INITIATIVES SANTÉ

Pour bien utiliser le kit de dépistage
Clinique Pasteur, Ris-Orangis (91)

Cette année, comme tous les ans, la Clin­ique Pas­teur a organ­isé le 11 mars un stand de sen­si­bil­i­sa­tion au dépistage de can­cer col­orec­tal. Rien de mieux qu’une démon­stra­tion ! C’est pourquoi une cuvette de toi­lettes a été instal­lée bien en vue, dans le hall de l’établissement.

« L’ob­jec­tif est d’expliquer com­ment utilis­er cor­recte­ment le kit de dépistage fourni par la Sécu­rité sociale et d’inciter le max­i­mum de per­son­nes à réalis­er le test », explique Ophélie Bertin, direc­trice des soins. En amont, les infir­miers se sont pré­parés à la man­i­fes­ta­tion. Toute l’après-midi, ils se sont relayés pour répon­dre aux ques­tions pra­tiques et rap­pel­er les modal­ités de la prise en charge en cas de résul­tat posi­tif.

Le dépistage est à réitér­er tous les deux ans, mais les soignants de la clin­ique se mobilisent sans relâche chaque année.

Cinq minutes avant l’ouverture
Polyclinique du Parc, Cholet (49)

Mar­di 11 mars à 9h55, les inter­venants de la Journée de sen­si­bil­i­sa­tion au dépistage du can­cer col­orec­tal attendaient impatiem­ment les vis­i­teurs dans le hall de la Poly­clin­ique du Parc.

Cette journée, conçue comme un forum ouvert au grand pub­lic, a rassem­blé un large éven­tail d’ac­teurs. Deux médecins gas­tro-entéro­logues, le Dr Gabrielle Mar­tin et le Dr Flo­rence Souf­flet, étaient présentes pour répon­dre aux ques­tions du pub­lic. La Ligue con­tre le can­cer a tenu un stand de préven­tion et de sen­si­bil­i­sa­tion avec une représen­ta­tion 3D d’un côlon qui a beau­coup plu, tout comme le casque de réal­ité virtuelle, util­isé pour expli­quer les dif­férentes étapes du can­cer du côlon.

Par ailleurs, l’as­so­ci­a­tion Après l’en­vol a présen­té ses ate­liers et soins de sup­port et la diététi­ci­enne de l’établissement, Emmanuelle Jaouen, a ani­mé un ate­lier de dégus­ta­tion de fruits secs et de fruits frais, rich­es en fibres et présen­tés comme des alliés pour notre côlon, mais aus­si une alter­na­tive aux grig­no­tages sucrés. Elle a aus­si large­ment dif­fusé ses fich­es de recettes. Enfin, la struc­ture San­té tra­vail Cho­let Saumur a présen­té son accom­pa­g­ne­ment et ses out­ils pour le main­tien d’une activ­ité pro­fes­sion­nelle pen­dant et après la mal­adie.

« Certes, il est impor­tant de rap­pel­er les modal­ités de dépistage mais aus­si l’accompagnement pen­dant et après la mal­adie », partage Car­o­line Bou­vry, référente com­mu­ni­ca­tion. « C’est pourquoi nous pro­posons toutes ces ani­ma­tions. Et pour que la mobil­i­sa­tion soit com­plète, des fly­ers sur le plateau repas des patients et au self pour le per­son­nel étaient aus­si dédiés à Mars Bleu. »

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70 personnes rencontrées en une matinée
Polyclinique Notre Dame, Draguignan (83)

Comme chaque année la Poly­clin­ique Notre Dame s’est mobil­isée pour inciter les vis­i­teurs et les patients à par­ticiper à la cam­pagne de dépistage du can­cer col­orec­tal. Mails et affich­es ont été dif­fusés en amont de l’évènement pour qu’un max­i­mum de per­son­nes puis­sent répon­dre à l’invitation. En prime, un bon café et des petits gâteaux à déguster dès l’arrivée des vis­i­teurs !

Le Cen­tre région­al de coor­di­na­tion des dépistages des can­cers (CRCDC), Mr Pierre-Hen­ry Hugo­nenq, chargé de mis­sion, le 3C Varest et la référente com­mu­ni­ca­tion de la clin­ique étaient au ren­dez-vous. Un cock­tail per­for­mant puisque, seule­ment pour la mat­inée de préven­tion du 7 mars, 70 per­son­nes — patients, accom­pa­g­nants et per­son­nels -, ont été touchées. Le kit de dépistage était placé sur une chaise pot, afin de mon­tr­er com­bi­en le test de dépistage à réalis­er chez soi est sim­ple d’utilisation.

