Bravo !

7 per­son­nes sur 10 qui devraient être dépistées pour le can­cer du côlon parce qu’elles ont des antécé­dents famil­i­aux ne le font pas.

Alors que l’épidémie ne laisse aucun répit aux équipes soignantes, vous avez été nom­breux à vous mobilis­er pour pro­mou­voir le dépistage du can­cer du côlon dans le cadre de la cam­pagne Mars Bleu.

Vous n’avez pas man­qué d’idées, masqués, à dis­tance, der­rière un écran, vous avez infor­mé et motivé à se faire dépis­ter. Se don­ner un temps d’avance sur la mal­adie plutôt que d’y faire face trop tard chaque fois que pos­si­ble est un autre enseigne­ment de cette péri­ode de crise inédite.

Bra­vo à toutes les équipes et notre sou­tien en cette péri­ode où chaque pro­fes­sion­nel de san­té est forte­ment sol­lic­ité pour une cause mon­di­ale !

 

« À vous de jouer ! »
Pôle Artois Ram­say San­té (59–62)

« Il y a 16 mots à trou­ver, à vous de jouer ! », pou­vait-on lire sur les posts Face­book des étab­lisse­ments du Pôle Artois Ram­say San­té le 3 mars, en ouver­ture de la cam­pagne Mars Bleu. Pour com­mencer, une grille de mots cachés qui répond à plusieurs ques­tions du type « quels sont les dif­férents symp­tômes du can­cer col­orec­tal ? », « Quelle est la cible prin­ci­pale de cette action de sen­si­bil­i­sa­tion ? »… Et puis le 24 mars, c’était le tour des mots croisés. Quel est le mot BONUS, le mot caché ? Chercher des solu­tions dans tous les sens, un exer­ci­ce pas si facile en fin de compte, et qui a per­mis de sen­si­bilis­er les cru­civer­bistes et autres ama­teurs de jeux de let­tres au dépistage du can­cer col­orec­tal. Des bonnes idées relayées par l’Hôpital Privé de Bois-Bernard (59), la Clin­ique Saint Amé de Lam­bres-Lez-Douai (59) et l’Hôpital Privé Arras Les Bon­nettes (62), chaque mer­cre­di du mois de mars.

Les inter­nautes ont par ailleurs pu faire val­oir leurs tal­ents artis­tiques et soumet­tre des propo­si­tions pour illus­tr­er le slo­gan « Vous êtes peut-être assis sur un can­cer ». Vidéo, pho­to, dessin, tout un cha­cun pou­vait laiss­er libre court à son inspi­ra­tion. Et l’illus­tra­tion retenue pour la cam­pagne 2021 est mag­nifique. Essen­tielle­ment célébrée sur les réseaux soci­aux cette année, le Pôle Artois peut se féliciter d’une cam­pagne Mars Bleu très dynamique.

 

 

Infor­ma­tion à tous les étages
Hôpi­tal Privé Arnault Tzanck, Mou­g­ins Sophia Antipo­lis (06)

Sur le char­i­ot, des dépli­ants, des ques­tion­naires, des frian­dis­es et d’adorables biberons bleus (con­tenant du jus de fruit…). Puisqu’avec la Covid, les portes ouvertes au grand pub­lic étaient inter­dites, l’établissement a organ­isé une journée de sen­si­bil­i­sa­tion en interne.
Le 16 mars, 17 étu­di­ants infir­miers et aide-soignants, for­més par le CRCDC* et répar­tis en cinq équipes, cha­cune avec son char­i­ot bleu, ont par­cou­ru tous les ser­vices de l’hôpital (soins, tech­nique, logis­tique, admin­is­tratif) afin de sen­si­bilis­er per­son­nel et patients à l’importance du dépistage du can­cer col­orec­tal. En rem­plis­sant un ques­tion­naire lié à la préven­tion, on par­tic­i­pait à une tombo­la per­me­t­tant de gag­n­er sacs de plage et pro­duits de soins. De son côté, le représen­tant d’un lab­o­ra­toire se chargeait de démys­ti­fi­er la colo­scopie. À la can­tine et sur les plateaux-repas, suprême de volaille sauce au bleu et tarte à la myr­tille en remet­taient une couche (de bleu). Et le suc­cès de cette journée a dépassé les attentes. « Quand on organ­ise des portes ouvertes au rez-de-chaussée, on ne touche pas for­cé­ment les patients alités et l’ensemble du per­son­nel, trop occupé », explique la respon­s­able de la com­mu­ni­ca­tion Julie Adrey. « Là, on a ren­con­tré tout le monde grâce à une démarche à la fois effi­cace, ludique et agréable. » Et preuve que l’information est bien passée, par­mi les seuls mem­bres du per­son­nel, vingt ont fait une demande de test auprès de la CRCDC.

