Cyril SARRAUSTE, co-respon­s­able de Mon réseau can­cer col­orec­tal

Pou­vez-vous nous présen­ter l’activité de Mon réseau can­cer col­orec­tal ?

Mon réseau can­cer col­orec­tal est une e‑association inau­gurée en mars 2021. C’est la seule asso­ci­a­tion sur cette patholo­gie et elle est exclu­sive­ment com­posée de patients et d’aidants touchés par un can­cer col­orec­tal. Elle pro­pose un réseau d’échange dédié à cette mal­adie, acces­si­ble partout en France et dans les pays fran­coph­o­nes.

Toutes les infor­ma­tions dif­fusées sont rigoureuse­ment sour­cées par un comité sci­en­tifique com­posé de phar­ma­ciens, d’oncologues et de gas­tro-entéro­logues. Par ailleurs, la mod­éra­tion des échanges est assurée par des patients adhérents afin de garan­tir des dis­cus­sions bien­veil­lantes et véridiques.

Mon réseau can­cer col­orec­tal a été conçu pour répon­dre au besoin d’échange exprimé par les patients : 86 % des patients veu­lent échang­er avec des per­son­nes ayant eu la même patholo­gie.

Com­ment fonc­tionne votre e‑association ?

Mon réseau can­cer col­orec­tal est acces­si­ble via une appli­ca­tion ou notre site inter­net. Comme sur tous les réseaux soci­aux, les patients échangent à tra­vers des fils de dis­cus­sion généraux ou thé­ma­tiques, au sein d’une com­mu­nauté dédiée.

Aujourd’hui, Mon réseau can­cer col­orec­tal rassem­ble plus de 2 000 patients en quête d’informations et de sou­tien. Le can­cer col­orec­tal demeure un sujet tabou, et de nom­breuses infor­ma­tions cir­cu­lent sur inter­net, par­fois erronées. Nous sommes les seuls à pro­pos­er un réseau de partage où l’information est rigoureuse­ment véri­fiée.

L’adhésion est gra­tu­ite et anonyme. L’anonymat joue un rôle essen­tiel pour per­me­t­tre une expres­sion libre sur cer­tains sujets sen­si­bles. Les seules infor­ma­tions demandées sont l’âge, le départe­ment, la patholo­gie, afin de pro­pos­er des fils de dis­cus­sion adap­tés, ain­si qu’un pseu­do­nyme.

Quelles sont les ques­tions que les patients vous posent ?

De nom­breuses ques­tions por­tent sur les soins, l’aspect géné­tique de la mal­adie, les effets sec­ondaires ou encore la vie intime et sex­uelle avec un can­cer col­orec­tal… Nous abor­dons tous ces sujets, sou­vent dif­fi­ciles à évo­quer sans anony­mat.

Au sein de Mon réseau can­cer col­orec­tal, la parole est totale­ment libre, car tous les adhérents ont été con­fron­tés à ces ques­tion­nements. Ce réseau d’échange s’avère pré­cieux, comme en témoigne le nom­bre crois­sant de patients qui nous rejoignent.

Com­ment par­ticipez-vous à la cam­pagne de préven­tion Mars Bleu ?

Nous inter­venons à deux niveaux : en préven­tion pri­maire, en dis­pen­sant des con­seils sur l’hygiène de vie, et en préven­tion sec­ondaire, en sen­si­bil­isant à l’importance du dépistage, en col­lab­o­ra­tion avec les étab­lisse­ments et organ­ismes qui nous accueil­lent.

Pour cette édi­tion, nous serons présents sur plus de 30 stands répar­tis sur le ter­ri­toire. C’est une occa­sion de faire con­naître notre accom­pa­g­ne­ment au-delà du bouche-à-oreille et de l’envoi de doc­u­men­ta­tion à l’ensemble des cen­tres de soins dédiés au can­cer.