« Mer­ci au Doc­teur Vida Setakhr, gas­tro-entéro­logue à la poly­clin­ique, qui a su expli­quer la trans­for­ma­tion d’un polype en lésion can­céreuse à l’aide du tableau gon­flable de démon­stra­tion fourni par le CRCDC. Une mat­inée bien ani­mée qui met à l’honneur cette journée de préven­tion dans le but de sauver des vies ! », con­clut Cather­ine Jaubert, assis­tante de direc­tion chargée de la com­mu­ni­ca­tion.

Un élan dépistage largement partagé
Hôpital Privé du Val d’Yerres, Yerres (91)

Pour Mars Bleu, l’Hôpi­tal Privé du Val d’Yerres a organ­isé une journée de mobil­i­sa­tion le 10 mars, en col­lab­o­ra­tion avec la mairie, la caisse pri­maire d’assurance mal­adie, la Ligue con­tre le can­cer, la com­mu­nauté pro­fes­sion­nelle ter­ri­to­ri­ale de san­té et le cen­tre région­al de coor­di­na­tion des dépistages des can­cers. Les patients, les per­son­nels de l’étab­lisse­ment et les vis­i­teurs ont pu s’informer et pos­er toutes leurs ques­tions aux dif­férents inter­venants. Grâce au côlon géant, le médecin de la Ligue a large­ment expliqué la patholo­gie.

Pour inciter les per­son­nes éli­gi­bles au dépistage, l’Assurance mal­adie avait adressé 1 461 SMS les invi­tant à venir récupér­er leur kit de dépistage. « Toutes les con­di­tions étaient réu­nies pour inciter les per­son­nes à faire le test de dépistage », racon­te Awa Mbaye, respon­s­able qual­ité. Au total, plus de 200 per­son­nes se sont présen­tées et 94 sont repar­ties avec un kit. « En amont, nous avions infor­mé le per­son­nel et nous avions com­mu­niqué auprès des écoles d’in­fir­miers du ter­ri­toire. Il est impor­tant de sen­si­bilis­er nos soignants et les futurs soignants », ajoute Awa Mbaye.

La mairie avait imprimé des fly­ers et des affich­es qui ont été large­ment dif­fusées dans les com­merces du ter­ri­toire. « Nous appré­cions la col­lab­o­ra­tion et le parte­nar­i­at mis en place avec la Mairie », con­clut la direc­trice de l’Hôpi­tal Privé du Val d’Yerres. « Un immense mer­ci à tous les acteurs de cette journée pour leur con­tri­bu­tion ! » 

THÈME N°1

L’importance des délais de prise en charge

Le délai max­i­mal recom­mandé entre la colo­scopie de diag­nos­tic et l’accès au pre­mier traite­ment pour les per­son­nes diag­nos­tiquées d’un can­cer invasif du côlon est de 6 semaines, selon la Ligue con­tre le can­cer. En 2024, le temps entre la colo­scopie de diag­nos­tic et le pre­mier traite­ment était de 11,9 semaines (+ 8 % par rap­port à 2019).

Selon une étude améri­caine, le risque de mor­tal­ité oscille entre +1 à +2,2 % par semaine de retard dans l’ini­ti­a­tion du traite­ment curatif à un stade pré­coce.

Sources :
- Iné­gal­ités d’accès aux soins pour les plus vul­nérables : la Ligue con­tre le can­cer dénonce, 4 févri­er 2024
- Time to ini­tial can­cer treat­ment in the Unit­ed States and asso­ci­a­tion with sur­vival over time : An obser­va­tion­al study, 2019

Bonne humeur communicative
Clinique d’Épernay, Épernay (51)

Ils se sont tous mobil­isés pour la pho­to de Mars bleu : l’administratif, le bloc, la phar­ma­cie, l’accueil, le secré­tari­at médi­cal, l’infirmière hygiéniste… et leur bonne humeur est com­mu­nica­tive. « On ira dans les ser­vices pho­togra­phi­er ceux qui n’ont pas pu descen­dre », soulig­nent Frédérique Lahire, la direc­trice de l’établissement et Anaëlle Mimin, respon­s­able qual­ité, qui ont aus­si dressé une table à l’accueil avec de la doc­u­men­ta­tion en libre-ser­vice et imag­iné un set de table à des­ti­na­tion des patients avec infos, quiz et mots cachés.

La clin­ique par­ticipe égale­ment à la col­lecte de radi­ogra­phies argen­tiques, organ­isée par le Cen­tre de ressources de Reims. Chaque tonne recy­clée per­met de rap­porter 1000€ à cette asso­ci­a­tion qui vient en aide aux malades du can­cer et leurs aidants. Sur le comp­toir, la boîte qui les récupère débor­de déjà. Signe que la moti­va­tion ne faib­lit pas.

