de pho­tos de femmes après leur traite­ment. « Certes il faut se faire dépis­ter », insiste Éric Escud­i­er, « mais je voulais pro­pos­er de la pho­to thérapie. La pho­to per­met de repren­dre con­fi­ance en soi. »

Ain­si sur la base d’un appel à volon­tari­at, 10 femmes ont accep­té de se faire pho­togra­phi­er torse-nu. L’artiste a peint en blanc le sein malade qu’il sur­ex­pose en stu­dio. « Comme si cette par­tie était gom­mée, effacée, comme si elle avait été sup­primée pour redonner la vie. »

Cette expo­si­tion sera vis­i­ble tout le mois d’octobre dans le couloir allant du bâti­ment cen­tral aux urgences de la clin­ique et au ciné­ma, à l’office du tourisme ain­si qu’au pôle mère-enfant de Istres.

Un pro­jet de sou­tien à la lutte con­tre le can­cer du sein qui devrait être recon­duit l’an prochain mais sous une forme dif­férente.

Clin­ique Clé­mentville, Mont­pel­li­er (34)
L’union fait la force

Un charme cer­tain se dégage de la salle voûtée. C’est ici qu’a eu lieu le 5 octo­bre le pre­mier « Ren­dez-vous d’Octobre Rose » avec de nom­breux stands : la CPAM venue expli­quer les démarch­es admin­is­tra­tives, la struc­ture Rue du Col­ib­ri et ses vête­ments faciles à dégrafer, Essen­tiel San­té avec des pro­thès­es capil­laires et des pro­duits socio-esthé­tiques, une taba­co­logue, un buste d’autopalpation, la présen­ta­tion du pro­gramme d’é­d­u­ca­tion thérapeu­tique Can­cer, je sein’­pli­fie, des pro­duits de soin… « Notre objec­tif était de met­tre à l’hon­neur des struc­tures avec qui nous col­laborons au quo­ti­di­en afin de val­oris­er les solu­tions des­tinées à adoucir le quo­ti­di­en de ces femmes », relate Thaïs Jou­ve-Vil­lard, appren­tie de direc­tion.

Mer­cre­di 12, une bulle bien-être accueillera des ate­liers de yoga, réflex­olo­gie plan­taire, sophrolo­gie, acu­pres­sion. Le stu­dio Vir­gin’­Ta­too présen­tera les tatouages cor­recteurs de cica­tri­ces et une patiente béné­ficiera d’un tatouage gra­tu­it. D’autres ren­dez-vous sont au pro­gramme : sport, aro­math­érapie…

« Cette année, nous avons décidé de frap­per fort en unis­sant nos forces avec le Mont­pel­li­er insti­tut du sein (MIS), l’association les Par­enthèses de Marie, et le Cen­tre de can­cérolo­gie du grand Mont­pel­li­er (CCGM), présents sur le même site. Nous avons plan­i­fié nos actions dès le mois de juin. » Une stratégie gag­nante au prof­it des femmes.

Clin­ique Pas­teur, Ris-Orangis (91)
Lunettes mag­iques

Lunettes de luminothérapie sur le nez, con­fort­able­ment instal­lés, les par­tic­i­pants se déten­dent, guidés par une voix audio. À l’occasion d’Octobre Rose, la Clin­ique Pas­teur organ­ise qua­tre demi-journées de relax­ation PSiO pour les patients, les vis­i­teurs et le per­son­nel de l’établissement (les 3, 14, 19 et 28 octo­bre). « Le principe de la PSiO repose sur des lunettes de luminothérapie accom­pa­gnées d’un casque dif­fu­sant des séances de relax­ation», explique Ophélie Bertin, respon­s­able DSI. « Ces ate­liers inter­ac­t­ifs ani­més par notre psy­cho­logue durent env­i­ron une heure ; à l’issue de la pre­mière ses­sion, nous avons partagé un goûter avec les par­tic­i­pants pour échang­er nos impres­sions ». La clin­ique emploie avec suc­cès cette tech­nique de relax­ation depuis quelques d’années déjà.

Une demi-journée de préven­tion est égale­ment au pro­gramme le 14 octo­bre, avec stands d’information tenus par les prestataires de soins de sup­port et présence d’un buste de for­ma­tion à l’autopalpation. « Nous avons aus­si prévu une ses­sion de déver­rouil­lage cor­porel, mélange de sophrolo­gie et yoga le 19 octo­bre, et un ate­lier sport et mal­adie le 28. Les édu­ca­teurs tra­vailleront sur l’autonomie et la préven­tion avec des activ­ités physiques faisant tra­vailler la motric­ité, l’équilibre et l’adresse. » Avis aux ama­teurs !

Clin­ique d’Arcachon, La Teste de Buch (33)
Quand l’art s’en mêle

Il y avait foule le 6 octo­bre à la mat­inée d’information organ­isée con­join­te­ment par la Clin­ique d’Arcachon, le Cen­tre hos­pi­tal­ier d’Arcachon et la Ligue con­tre le can­cer. « Il y a eu beau­coup de com­mu­ni­ca­tion, notam­ment sur les réseaux soci­aux », explique Sylvie Moreno, cadre du ser­vice onco-chimio. Après un pas­sage par les stands d’information et un café de bien­v­enue, les vis­i­teurs ont été invités à décou­vrir le ser­vice de radi­olo­gie. L’appareil de mam­mo­gra­phie a attiré tous les regards et les ques­tions ont fusé : com­ment se passe l’examen quand on a une pro­thèse ? Faut-il arrêter de se faire dépis­ter passé 74 ans ? La cadre de soins et le manip­u­la­teur radio ont répon­du à toutes les inter­ro­ga­tions.

Une autre séance d’information est prévue le 16 octo­bre à l’occasion de la course Octo­bre Rose, organ­isée par la ville de La Teste de Buch. Le buste moulé de Chris­telle Gauzet, co-fon­da­trice de Défi d’Elles (des raids 100 % féminins), décoré par Popette, une artiste locale, trône dans l’entrée du Pôle de San­té. Prêté par la fon­da­tion Keep a Breast Europe, il prou­ve que la préven­tion et l’éducation peu­vent aus­si pass­er par l’art.

Crédits pho­tos :Clin­ique Saint Jean de Dieu, Paris (75), Clin­ique Saint-Vin­cent, Besançon (25), Cen­tre Clin­i­cal, Soy­aux (16), Clin­ique Durieux, Le Tam­pon (La Réu­nion), Cen­tre Médi­co-Chirur­gi­cal les Cèdres, Brive-la-Gail­larde (19), Clin­ique de l’Étang de l’Olivier, Istres (13), Clin­ique Clé­mentville, Mont­pel­li­er (34), Clin­ique Pas­teur, Ris-Orangis (91), Clin­ique d’Arcachon, La Teste de Buch (33)