*Cen­tre de coor­di­na­tion de dépistage des can­cers

 

 

La vérité sort de l’assiette
Hôpi­tal privé du Val d’Yerres, Yer­res (91)

Un demi de bière, un bal­lon de vin et un verre de pastis con­ti­en­nent la même quan­tité d’alcool. Vrai ou faux ? Jeu­di 25 mars, patients et per­son­nels de l’hôpital décou­vraient sur le set de leur plateau-repas un quizz pour les aider à mesur­er l’im­pact d’une hygiène de vie saine dans la préven­tion du can­cer col­orec­tal, ain­si que les symp­tômes pou­vant les alert­er. Et pour rester dans le ton, le repas con­coc­té par Séver­ine Flan­bard, la diététi­ci­enne de l’établissement, en col­lab­o­ra­tion avec le chef des cuisines, tirait franche­ment sur la couleur azur. Preuve en était cette tar­ti­flette au bleu, ou encore cette pana­cot­ta col­orée à la liqueur de curaçao. Dans le hall d’entrée et dans chaque ser­vice, des affich­es relaient égale­ment l’opération Mars bleu, et des infor­ma­tions sont trans­mis­es aux patients. Mais comme cha­cun le sait, rien de tel qu’un bon plat pour faire pass­er un mes­sage.

 

 

Com­mu­ni­quer pour sauver
Clin­ique de Saint-Omer, Blendec­ques (62)

« J’ai vu en con­sul­ta­tion un homme de 48 ans, respon­s­able san­té dans son usine, maman can­cer du côlon, énorme risque famil­ial. Ça fai­sait six mois qu’il saig­nait tous les jours et il m’a dit la phrase : ‘’C’est le stress doc­teur’’. » Le 30 mars dernier, à l’occasion de Mars bleu, les doc­teurs Loik Morel, gas­tro-entéro­logue, André Dabrows­ki et Aurélien Gra­cient, chirurgiens diges­tif et vis­céral, ont ani­mé une visio­con­férence à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de san­té où ils ont pu insis­ter, exem­ples con­crets à l’appui, sur l’importance du dépistage du can­cer col­orec­tal et détailler sa prise en charge médi­cale. La visio a été suiv­ie par une trentaine de médecins général­istes, phar­ma­ciens, infir­miers, kinésithérapeutes… qui ont pu ensuite pos­er libre­ment leurs ques­tions. Un échange d’informations salu­taire, sachant qu’en France 65 % des plus de 50 ans ne se font pas dépis­ter.

 

 

Tous en bas­kets
Clin­ique Axi­um, Aix-en-Provence (13)

Quel point com­mun y a‑t-il entre le rappeur Akhen­aton, l’auteur de ban­des dess­inées Lili Sohn*, le pilote de ral­lye Sébastien Ogi­er et le foot­balleur Basile Boli ? Une même envie de soutenir le défi sportif lancé du 1er au 31 mars par le Cen­tre de dépistage des can­cers SUD PACA. L’idée : pro­mou­voir la pra­tique régulière d’une activ­ité physique, qui con­tribue à réduire le risque de dévelop­per des can­cers et plus par­ti­c­ulière­ment le can­cer du côlon. À la clin­ique Axi­um, l’opération a été relayée par les réseaux soci­aux, des affich­es dans le hall d’accueil mais aus­si dans les ser­vices d’endoscopie et de radi­olo­gie. Pour par­ticiper, rien de plus sim­ple : scan­ner un QR-code, s’inscrire et récupér­er un dos­sard numérique. Puis chauss­er ses bas­kets, enfil­er son mail­lot de bain et, jusqu’au 31 mars, faire le plus de km pos­si­ble. Les frais d’inscription et les dons que généreront le défi seront rever­sés au Cen­tre de dépistage pour amélior­er la préven­tion et la sen­si­bil­i­sa­tion dans la région PACA.