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Kits en stock
Hôpital Privé d’Athis-Mons, Athis-Mons (91)

Dif­fi­cile de faire plus con­cret. Le 19 mars prochain, pour sa journée de préven­tion, l’hôpital organ­ise un parte­nar­i­at avec la CPAM 91 et le CRCDC IDF. « Résul­tat, les vis­i­teurs éli­gi­bles repar­tiront avec un kit de dépistage », se réjouit Thomas Fumar, attaché de direc­tion.

Mais ce n’est pas tout. Grâce à la base de don­nées de la CPAM, les per­son­nes qui le souhait­ent pour­ront faire le point sur tous les dépistages de can­cer aux­quels elles sont éli­gi­bles et seront ori­en­tées vers les pro­fes­sion­nels les plus proches. L’opération sera relayée sur les réseaux soci­aux et par le biais d’affiches en mairie, dans les phar­ma­cies et les cab­i­nets médi­caux. La CPAM informera égale­ment directe­ment ses assurés. D’autres ani­ma­tions sont prévues au cours de la journée : un quiz sous forme de roue de la for­tune, la dis­tri­b­u­tion de doc­u­men­ta­tion ou encore un ate­lier diété­tique.

Va te faire dépister !
Polyclinique de Picardie, Amiens (80)

Avec de bons out­ils, on fait du bon tra­vail. Sur le stand organ­isé le 10 mars, l’équipe motivée des bénév­oles de la Ligue avait à sa dis­po­si­tion de quoi inter­peller les pas­sants et les informer de façon claire et ludique : des affich­es explicites titrées « Va chi­er ! », une struc­ture gon­flable géante mon­trant l’évolution des polypes dans l’intestin. Mais aus­si des kits débal­lés, de la doc­u­men­ta­tion, une tablette numérique invi­tant à répon­dre à un quiz et à véri­fi­er la qual­ité de son hygiène de vie…

« La journée s’est très bien déroulée, il y a eu beau­coup de monde, avec de belles ren­con­tres », se réjouit Lau­rie Sénéchal. La respon­s­able de la com­mu­ni­ca­tion organ­ise le 25 mars une nou­velle journée de préven­tion avec en ren­fort l’association Per­spec­tives con­tre le can­cer qui vien­dra avec son côlon gon­flable for­mat tun­nel et un vélo à smooth­ie — pour soulign­er l’im­por­tance d’une ali­men­ta­tion saine et de l’ac­tiv­ité physique -, la Mai­son sport-san­té d’Amiens-Métropole et des lab­o­ra­toires régionaux. Les chirurgiens diges­tifs — le Doc­teur Allart et le Doc­teur Dumange -, coanimeront une table ronde sur la prise en charge du can­cer col­orec­tal. De quoi sat­is­faire toutes les attentes !

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Ouvrir le champ des possibles
Clinique de Villecresnes, Villecresnes (94)

Bouger en rythme sous un beau soleil, s’initier au rei­ki ou à l’hypnothérapie, fab­ri­quer un soin pour le vis­age, déguster un fruit en pleine con­science… Toute la journée du 6 mars, patients, vis­i­teurs et per­son­nel ont pu prof­iter des ate­liers organ­isés par l’association Branchés bien-être, en étroite col­lab­o­ra­tion avec les équipes de la clin­ique. La mis­sion de cette asso­ci­a­tion : apporter un sou­tien et une meilleure qual­ité de vie aux per­son­nes atteintes de can­cer, d’obésité et d’un trou­ble du com­porte­ment ali­men­taire, par le biais de soins de sup­port var­iés et com­plé­men­taires.

« C’était une journée mag­nifique et nos patients nous ont déjà demandé à quand une nou­velle édi­tion », se réjouit Stel­la Iba­ta, la direc­trice de l’établissement, sen­si­ble aux ver­tus de la médecine inté­gra­tive. « C’est comme si on avait ouvert une porte aux patients pour leur faire décou­vrir l’étendue des soins de sup­port gra­tu­its et disponibles tout près de chez eux. »

La journée a aus­si per­mis de sen­si­bilis­er le pub­lic aux liens de comor­bid­ité entre l’obésité et cer­tains can­cers. Une infor­ma­tion-clé pour con­tin­uer à ouvrir des portes.

Crédits pho­tos : Clin­ique Pas­teur, Ris-Orangis (91), Poly­clin­ique du Parc, Cho­let (49), Poly­clin­ique Notre Dame, Draguig­nan (83), Hôpi­tal Privé du Val d’Yerres, Yer­res (91), Clin­ique d’Épernay, Éper­nay (51), Hôpi­tal Privé d’Athis-Mons, Athis-Mons (91), Poly­clin­ique de Picardie, Amiens (80), Clin­ique de Vil­le­cresnes, Vil­le­cresnes (94).