INITIATIVES SANTÉ

Questions pour un super côlon
Louis Pasteur Santé, Essey-lès-Nancy (54)

Mar­di et mer­cre­di, les patients du SMR de Louis Pas­teur San­té ont eu la sur­prise de se voir pro­pos­er un jeu : ques­tions pour un côlon. Le principe était sim­ple. Encadrés par une infir­mière, une diététi­ci­enne et une enseignante en activ­ité physique adap­tée, les patients munis d’un buzzer répon­dent à un quiz dont les ques­tions por­tent sur le can­cer col­orec­tal. Une bonne réponse rap­porte deux points, une mau­vaise entraîne un gage d’ac­tiv­ité physique. Si le gage est validé, le patient reçoit un point.

« Nous avons voulu lier activ­ité physique et con­nais­sances sur le can­cer col­orec­tal », explique Car­o­line, infir­mière coor­di­na­trice référente de l’HDJ. « Quels que soient leurs résul­tats, les 28 par­tic­i­pants sont repar­tis avec un ban­deau de poignet bleu, un pin’s ain­si qu’un diplôme ! »

Une manière orig­i­nale et ludique de se mobilis­er pour Mars Bleu…

Participer, marcher, jouer
Clinique Anne d’Artois, Béthune (62)

Same­di 16 mars, en col­lab­o­ra­tion avec des asso­ci­a­tions locales sportives et d’accompagnement de per­son­nes atteintes d’un can­cer, le per­son­nel de la Clin­ique Anne d’Artois a par­ticipé à une marche. « Ce type de mobil­i­sa­tion plaît tou­jours autant », remar­que Camille Flocteil, infir­mière coor­di­na­trice. « L’objectif est, comme pour Octo­bre Rose, de sen­si­bilis­er à l’importance de l’activité physique pour la préven­tion des can­cers. »

Le lun­di 25 mars, soignants et patients pour­ront faire tourn­er la roue Mars Bleu pour tester leurs con­nais­sances sur le can­cer col­orec­tal. « Cette roue a été imag­inée en col­lab­o­ra­tion avec une mutu­al­ité parte­naire. Le can­di­dat la fait tourn­er, et en face de chaque case, une ques­tion rel­a­tive aux modal­ités de dépistage, à la préven­tion ou des chiffres per­me­t­tent de tester ses con­nais­sances. » Selon vos répons­es vous pour­rez gag­n­er ou non des good­ies achetés auprès de la Ligue con­tre le can­cer. « Nous par­ticipons d’une part à la lev­ée de fonds de la Ligue et d’autre part nous pro­posons une activ­ité ludique pour intéress­er tout le monde. »

Un programme complet en 5 temps
Clinique Saint-Paul, Fort-de-France (972)

À la Clin­ique Saint-Paul, cinq dates ryth­ment Mars Bleu. Les 15 et 22 mars des journées de sen­si­bil­i­sa­tion à l’intention du grand pub­lic sont organ­isées en col­lab­o­ra­tion avec la Ligue con­tre le can­cer, le Cen­tre région­al de coor­di­na­tion des dépistages des can­cers, France Assos San­té et Cyparis, une asso­ci­a­tion locale qui accom­pa­gne les hommes atteints d’un can­cer. Le côlon tour et la pro­jec­tion en 3D d’une ani­ma­tion inter­ac­tive illus­trent de manières péd­a­gogique et visuelle le can­cer col­orec­tal.

« Ce sera aus­si l’oc­ca­sion de dis­tribuer des kits de dépistage », pré­cise Pré­cil­la Leleu-Pas­tel, direc­trice de la Clin­ique de l’Anse Colas et respon­s­able qual­ité groupe Saint-Paul. « Les vis­i­teurs pour­ront décou­vrir le ser­vice d’endoscopie et celui d’annonce, au tra­vers de stands d’in­for­ma­tion. » Un espace réservé au pro­gramme d’éducation thérapeu­tique (ETP) de la clin­ique sera ani­mé par la diététi­ci­enne et une stomath­érapeute. Ce pro­gramme d’ETP est des­tiné aux patients souf­frants de patholo­gies diges­tives pou­vant par­fois con­duire à la pose d’une stomie.

Les 13 et 20 mars, des actions d’information sont menées à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de la clin­ique. Ils pour­ront vis­iter le ser­vice d’endoscopie diges­tive. Une con­férence à l’intention des pro­fes­sion­nels de la Clin­ique Saint Paul, avec un chirurgien vis­céral de l’étab­lisse­ment, s’est déroulée le 18 mars. Sans faib­lir, un pro­gramme chargé, com­plet mais indis­pens­able ! Bra­vo !

