S’impliquer pour promouvoir le dépistage !

 

En France, le can­cer col­orec­tal est le troisième can­cer le plus fréquent et le deux­ième le plus meur­tri­er. Pour­tant, seul un tiers des 50–74 ans se fait dépis­ter. La cam­pagne nationale « Mars bleu » de pro­mo­tion du dépistage organ­isé, tente d’in­vers­er cette ten­dance étant don­né que 90 % des can­cers col­orec­taux détec­tés à un stade pré­coce ont un bon pronos­tic.

Sur le ter­rain, les équipes des clin­iques et hôpi­taux privés se mobilisent. Elles organ­isent des opéra­tions des­tinées au grand pub­lic et aux pro­fes­sion­nels pour alert­er. Ain­si, des con­férences, ate­liers, con­seils, cam­pagnes d’af­fichage et bien d’autres événe­ments, sou­vent rap­portés dans la presse et sur les réseaux soci­aux, sont pro­posés tout au long du mois de mars.

Pour accom­pa­g­n­er ce mou­ve­ment, les « Fil Bleu » portés par l’AFC-UNHPC et la FHP-MCO, relaieront ces actions qui témoignent de l’implication forte des étab­lisse­ments de san­té privés dans la lutte con­tre le can­cer col­orec­tal.

Agis­sons ensem­ble pour pro­mou­voir le dépistage !

Frédérique GAMA, Prési­dente, FHP-MCO

Dr Denis FRANCK, Prési­dent, AFC-UNHPC

INITIATIVES SANTÉ

Les fruits c’est la vie
Clinique Victor Hugo, Paris (75)

Man­darines, pommes, poires, bananes… Bien décidées à sen­si­bilis­er leurs col­lègues à la préven­tion du can­cer col­orec­tal, Juli­ette Melou, direc­trice générale, Léa Mar­cos, respon­s­able assur­ance qual­ité et com­mu­ni­ca­tion et Émi­lie Hongsa­vanh, assis­tante RH, ont joué la carte de la con­vivi­al­ité pour faire pass­er l’information. Le 4 mars, elles ont dis­tribué dans les ser­vices des cor­beilles de fruits aus­si généreuses qu’appétissantes, avec en prime des recettes et des con­seils diété­tiques. « Le but est de faire le lien entre la préven­tion des can­cers et une ali­men­ta­tion saine et non trans­for­mée », explique Léa Mar­cos. Une liste com­prenant les coor­don­nées des gas­tro-entéro­logues des étab­lisse­ments Vival­to San­té d’Île-de-France et un quiz ont aus­si été dis­tribués. « Mes collègues ont quelques jours pour me le retourn­er et ten­ter de gag­n­er des cadeaux », s’amuse la dynamique respon­s­able com­mu­ni­ca­tion, qui ne leur a pas facil­ité la tâche avec des ques­tions pointues. Exem­ple : en France, com­bi­en de cas de can­cer col­orec­tal sont causés par la con­som­ma­tion d’alcool chaque année : env­i­ron 500 / 1 500 / 3 000 ou 6 500 ?

Réponse : sɐɔ 005 6 uoɹı̣ʌuǝ

Des affiches… pour commencer
Clinique de la Part-Dieu, Lyon (69)

C’est une pre­mière fois. Avec des affich­es et une vraie générosité. « Nous sommes une clin­ique ambu­la­toire 100 % dédiée à l’ophtalmologie », sourit Anne-Sophie Garand, la direc­trice. Le lien avec le dépistage du can­cer du côlon ne saute pas aux yeux, si ce n’est l’envie de sen­si­bilis­er patients et soignants qui tran­si­tent par cet étab­lisse­ment, tout juste inté­gré au groupe Alma­vi­va San­té. Lequel a fourni les affich­es, punaisées à l’accueil et dans les deux salles d’attente. Un petit geste appelé à s’amplifier. « Cette année, nous n’avons pas pro­posé d’autres actions parce que nous sommes en cer­ti­fi­ca­tion jusqu’à fin mars, mais je pour­rai met­tre mon représen­tant des usagers sur le coup en 2026 ! »

Information et bien-être en partage
Clinique de Marignane, Marignane (13)

Que diriez-vous de débuter la mat­inée par un café et une vien­nois­erie… avant de prof­iter d’un petit mas­sage plan­taire ? Pour la journée de préven­tion organ­isée le 6 mars dans le splen­dide hall paré de guir­lan­des bleues, l’IDE Mag­a­li Gre­ca et son équipe ont asso­cié bien-être et partage d’information. « La réflex­o­logue et la socio-esthéti­ci­enne de l’association Onco-Partage ont prévu des mas­sages et la pose de ver­nis, aus­si bien pour le per­son­nel que les patients et vis­i­teurs », indique Mme Gre­ca. « De mon côté, je tiendrai un stand avec une doc­u­men­ta­tion com­plète, tan­dis que la stomath­érapeute d’un lab­o­ra­toire parte­naire répon­dra à toutes les ques­tions sur la préven­tion, les traite­ments, le suivi des soins, etc. » À 11 heures, le bleu mon­tera d’un cran dans le hall avec la pho­to de groupe du per­son­nel aux couleurs de l’événement.

Bouger, c’est se soigner
Hôpital privé de la Baie, Avranches (50)

« Bal­ancez le bras gauche en avant, en arrière et on fait un grand cer­cle… » Exit les réveils dif­fi­ciles. Depuis le début de Mars bleu, un enseignant en activ­ité physique adap­tée (EAPA) se rend dans les ser­vices pour faire avec le per­son­nel des séances de réveil mus­cu­laire d’une quin­zaine de min­utes. « Tous les ser­vices sont con­cernés : tech­nique, admin­is­tratif, soins, phar­ma­cie, bloc… C’est une façon de rap­pel­er l’importance de l’activité physique dans la préven­tion des can­cers », indique Vir­ginie Jean, respon­s­able expéri­ence patient et com­mu­ni­ca­tion. Le 25 mars, elle annon­cera égale­ment la sig­na­ture de la pre­mière con­ven­tion de parte­nar­i­at de la Manche avec Lydie Coche, patiente parte­naire en can­cérolo­gie. « Elle vien­dra une fois par semaine dans notre étab­lisse­ment pour échang­er avec des patients sur les ques­tions liées à la mal­adie. Elle-même a affronté deux can­cers et son expéri­ence et sa joie de vivre reboos­t­ent ses inter­locu­teurs. »

Le 11 mars, l‘EAPA et une diététi­ci­enne ani­meront un stand de préven­tion dans le hall prin­ci­pal. Lydie se join­dra à eux, ent­hou­si­aste à l’idée de démar­rer son parte­nar­i­at. « Elle a été prise en charge dans un grand cen­tre de can­cérolo­gie de la région, mais en décou­vrant notre étab­lisse­ment, elle a vu que certes on était un plus petit cen­tre, mais qu’on dis­po­sait de tous les équipements pour bien soign­er et entour­er nos patients. »

INFOGRAPHIE

Crédits pho­tos : Clin­ique Vic­tor Hugo, Paris (75), Clin­ique de la Part-Dieu, Lyon (69), Clin­ique de Marig­nane, Marig­nane (13), Hôpi­tal privé de la Baie, Avranch­es (50).