Le cancer colorectal : éviter plus de 6 500 décès* par an

Votre intérêt gran­dis­sant pour la cam­pagne Mars Bleu se con­firme cette année encore. Et pour cause : le can­cer col­orec­tal est le 2e can­cer le plus meur­tri­er avec 17 000 décès par an. L’INCa nous le rap­pelle encore cette année : l’incidence et la mor­tal­ité de ce can­cer pour­raient dimin­uer avec l’augmentation de la par­tic­i­pa­tion au pro­gramme nation­al de dépistage.

Le test de dépistage est fiable et per­for­mant dans la détec­tion des can­cers à un stade pré­coce et des lésions pré­cancéreuses. Détec­té tôt, ce can­cer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Pour­tant, seuls 32,1 %** de la pop­u­la­tion y par­ticipent.

La pro­mo­tion du dépistage du can­cer du côlon est plus que jamais néces­saire. C’est le sens de toutes les ini­tia­tives menées par les équipes des clin­iques et hôpi­taux privés.

Un très grand mer­ci pour votre engage­ment,


Sources :
*Com­mu­niqué de presse de l’INCA, le 20 févri­er 2020
**Chiffres de par­tic­i­pa­tion sur la péri­ode 2017/2018 pub­liés par San­té publique en juil­let 2019.


Vous saurez tout sur le… côlon !
Hôpi­tal privé Francheville, Périgueux (24)

Quoi de mieux qu’un bon gros côlon géant rose pour attir­er l’œil des patients et des pas­sants ? Instal­lée sur le parvis de la clin­ique, en parte­nar­i­at avec la Ligue con­tre le can­cer, cette struc­ture gon­flable de 7,50 m sur 2,30 m de haut a en effet drainé près d’une cen­taine de vis­i­teurs le 26 févri­er dernier. À l’abri du vent et de la pluie, ils ont par­cou­ru l’intérieur de cet intestin géant tapis­sé de polypes à divers stades de développe­ment. « Cer­taines ques­tions reve­naient sou­vent, telles que “Les polypes sont-ils tous malins ?” ou “Com­ment fait-on pour les enlever ?” », explique Mag­a­li Bor­das de la Ligue con­tre le can­cer Dor­dogne qui, au même titre que les cinq autres encad­rants présents (médecins, infir­mières, thérapeutes…), en a prof­ité pour insis­ter sur l’importance du test de préven­tion « indo­lore et inodore ! » « Beau­coup de vis­i­teurs croy­aient en effet que la précé­dente ver­sion du test, net­te­ment plus con­traig­nante, était tou­jours en vigueur », renchérit Lili Granié, thérapeute sportive de la Cami exerçant à la clin­ique qui, elle, a mis l’accent sur l’importance du sport dans la préven­tion. « Trente min­utes de marche par jour, ok, mais soutenue hein ?! »

Mars Bleu inso­lite
Clin­ique du Mousseau, Évry (91)

Le côlon gon­flable à explor­er fera une halte à la Clin­ique de Mousseau le 26 mars prochain. Cette struc­ture  gon­flable inso­lite per­me­t­tra aux gas­troen­téro­logues de l’établissement d’informer large­ment les vis­i­teurs, qui pour­ront explor­er le chem­ine­ment d’une tumeur à l’aide de lunettes de réal­ité virtuelle. Un kit de dépistage du can­cer col­orec­tal sera égale­ment présen­té afin de sen­si­bilis­er sur l’acte de dépistage, de même des endo­scopes.

Côté ate­liers, la médecine chi­noise sera à l’honneur avec une inter­venante qui présen­tera les bien­faits de la médecine alter­na­tive dans le traite­ment du can­cer col­orec­tal. Une diététi­ci­enne et nutri­tion­niste évo­quera les ali­ments à priv­ilégi­er pour prévenir le développe­ment du can­cer col­orec­tal.

« L’objectif de cette journée de sen­si­bil­i­sa­tion au can­cer col­orec­tal est d’inciter la pop­u­la­tion à se rap­procher des pro­fes­sion­nels de san­té pour s’informer sur les fac­teurs de risque, les symp­tômes et d’encourager le dépistage pré­coce : il s’agit d’informer pour mieux accom­pa­g­n­er », explique Hubert Loc­queville, directeur de la Clin­ique du Mousseau.

Pas de quarti­er pour les polypes !
Clin­ique Saint-Pierre, Per­pig­nan (66)

Pour un peu, on aurait enten­du explos­er les polypes ! Le 2 mars, à l’occasion de la journée de préven­tion organ­isée dans le hall d’accueil de la clin­ique, les vis­i­teurs, munis d’un casque de réal­ité virtuelle, entraient dans un côlon en 3D et devaient « dézinguer » les polypes repérés sur les parois. D’autres moyens ludiques d’en appren­dre plus sur la mal­adie ont été déployés, comme un côlon gon­flable de 3 x 3 m accroché au mur expli­quant l’évolution d’un polype vers une tumeur can­céreuse, un quizz ou encore un jeu de l’oie géant avec ses ques­tions sur la préven­tion, l’activité physique ou l’alimentation.
Un sujet qui mobilise les foules, comme a pu le con­stater Marc Mal­hon­da, le diététi­cien de l’établissement. « On m’a posé beau­coup de ques­tions sur les fibres et j’ai expliqué qu’on en trou­ve beau­coup dans les légumes secs et les légu­mineuses qui, asso­ciés à des céréales, for­ment une com­bi­nai­son opti­male. » Au final, près de 80 vis­i­teurs ont par­ticipé aux ani­ma­tions, par­mi lesquels beau­coup de soignants de la clin­ique, très mobil­isés.

L’endoscope en vedette
Clin­ique du Tro­cadéro, Paris (75)

Et le César du pre­mier rôle est attribué à… l’endoscope. À l’occasion de la journée de préven­tion organ­isée le 2 mars dans le Cen­tre de con­sul­ta­tion, l’endoscope, déployé sur le stand par deux infir­mières, tel un grand ser­pent noir, a en effet focal­isé l’attention des patients et de leurs accom­pa­g­nants. Les ques­tions ont fusé : « À quoi ça sert ? Com­ment procède-t-on ? Est-ce que ça fait mal ? » Les vis­i­teurs, invités à piocher dans des coupes de bon­bons bleus, se sont égale­ment intéressés au kit de dépistage présen­té par le Cen­tre de dépistage des can­cers d’Île-de-France. Cer­tains sont même repar­tis avec un kit en poche, pour trans­former le dis­cours préven­tif en action effi­cace. Une autre journée est prévue le 25 mars.

Crédits pho­tos : Hôpi­tal privé Francheville, Périgueux (24), Clin­ique du Mousseau, Évry (91), Clin­ique Saint-Pierre, Per­pig­nan (66), Clin­ique du Tro­cadéro, Paris (75)