Bien manger et bien bouger
Clinique l’Étang de l’Olivier, Istres (13)

Soucieuse de pro­mou­voir la notion de préven­tion auprès des patients et du per­son­nel, la direc­tion a organ­isé, le 18 mars, deux ate­liers sur le parvis de la Clin­ique l’Étang de l’Olivier. L’un ani­mé par la diététi­ci­enne a sen­si­bil­isé les par­tic­i­pants sur les bien­faits et le rôle d’une ali­men­ta­tion équili­brée. L’autre orchestré par les kinésithérapeutes a pro­mu l’activité physique adap­tée : bouger !!!

Pour l’occasion le per­son­nel était vêtu de bleu et un repas bleu a été servi. Un affichage dans l’ensemble des ser­vices com­plète la mobil­i­sa­tion.

LE SPORT C’EST LA SANTE

Pop­u­laire en cette année de Jeux Olympiques, le sport développe le sens de l’effort et octroie le plaisir d’une activ­ité sociale. À tout âge et au rythme de cha­cun, le sport est vertueux. Il promeut l’engagement. Rai­son pour laque­lle, les étab­lisse­ments privés priv­ilégient les ini­tia­tives sportives pour célébr­er Mars Bleu.

Les étab­lisse­ments san­i­taires sont nom­breux à inté­gr­er la thérapie sportive dans les par­cours de soins. La pra­tique du sport est forte­ment recom­mandée en préven­tion et en accom­pa­g­ne­ment, pen­dant et après le suivi d’un can­cer. Il con­fère une meilleure tolérance aux traite­ments, dimin­ue la sen­sa­tion de fatigue, lutte con­tre l’anxiété, améliore l’image de soi et aug­mente les capac­ités physiques.

GRAND ANGLE

Informer et communiquer
Hôpital Privé d’Ambérieu, Ambérieu-en-Bugey (01)

En mars, impos­si­ble de se ren­dre à l’Hôpital Privé d’Ambérieu sans pass­er par le stand instal­lé à l’accueil sur lequel des fly­ers sont mis à dis­po­si­tion. Vous y trou­verez des recom­man­da­tions sur une ali­men­ta­tion saine, une hygiène de vie respectueuse de votre san­té et les modal­ités du dépistage du can­cer col­orec­tal.

Partout dans l’établissement des affich­es rap­pel­lent les mes­sages de Mars Bleu. Il en est de même pour la sig­na­ture des emails, l’outil util­isé pour les com­mu­ni­ca­tions internes à l’usage des pro­fes­sion­nels et les réseaux soci­aux. « Nous avons mul­ti­plié les mes­sages inci­tant ceux qui ont entre 50 et 74 ans à se faire dépis­ter, tant à des­ti­na­tion de nos usagers que de nos pro­fes­sion­nels de san­té », insiste Mary­line Port Lev­et, direc­trice pro­jets et qual­ité ges­tion des risques.

Petit parcours ludique
Clinique Saint-Pierre, Perpignan (66)

Le test de dépistage, c’est sim­ple. Et ça peut être expliqué de façon rigolote. Le pub­lic s’en est ren­du compte le 21 mars à l’occasion de la journée Mars Bleu organ­isée à la Clin­ique Saint-Pierre. « Nous avions la pos­si­bil­ité de dis­tribuer des kits aux per­son­nes éli­gi­bles et un lab­o­ra­toire nous a mis à dis­po­si­tion un faux WC », explique Béa­trice Cordier, chargée de com­mu­ni­ca­tion. « Résul­tat, nous en avons prof­ité pour organ­is­er un petit par­cours ludique : 1. je suis éli­gi­ble, je récupère un kit de dépistage. 2. je reçois un rouleau de papi­er toi­lette imprimé “Le dépistage est une chance” et 3. je vais voir com­ment on installe le kit sur les fauss­es toi­lettes. » Ce sera l’occasion de pos­er toutes les ques­tions car « bien sou­vent, les gens repar­tent avec un kit mais ne font pas le test parce qu’ils ne savent pas com­ment s’y pren­dre. »

Les vis­i­teurs pour­ront égale­ment se press­er un jus de fruits sur le vélo-smooth­ie. « Une ani­ma­tion qui marche du ton­nerre ! » et faire tourn­er la roue d’un quiz, afin d’améliorer ses con­nais­sances et peut-être gag­n­er des good­ies… Le dépistage est une chance et ici, on le célèbre dans la bonne humeur !

