« C’est tellement important ce que vous faites »
CHP Brest — Keraudren, Brest (29)

Pas ques­tion de baiss­er la garde. « Sur les cour­ri­ers envoyés aux plus de 50 ans pour les inviter à se faire dépis­ter gra­tu­ite­ment, dans le Fin­istère, seuls 28 %des per­son­nes ont don­né suite en 2020 », déplore Angélique Le Bour­don­nec, respon­s­able de la com­mu­ni­ca­tion. « C’est telle­ment dom­mage, quand on sait qu’un can­cer col­orec­tal détec­té tôt a 9 chances sur 10 d’être guéri ! On voit bien que l’information ne cir­cule pas suff­isam­ment. Il y a des per­son­nes pour qui dépistage rime tou­jours avec colo­scopie. Alors on va con­tin­uer à martel­er nos mes­sages. » Le 1er mars, une journée de sen­si­bil­i­sa­tion a eu lieu à la Poly­clin­ique Ker­au­dren, avec la par­tic­i­pa­tion de l’équipe du ser­vice d’accompagnement médi­cal et de la Ligue con­tre le can­cer ain­si qu’une ani­ma­tion autour des lunettes à réal­ité aug­men­tée, pour décou­vrir l’intérieur d’un côlon. « Ces journées per­me­t­tent de fédér­er les pro­fes­sion­nels, les asso­ci­a­tions, la Ligue. On peut dis­cuter, échang­er des idées », indique Angélique Le Bour­don­nec. Le bilan de la journée est posi­tif. « On a eu du pas­sage, un peu moins qu’en 2019, mais surtout des témoignages très touchants de la part du per­son­nel et d’anciens patients, qui nous ont dit com­bi­en ce que nous fai­sions était impor­tant. » Les actions vont se suc­céder tout au long du mois : une prochaine journée de sen­si­bil­i­sa­tion le 29 mars à la Clin­ique Pas­teur-Lan­roze, une expo­si­tion péd­a­gogique de la Ligue jusqu’au 13 mars à la Clin­ique du Grand Large, un mes­sage de préven­tion sur les sets de table et un défi pho­tos sur les réseaux soci­aux.

 

 

Du bleu à tous les étages
Clinique Chirurgicale de Martigues, Martigues (13)

L’espace a été quadrillé. « Nous avons posé des affich­es Mars Bleu à tous les étages, dans les salles d’attente et tous les lieux de cir­cu­la­tion. Le mes­sage est clair : entre 50 et 74 ans, faites-vous dépis­ter ! Nor­male­ment, per­son­ne ne peut pass­er à tra­vers cette infor­ma­tion, » indique Nathalie Mahé, assis­tante qual­ité. Le per­son­nel portera égale­ment un pin’s avec un ruban bleu. Durant la semaine du 14 mars, chaque patient entrant recevra un guide pra­tique sur le dépistage. Un repas « bleu » sera servi le 15 mars aux patients et aux pro­fes­sion­nels, avec un set de plateau reprenant les infor­ma­tions essen­tielles. « J’espère que cela inter­pellera, parce nous voyons beau­coup de per­son­nes lire les affich­es, mais elles ne nous deman­dent pas plus d’informations. »

 

 

De la déco à la sophro
Clinique générale de Marignane, Marignane (13)

C’est ce qu’on appelle met­tre du cœur à l’ouvrage. Avec ses filles, Mag­a­li Gre­ca, l’infirmière d’annonce, a passé le week-end à fab­ri­quer des nœuds bleus mon­tés sur broche et elle les a dis­tribués à ses col­lègues lun­di 28 févri­er, veille du démar­rage de Mars Bleu. Tous les ser­vices ont égale­ment reçu du papi­er crépon dans dif­férents tons de bleu, des tiges en plas­tique et du scotch afin de faire éclore de jolies fleurs de papi­er. Mis­es bout à bout, elles for­meront un champ qui décor­era l’accueil pour la journée de sen­si­bil­i­sa­tion prévue le 24 mars. À cette occa­sion, tout le per­son­nel sera vêtu de bleu, cafés et salades de fruits seront offerts et des pro­fes­sion­nels ciblés délivreront soins et con­seils : Lau­re, socio-esthéti­ci­enne, fera des mas­sages de mains et ven­dra des bracelets (faits mai­son !) au prof­it de l’association Onco Partage, une sophro­logue offrira des séances cour­tes (dans un bureau à l’écart) tan­dis qu’une diététi­ci­enne et une coach sportive expli­queront les bien­faits d’une ali­men­ta­tion saine et d’une activ­ité régulière pour dimin­uer les risques de can­cer. Dépli­ants, pan­neaux d’affichage et vidéos inter­ac­tives com­plèteront cet investisse­ment humain par­ti­c­ulière­ment engagé.