* Atteinte d’un can­cer du sein, elle est con­nue pour avoir ouvert un blog BD, nar­rant avec humour et en couleurs son quo­ti­di­en et sa mal­adie.

 

 

Le dépistage, c’est vital
Poly­clin­ique du Parc, Cho­let (49)

Pen­dant tout le mois de mars, la poly­clin­ique s’habille aux couleurs de Mars Bleu pour sen­si­bilis­er la pop­u­la­tion au dépistage du can­cer col­orec­tal. Chaque année, cette mal­adie touche 43 000 nou­velles per­son­nes en France, fig­u­rant au 3e rang des can­cers les plus fréquents et au 2e rang des plus meur­tri­ers. La sit­u­a­tion san­i­taire, une fois encore, ne per­me­t­tait pas de rassem­ble­ment du pub­lic pour des ani­ma­tions, mais en affichant un mes­sage de préven­tion dans les salles d’attente et en 3x8m sur la façade, l’équipe soignante espère alert­er un max­i­mum de per­son­nes et faire pren­dre con­science qu’un sim­ple con­trôle peut sauver une vie.

 

 

Expo­si­tion préven­tion
CHP de Brest, Brest (29)

Après la par­tic­i­pa­tion d’une diététi­ci­enne du CHP de Brest le 18 mars au webi­naire départe­men­tal Mars Bleu et pour pro­longer ses actions en faveur du dépistage du can­cer col­orec­tal, le CHP a accueil­li pen­dant toute une semaine une expo­si­tion de préven­tion réal­isée par la Ligue con­tre le can­cer et la CPAM du Fin­istère. 7 kaké­monos abor­dant le sujet du can­cer col­orec­tal et des préven­tions pri­maires (tabac, alcool, nutri­tion,…) étaient dis­posées bien en vue à l’accueil de l’établissement. Cha­cun à son rythme, les patients et vis­i­teurs ont eu tout le loisir de con­solid­er les acquis et d’en appren­dre encore plus sur ce can­cer qui, avec une bonne hygiène de vie et les bons gestes de préven­tion, peut être évité ou guéri dans bien des cas. Une cam­pagne large­ment dif­fusée sur les réseaux soci­aux.

 

 

Mangez au naturel
Insti­tut de can­cérolo­gie Paris-Nord, Sar­celles (95)

« Mangez des fruits et légumes ! Des bro­co­l­is, poireaux, asperges, tomates, pommes ou abri­cots, peu importe, le prin­ci­pal étant d’absorber des sels minéraux et des fibres, qui par­ticipent à prévenir l’apparition et la récidive du can­cer du côlon. » Le 25 mars dernier, à l’occasion de Mars bleu, l’institut a organ­isé pour ses patients une visio­con­férence sur le thème « Ali­men­ta­tion et préven­tion du can­cer du côlon et du rec­tum », ani­mée par le Dr Cyril Laporte, oncologue radio­thérapeute mais égale­ment micro-nutri­tion­niste spé­cial­isé dans l’alimentation en lien avec les can­cers. Out­re les fruits et légumes — cuits, crus, surgelés ou en soupe -, cet expert a invité son audi­toire, d’une manière plus large, à « se nour­rir autrement » en con­som­mant le plus pos­si­ble d’aliments non trans­for­més et en dimin­u­ant au max­i­mum les ali­ments ultra-trans­for­més (bar­res choco­latées, snacks en tout genre, gâteaux indus­triels, pré­pa­ra­tions laitières com­plex­es…). En effet, une aug­men­ta­tion de 10% d’al­i­ments ultra-trans­for­més dans la ration calorique quo­ti­di­enne, est asso­ciée à un risque général de can­cer de 12% et de can­cer du sein de 11%, selon l’é­tude NutriNet-San­té 2018. De pré­cieux con­seils qui valent donc pour tous les can­cers.

 

Crédits pho­tos : Pôle Artois Ram­say San­té, Hôpi­tal Privé Arnault Tzanck, Hôpi­tal privé du Val d’Yerres, Clin­ique de Saint-Omer, Clin­ique Axi­um, Poly­clin­ique du Parc, CHP de Brest, Insti­tut de Can­cérolo­gie Paris Nord.