Ne pas baisser la garde
Polyclinique du Parc, Cholet (49)

Le Cour­ri­er de l’Ouest a joué le jeu ! Sur une pleine page, le pre­mier titre et la pho­to d’une jeune femme claque­nt : « Un can­cer de famille » et dans le sec­ond, deux gas­tro-entéro­logues de la poly­clin­ique rap­pel­lent les faits : pas assez de médecins locale­ment, des tests de dépistage qui régressent, alors qu’ils sauvent des vies. « Nos médecins s’adressent directe­ment aux lecteurs et on espère que ça aura vrai­ment un impact », se félicite Car­o­line Bou­vry, respon­s­able com­mu­ni­ca­tion, qui chaque année mène une cam­pagne d’information sur deux fronts : les médias locaux d’une part et les actions Mars Bleu au sein de la clin­ique de l’autre.

Le 19 mars, par­al­lèle­ment aux arti­cles de presse, plusieurs stands ont accueil­li le pub­lic. Les bénév­oles de La Ligue con­tre le can­cer, réu­nis autour de Sarah Del­ber­gue, ont expliqué le fonc­tion­nement du pré­cieux kit et pro­posé la vis­ite d’un côlon grâce à un casque de réal­ité virtuelle. Le Dr Gabrielle Mar­tin, inter­venant dans l’article de presse, a égale­ment pris le temps de répon­dre aux ques­tions des vis­i­teurs. Activ­ités sportives adap­tées, sophrolo­gie, socio-esthé­tique… l’association Après l’Envol a présen­té ses ate­liers de soins de sup­port et la diététi­ci­enne, Emmanuelle Jaouen, a don­né des astuces pour se nour­rir en se faisant du bien. La fréquen­ta­tion sem­blait toute­fois un peu à la traîne alors en 2025, Car­o­line Bou­vry réflé­chit à trans­fér­er les actions dans un autre cadre. Pas ques­tion de baiss­er la garde quand tant de vies sont en jeu.

Un santé-séminaire
Hôpital Privé de la Seine-Saint-Denis, Le Blanc-Mesnil (93)

Cette année à l’Hôpital Privé de la Seine-Saint-Denis, la grande salle de réu­nion avait été réservée le 20 mars pour un sémi­naire sur le can­cer col­orec­tal. L’objectif était d’in­former les patients et le grand pub­lic sur la préven­tion du can­cer col­orec­tal et les modal­ités de la prise en charge. La Mairie du Blanc-Mes­nil s’est mobil­isée pour pro­mou­voir l’évènement.

Dès 15 heures, le pub­lic était accueil­li autour d’un buf­fet à base de fruits et de légumes. « Une nour­ri­t­ure saine était pro­posée pour don­ner immé­di­ate­ment le ton de la demi-journée », racon­te Lam­ice Habib, respon­s­able assur­ance qual­ité et Lyn­da Chris­tine, respon­s­able d’unité de soins, toutes deux à l’origine du pro­jet. Ensuite les inter­ven­tions se sont suc­cédé. Le doc­teur Daniel Kusielewicz, gas­tro-entéro­logue, a présen­té les enjeux de la préven­tion, les modal­ités du test. Des usagers ont témoigné pour illus­tr­er les pro­pos du médecin. Le doc­teur Michele Lamuraglia, onco­logue médi­cal, a ensuite partagé les par­cours de soins et les modal­ités de traite­ment du can­cer col­orec­tal. Pour sa part, un organ­isme spé­cial­iste stomie, parte­naire de l’établissement, est venu par­ler stomie et suivi. Un mot de remer­ciement du directeur a clos la journée : un pro­gramme com­plet et un for­mat acces­si­ble à tous.

Crédits Pho­tos :

Louis Pas­teur San­té, Essey-lès-Nan­cy (54), Clin­ique Anne d’Artois, Béthune (62), Clin­ique Saint-Paul, Fort-de-France (972), Clin­ique l’Étang de l’Olivier, Istres (13), Hôpi­tal Privé d’Ambérieu, Ambérieu-en-Bugey (01), Clin­ique Saint-Pierre, Per­pig­nan (66), Poly­clin­ique du Parc, Cho­let (49), Hôpi­tal Privé de la Seine-Saint-Denis, Le Blanc-Mes­nil (93)