 

 

Allez‑y les Icaunais
Polyclinique Sainte Marguerite, Auxerre (89)

Alors que plus de 110 000 Icau­nais, les habi­tants de l’Yonne, âgés de 50–74 ans sont appelés à se faire dépis­ter cette année, la Poly­clin­ique Sainte-Mar­guerite organ­i­sait deux demi-journées d’information pour con­va­in­cre les indé­cis et faire remon­ter les sta­tis­tiques. « Dans l’Y­onne nous avons actuelle­ment 38 % des per­son­nes con­cernées qui par­ticipent au dépistage, on est loin des 65 % qu’il faudrait pour que cela soit effi­cace. Les meilleurs départe­ments atteignent 45 % », détaille le Dr Stéphane Cornélis du Cen­tre de coor­di­na­tion de Bour­gogne Franche-Comté du dépistage des can­cers, présent sur le stand à l’entrée de la Poly­clin­ique le 4 mars dernier.
Et pour pass­er de la théorie à la pra­tique, un man­nequin col­orec­tal qui présente la trans­for­ma­tion d’un polype en lésion can­céreuse a per­mis de bien com­pren­dre les étapes de l’évolution d’un can­cer du côlon. « L’idée n’est pas de faire peur, mais bien d’inciter le plus grand nom­bre à se faire dépis­ter, d’autant plus que le test peut désor­mais être com­mandé en ligne », explique Hélène Gau­thi­er, respon­s­able qual­ité et référente com­mu­ni­ca­tion.
Une autre demi-journée présen­tera le déroule­ment d’une colo­scopie à l’aide d’un casque à réal­ité virtuelle, ani­mé par un gas­troen­téro­logue et une infir­mière du ser­vice de chimio­thérapie. Les sta­tis­tiques par­leront d’elles-mêmes, bra­vo pour ces actions !

 

 

Une vidéo pédagogique
Clinique Saint-François, Châteauroux (36)

Quels sont les signes du can­cer col­orec­tal ? Peut-on prévenir ce can­cer ? Com­ment se passent le test immunologique et la colo­scopie ? Dans une vidéo didac­tique, le Dr Guil­laume Deest, gas­troen­téro­logue à la Clin­ique Saint-François, répond à toutes ces ques­tions. On y apprend notam­ment que le dépistage con­siste en un sim­ple prélève­ment des sell­es et qu’en cas de résul­tat posi­tif, il est suivi d’une colo­scopie qui elle-même ne sera pos­i­tive que dans un cas sur deux. Ou encore que la pra­tique régulière d’un sport, la con­som­ma­tion de fibres, de laitages et la baisse de con­som­ma­tion de viande rouge con­tribuent à réduire les risques de dévelop­per un can­cer. La vidéo sera dif­fusée sur les réseaux soci­aux de la clin­ique, décorée pen­dant tout le mois de mars de jolis bal­lons bleus.

 

 

Un partenariat gagnant
Cliniques d’Ajaccio Clinisud, Ajaccio (2A)

Tous les ans, 4 volon­taires de la Ligue con­tre le can­cer de la Corse du Sud tien­nent un stand d’information dans le hall du bureau des admis­sions. Une belle occa­sion pour informer et sen­si­bilis­er les patients à l’importance du dépistage du can­cer col­orec­tal.
La pre­mière journée de sen­si­bil­i­sa­tion s’est tenue le 9 mars, la sec­onde aura lieu le 30 mars. « Lors de cette sec­onde journée de sen­si­bil­i­sa­tion nous aurons la vis­ite du Dr Sauveur Mer­lenghi, prési­dent pour la Corse du Sud de la Ligue con­tre le can­cer », con­fie Aurélien Lamarche, directeur général adjoint. « Nous nous réjouis­sons de ce parte­nar­i­at avec la Ligue dont le rôle est déter­mi­nant pour la préser­va­tion de la san­té de nos patients. »

 

Crédits pho­tos : CHP Brest – Ker­au­dren, Clin­ique Chirur­gi­cale de Mar­tigues, Clin­ique générale de Marig­nane, Poly­clin­ique Sainte Mar­guerite, Clin­ique Saint-François, Clin­iques d’Ajaccio Clin­isud